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 gone but never... (Jaco)

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Dim 17 Sep - 11:29


Elle lui en voulait à Sal d'être mort. Elle lui en voulait parce qu'elle avait encore besoin de lui, elle avait besoin de sentir son regard autoritaire se poser sur elle quand elle dépassait les limites. Elle avait besoin d'entendre sa voix calme quand ses souvenirs la brouillaient et que paniquée, elle n'arrivait plus à les différencier de la réalité. Comment avait-il pu partir et la laisser, sans même lui demander si ça irait, si elle survivrait? Une chance qu'Alice est toujours là. Oh Alice, elle ne sait pas ce qu'elle ferait sans elle. Elle n'aurait pas su, elle n'aurait pas pu, prendre soin de la famille comme elle le fait maintenant. Elle est trop endommagée pour ça, beaucoup trop fragile, et ce malgré sa vorace détermination à prétendre le contraire. Elle lui en veut à Sal, oui, pour ça et pour plein d'autres raisons. Elle lui en veut, moins qu'elle l'aimait, mais presque autant. Sal est mort, Sal est un salaud.

Surtout maintenant, surtout cette nuit, elle aurait eu besoin de le voir, elle aurait eu besoin de l'écouter lui répéter 'Rosie, c'est fini.' Au lieu de ça, elle a ce beau canapé, maintenant presque éventré. Elle a Bolo qui ronfle près d'elle, sa main lui grattant machinalement la tête. Elle, furieuse goule, assise et recroquevillée, bras autour des genoux, fixant la télé éteinte dans la brume de ses larmes qu'elle ne laissera jamais couler. Trop fière pour ça, trop en colère. Bolo le sait, il la comprend Bolo, elle le sait, il ronfle de compassion. C'est un bon chien, même s'il pue. Il est toujours là, et surtout, il dit rien. Sauf quand elle le fait parler, avec cette voix creuse qu'elle lui a inventé, qui fait rire Jaco, rouler les yeux à Alex, et qui n'arrache pas un froissement aux traits emmerdé de Felipe. Et juste d'y penser ça lui arrache un sourire. Ou alors c'est qu'elle l'entend arriver, Jaco. Il la fera sourire lui, elle le sait, elle lui fait confiance. Elle n'a pas besoin de bouger que déjà il se vautre sur ce pauvre canapé.

« Pepe, Bolo merde! Tu vas l'écrapouiller! » qu'elle le klaxonne tout en lui agrippant l'épaule pour faire bouclier au bulldog qui se tortille comme un têtard en tentant de se redresser, ayant oublié le sens de sa vie durant son sommeil. Un peu comme Jaco quand il se réveille, en somme.
Et on sait que Rosie ne laissera pas une telle chose arriver, non. Elle ne laissera pas quelqu'un écrapouiller son chien, même pas Jaco. Dans un autre ordre d'idée, elle plisse le nez en le jaugeant d'un œil critique.

« Tu pues, qu'est-ce que t'as fait? » Oui, il pue, mais il pue quoi? La pizza? Non, elle commence à être habitué à l'odeur sulfureuse et dégueulasse de la pizza. Il sent quoi? Pas les raviolis quand même?! « Qu'est-ce que t'as essayé de becter encore? »
En vrai, elle l'interroge parce qu'elle veut l'égarer, parce que comme ça, il ne remarquera ses yeux un peu trop vitreux et sa mine un peu trop défaite. Sal lui manque aussi, elle doit être plus forte que ça, pour lui, pour les autres. Pas aussi forte qu'Alice, mais presque. Elle y croit, elle se croit tellement Rosie.

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Dim 17 Sep - 15:35


Les yeux sont fermés. Fort, qu'ils sont fermés. En les fermant au plus fort, Jacó espère ne voir que du noir ; que l'absence la plus totale de lumière. Quelque chose pour apporter le vide, dans son esprit, et un peu dans son coeur aussi, le temps de quelques heures, du moins. Il espère comme on espère une journée de neige ou du beau temps alors qu'il pleut trop fort, dehors. Il espère en vain, pour rien, pour son bien. Dans les draps depuis longtemps, dans les draps depuis quelques heures, deux à tout casser, en vrai, Felipe devant son pc. Mais ce soir, ça aide pas, d'être avec quelqu'un d'autre. Jacó écoute le cliquetis des doigts sur les touches de l'ordinateur et ils résonnent fort, de plus en plus fort, et ils se rapprochent, de plus en plus, et les battements de coeur deviennent plus vifs et la tête s'emporte et le bordel prend place.
Jacó ouvre les yeux et quitte les draps, las, lent, mais un peu rapidement, quand même. Felipe ne le regarde pas. Il continue de fixer son écran, les yeux un peu plissés, les yeux cernés, le cerveau certainement un peu en bouillis, face à autant de pixel. Jacó le dévisage une seconde ; il sourit, las, fatigué comme lui, et tend les doigts, ébouriffe les cheveux graisseux du gamin. Il gronde, forcément. Le chasse d'un geste de la main, comme on voudrait le faire d'une mouche. Jacó sourit un peu plus, mais pas vraiment, rit légèrement, puis quitte la pièce.
La maison est vieille alors, forcément, les planchers parlent, tandis qu'il avance. Il descend les escaliers et va au rez-de-chaussé, pour faire quelque chose. Il ne sait pas quoi, trouvera certainement lorsqu'il y sera.
Et il trouve, sans problème. L'oeil se pose sur Rosie, une seconde, puis deux, et s'il pense à l'encercler de ses bras pour créer un cocon de chaleur avec elle, pour se réchauffer de l'intérieur et elle aussi, par la même occasion, Jacó finit pourtant par se laisser tomber sur le canapé, sans force, sans conviction. Il n'a pas vu, non, le clebs. Faut dire, les yeux sont aveugles, les yeux ne voient plus. Il est triste, Jacó. Soit il sourit, soit il pleure. Et ce soir, il tangue un peu entre les deux. Il a envie de dormir, de parler et de se coller, aussi. Il a envie d'hurler, de frapper dans les murs, de faire un doigt d'honneur à la vie. Il a envie de voir Sal, surtout.
Mais Sal, il a disparu. Depuis des mois, il s’effaçait, et puis un jour, il s'est envolé, et on a dit ; désolé, c'est terminé. Mais quoi ? Qu'est-ce qui est terminé ? Sa vie ? Sa tristesse ? Sa torture quotidienne ? Jacó a voulu demandé, sur le coup, sauf qu'on l'a fait taire. On croit toujours qu'il va dire des conneries, Jacó. Qu'il rit, plus souvent qu'il ne pleure. Sauf que les larmes, elles sont pas obligées d'être vues, pour exister. Elles peuvent rester dissimulées et ne jamais sortir, tandis qu'il sourit, qu'il rit, et qu'il fait le pitre, Jacó.
Il rit trop, Jacó ; on lui laisse pas une seconde pour souffrir.
Alors il rit, du coup ; il rit quand Rosie l'insulte et que le chien se débat et qu'ils sont là, les trois ensemble, un peu paumés - surtout le chien - un peu brisés - surtout eux - pour mettre un peu de légèreté dans le monde trop con. Faut dire, Jacó, avec les années, il rit quand il veut pleurer.
C'est moins compliqué. Un rire, ça fait pas couler le nez, ni des noeuds dans la gorge, ni des points dans le coeur. Des rires, ça fait pas des sillons salées sur les joues ou des rougeurs aux yeux.
- 'solé Bolo, qu'il dit, Jacó, tandis que le rire meurt dans un soupir. Il reste sans bouger, échoué, un peu égaré. Il se sent perdu, Jacó, alors qu'il est au coeur de sa propre demeure. Tout lui semble étranger. Alice achète un autre produit nettoyant que Sal ; ça sent autre chose dans la maison, depuis quelque temps. Ça sent le faux, le deuil, les remords et les larmes prises dans les gorges, trop nombreuses. Les non-dits, aussi. Comme si on voyait masqué l'absence de Sal.
Comme si, en changeant de produit, on allait oublier à quel point on peut être meurtri.
Jacó soupire, écoute les paroles de Rosie et l'observe, toujours naufragé sur le canapé. Il la dévisage quelques secondes, un truc dans l'oeil, la tristesse peut-être, derrière les brillants malicieux habituelles. Les étoiles sont un peu moins brillantes, cette nuit ; la pollution des déboires qui gâchent leur lumière, certainement.
- J'ai mangé d'la soupe, la recette d'mama, qu'il susurre, bas, car sa voix ne porte pas vraiment, ce soir. Il le dit en s'approchant, rampant presque, profitant du fait que Rosie est baissée ses jambes pour poser sa tête contre ses cuisses. Couché sur le dos, il dévisage le plafond une seconde, les lippes dans une moue triste, et continue ; 'fin j'ai essayé de faire la recette, t'sais. J'crois que j'ai réussi, ça sentait plutôt bon, dans la maison... mais l'goût -
Il ne continue pas ; elle sait, et il sait.
Jacó tourne son regard vers elle.
- C'est l'goût qui est supposé être réconfortant, qu'il ajoute, sourire triste sur les lèvres, avant de rire légèrement. La seconde suivante, il ferme les yeux, comme il ferme ses lèvres, et soupire longuement. D'une main, il cherche celle de Rosie ; lorsqu'il y parvient, il y glisse ses doigts, et serre, fort.
Fort, aussi fort que son coeur, il puisse être serré. Noué.

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Ven 22 Sep - 8:50


Bolo se jette du canapé. Bolo manque de se vautrer. Il n'a pas fait le saut de la foi pour sauver sa vie Bolo, c'est juste qu'il n'a pas assez de patte, c'est juste parce qu'il veut dormir et que ses détraqués de maîtres -qu'ils aiment pourtant beaucoup- ils veulent pas le laisser ronfler en paix.  Il fera deux pas, quatre parce qu'il n'a pas le choix, avant de se laisser choir sur le tapis, dans un long soupire dramatique. Bolo, il aimerait bien manger un peu, mais Rosie, elle lui a dit qu'il était trop gros, qu'il allait claquer s'il mangeait trop. Bolo n'a rien comprit, évidemment, mais Rosie elle avait l'air bien sérieuse en le pointant du doigt, c'est que ça devait être important. Il lui fait confiance à môman Rosie. Elle, elle cache son mal sous ses sourires, sous son plissement de nez quand elle décide que Jaco, il pue. Peut-être qu'en fait il sent rien de particulier, mais il fallait qu'elle parle, distraction bien calculée. Elle est douée pour ça, pour faire semblant, pour se cacher. Comment ça pourrait être autrement? Elle a eu 25 ans pour apprendre à berner les gens. De toute façon, elle le connaît bien Jaco, c'est presque certain qu'il a essayé de manger quelque chose, il a toujours faim, c'est plus fort que lui, parce qu'il trouve que ça sent trop bon. Ça, elle ne le comprendra jamais, elle ne sait pas ce que c'est d'être humain, contrairement à lui, elle n'a jamais goûté à ces aliments qui n'ont aucune saveur pour ses papilles. Et pourtant, ce n'est pas faute d'en rêver, secrètement, bien qu'elle ne l'admettra jamais. C'est à force d'écouter Jaco en parler, de l'écouter décrire l'incroyable de ces saveurs qu'il aimait tant, que Rosie s'est trouvé une passion pour la cuisine, la cuisine humaine même. Elle aimerait tellement pouvoir sentir ce qu'il sent, parfois même pouvoir goûter ce qu'ils goûtent, les humains. Alors elle le fait pour le plaisir, pour son plaisir, pour le sien aussi, peut-être un peu. Ça lui fait du bien de se changer les idées.

Rosie le laisse venir s'installer contre elle, la tête sur ses genoux. Elle plisse à nouveau le nez quand il mentionne la soupe, peut-être plus à l'évocation de sa maman en fait. Elle n'a jamais aimé la famille Rosie, même si elle en a une maintenant, elle n'aime toujours pas l'idée, elle n'aime pas l'attachement que les gens ont pour leurs parents. Elle, elle les déteste ses parents, elle ne voudrait surtout pas manger de leur soupe. Elle lui sourit légèrement quand il poursuit, non pas que ce soit à sourire, mais elle le fait parce qu'elle ne saurait pas quoi faire d'autre. Ses doigts glissent inconsciemment dans le chevelure emmêlée de Jaco, alors qu'elle réfléchit à ses paroles, comme s'il s'agissait d'une philosophie à analyser.

« C'est pas le goût qui réconforte Jaco, c'est quand tu l'as dans le ventre, et que t'as plus faim. » Rien de plus angoissant et douloureux que de ressentir la faim. C'est un horrible sentiment, une horrible sensation, qui ne fait que décupler celle de la soulager, quand finalement on mange et que le ventre s’apaise, qu'il arrête de menacer de vous dévorer de l'intérieur. Rosie elle le sait trop bien, elle l'a vécu si souvent, ça aussi. Elle en devenait folle, littéralement. Plus jamais elle ne voulait le revivre, plus jamais elle ne voulait avoir faim. Et peut-être que ça aussi, ça faisait partie de ses motivations à cuisiner.  « Je peux te préparer quelque chose qui goûte si tu veux, de la vrai soupe. » Pas de la soupe avec des légumes qui goûtent la terre, de la soupe avec de la chair, du sang, un truc qui sent bon et qui fait baver d'envie.

Elle y voit surtout l'occasion en or de chasser sa peine, d'oublier Sal et son absence. Sal et sa trahison. Ça lui fera ravaler les larmes qui lui bloquent la gorge à force d'être retenue. C'est ça qui est réconfortant, oublier, nier. Rosie elle n'affronte pas ses démons, elle les fuit, c'est la seule façon, pour elle, de rester vivante, de ne pas devenir une ombre, une de ces goules sans âme et sans cœur. Elle n'affronte pas ses démons parce qu'elle les connaît, parce qu'elle les sait plus fort qu'elle. Alors, avec une douceur qu'elle ne réserve qu'aux siens, elle redresse doucement la tête de Jaco pour se glisser du canapé et se relever.

« Ou ce que tu veux Jaco, on peut cuisiner n'importe quoi. » Déjà, elle trottine vers la cuisine, d'un pas presque pressé. « Ça nous fera oublier, viens. » Même Bolo y trouve la motivation de se lever, parce que plus près du comptoir, il aura plus de chance de trouver à manger.

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Lun 25 Sep - 19:49


Une seconde, les yeux se ferment. Une seconde, il se perd. Dans l'instant, dans l'abandon. Dans quelque chose de léger, présent, mais qui s'efface rapidement. Ou du moins, que Jacó oublie pour le mieux. Pour lui, comme pour les autres. Pour les autres, surtout, qu'il se dit. Impossible, que la goule soit triste. Impossible, que le pitre soit triste. Il l'est pourtant, une seconde, la tête contre les cuisses de la blonde. Il l'est pourtant, à chaque instant, lors son regard se pose sur le vide, sur l'infini, et qu'il se permet un soupir. Un instant de silence, et l'émotion l'envahie. Puis, brusquement, la vie reprend sa place. Le monde redémarre, la terre tourne de nouveau. Alors le bouffon met un sourire, sur ses lippes, et malmène son peuple de ses plaisanteries et de ses rires enthousiasmes. Il rit plus fort, toujours trop fort, pour ne pas entendre, savoir, ressentir.
Jacó profite des instants, alors. Des minimes instants, comme là, lorsqu'il prend un temps d'arrêt et qu'il inspire un bon coup. Il profite, un peu, légèrement, avant d'ouvrir les yeux, de nouveau.
Et il les ouvre, les yeux, tandis que Rosie parle de nouveau. Lui répond quelque chose qui, quelque part, serre le coeur de l'homme. Le portugais la dévisage en silence, une tristesse dans l'oeil. Pour lui, pour elle, pour eux. Il ne sait pas réellement, mais en ressent la peine, tout de même. Il ne sait pas, réellement, mais en ressent le vide, au fond.
Mais il sourit ; Jacó sourit car au fond, c'est ce qu'il fait. C'est sa tâche, dans la maison. Ça, et laisser traîner ses chaussettes et ses boxers un peu dans tous les coins de la maison. Faire hurler la masse, de vivre ou de rage. Jacó sourit et ronronne presque, lorsqu'elle parle de la soupe, de la vraie, de la bonne.
Il dit oui de la tête.
Il dit oui de la tête, à la bête, même si l'odeur lui lève le coeur. Même si chaque bouffée lui donne envie de mourir, toujours, tout le temps, et ce malgré les années, à cause de son odorat qui n'est toujours pas aussi monstrueux qu'ils le sont. Si les autres se doutent, personne n'en parle. On sait tous, pour le nez de Jacó. On sait qu'il sent encore la nourriture des humains, et qu'il pleure un peu trop, à ce sujet. Qu'il tente encore, plusieurs fois par mois, de se nourrir d'un véritable repas, et finit par en vomir ses tripes quelque part. Mais on ne sait pas, pour ça.
On ne sait pas que, un bon repas pour eux, une odeur alléchante dans la maison, ce n'est que du fer, dans son nez, et que des souvenirs sanglants, dans sa tête.
Le fer n'a rien d'alléchant.
Le fer lui rappelle l'endroit où, tous ensemble, ils ont finis presque morts.
Mais Jacó sourit. Jacó sourit toujours, car c'est ce qu'il fait de mieux. Il se redresse et la suit du regard, Rosie, lorsqu'elle sautille déjà vers la cuisine. Il pose sa tête contre le dossier du canapé et la dévisage, une lueur dans l'oeil. Un peu d'amour, un peu de tendresse, aussi. L'amour d'un frère, tout au plus, pour elle. Le clebs avance déjà en direction de la cuisine, un peu fatigué mais surtout déterminé, tandis qu'elle propose son idée.
Et la goule la dévisage, la joue écrasée contre le dossier, une grimace légère sur ses lèvres, avant de secouer la tête. Il lève les yeux au ciel puis se force à quitter le canapé - c'est à dire, se laisser glisser misérablement vers le sol et se redresse au dernier moment - pour aller la rejoindre.
- Okok, d'accord, qu'il dit, les mains en l'air, comme s'il venait d'être pris en otage, tandis que ses lèvres se tordent pour former un sourire charmeur, enthousiasme. On peut la soupe dont tu parlais, on aura un truc à bouffer, qu'il ajoute, alors qu'il ne veut pas, qu'il n'a pas envie qu'il sent déjà l'odeur de fer, de sang, qui lui pique les narines.
Mais à quoi bon.
À quoi bon.
Jacó sourit, toujours, car Jacó est né pour le faire. Il ouvre un tiroir et en sort d'un tablier fort charmants, bien fleuris, en met un à sa taille avant de s'approcher de Rosie. D'un geste habitué, il passe le tablier par dessus sa tête, relève ses cheveux coincés sous la gance, puis attache derrière son dos. La seconde suivante, la tête ébourrifée se pose contre l'épaule de la blonde, et les bras s'enroulent autour d'elle. Peut-être qu'elle se plaindra, peut-être qu'elle lui mettra un coup de coude dans les côtes ou même, se laissera faire. Jacó n'en sait rien ; il s'en fiche un peu. Jacó a ce besoin des contacts physiques et, toujours, sans pensées, les cherche sans se poser de questions. Il s'est pris quelques coups, parfois, à force d'être trop envahissant, mais il n'en perd pas moins son habitude.
Les bras autour d'elle, il marmonne quelques paroles - de quelle chanson ? il ne sait pas lui-même - en espagnol et, tanguant d'un pied à l'autre, mime une certaine danse lente.
- On devrait aller danser; sortir et danser, qu'il dit, au travers de ses paroles, puis continue de chantonner.
Un poids, dans son coeur.
Ah, il reconnait la chanson, maintenant.
Un vieux classique un peu idiot.
Un vieux classique que Sal, il aimait bien écouter.

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