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 (leo) papou veut un café supplément cadavre.

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Dim 17 Sep - 13:47


Bip, bip, bip.
Le réveil sonne et la sonnerie ne s'arrête pas. Allongée dans son lit avec un filet de bave coulant de ses lèvres à ses draps, elle continue de dormir. Ses yeux ne bougent pas, son esprit est ailleurs. Sa jambe droite en dehors de la couverture brise sa notion de « cercueil du sommeil » ; car la gamine flippe à l'idée qu'il revienne pour la terminer, pour qu'elle rejoigne ses parents. Sa fouine, passe-partout, vient coller son crâne contre son front. Rhea commence à frissonner et des poils qui ne sont pas passés sous les lames se redressent, ses sourcils se froncent. La fourrure de l'animal vient se frotter à son nez qui se plisse aux premiers contacts - Parrish se redresse en cinq secondes pour éternuer, faisant flipper la bestiole qui part aussitôt se planquer dans l'armoire à vêtements. Quand ses yeux s'ouvrent et que la sonnerie commence à lui titiller la cervelle, c'est le fait que sa jambe soit à l'air libre qui manque de provoquer une crise cardiaque. Rapidement elle se retranche dans sa couette en la coinçant de l'intérieur sous son petit corps de phasme. Sa respiration est rapide, son cœur carbure. Elle tâte rapidement ses bras et bouge ses orteils pour s'assurer que tout va bien avant de soupirer. faut pas me réveiller comme ça passtou. j'ai cru qu'il était là, elle retombe dans son lit, colle son avant bras contre ses yeux avant de taper de sa deuxième main son réveil un peu trop bruyant. Rhea se calme enfin, inspirant et expirant le plus lentement possible avant agripper son téléphone pour parcourir les réseaux sociaux de ses yeux désintéressés. Y'a des nanas quasiment nues, des hommes qui montrent leurs muscles photoshopés, des gosses qui font des vidéos. Des trucs de la vie courante, des trucs chiants. Normaux. Elle lâche quelques likes, tapote deux fois sur son écran pour laisser un cœur rouge apparaître le tout dans un indifférence certaine. Elle laisse comme une trace, un message disant coucou, je suis réveillée, je suis pas morte cette nuit c'est super.

Alors qu'elle regarde le début d'une vidéo, son téléphone vibre et l'écran passe au noir. Un prénom, ou plutôt un surnom, occupe la plus grande place - leo mon cachalot. Elle tousse deux-trois fois avant d'appuyer sur le bouton vert, sourire aux lèvres. leoooooooooo, tu vas bien ? j'ai passé une nuit d'enfer, je me suis trop bien reposée. limite, dormir avec toi aurait été plus chiant et pourtant tu sais à quel point ça me botterai bien de roupiller sur ton tor- Sa voix se coupe. Elle se redresse, sa mâchoire se contracte, ses yeux s'assombrissent. Une attaque là où le pire était à venir, là où des ouvriers bossent encore maintenant. Des gens comme mamie, des gens normaux, des gentils et des grognons, des parents. Il n'a pas le temps de rigoler, il crache ses mots comme s'il était dégoûté de devoir les cracher. De les avoir en bouche, tout simplement. j'arrive tout de suite, je te ramène un café. Une fois les pieds dehors, il ne faut pas beaucoup de temps avant qu'elle ne se retrouve dans sa voiture, cheveux dans tous les sens et clope au bec. Mamie garde encore sur sa joue un peu de sa bave, la gosse lui fait un signe depuis la bagnole avant de s'éloigner sur les routes de Détroit. On ne commence pas une bonne journée sans un bon petit déjeuner, le drive du mcdo semble être réservé à sa petite personne (qui irait chercher au drive à dix heures du matin, aussi). Un big-mac dans les mains elle part maintenant chercher un café noir au Starbucks du coin, demandant l'inscription de papou dessus.

Rhea se gare finalement sur le parking de l'entreprise concernée puis s'éloigne de la voiture, laissant la dernière bouchée de sa cochonnerie tomber dans son estomac. Devant, là, à seulement quelques mètres, la carrure de Leonard se dessine. De dos on dirait presque un mangemort, un fantôme. Une tâche noire dans un décor tragique, c'est qu'il est dans le thème le bon vieux Leo. Plus elle s'approche de la scène, plus elle voit le monde autour. La bande jaune pour délimiter le train laisse sous-entendre à pire que l'image donnée au téléphone. Sa marche commence à se ralentir. Ses yeux passent sur le visage des quelques personnes, y'a pas grand monde ici... Elle renifle un coup la morve qui commençait à couler, rhume dans les parages. Y'a pas qu'une maladie humaine qui traîne, y'a ce virus, ce truc qui rend les gens totalement barges au point de bouffer leurs voisins. Maintenant à côté de Leo, elle voit l'horreur, le carnage. Y'a un corps ouvert devant elle. Y'a un putain de corps ouvert et y'a pas un seul organe dedans. Y'a du sang partout. L'une de ses mains vient se poser contre sa bouche, un haut-de-cœur force Rhea à se retourner pour lâcher une galette derrière. J'ai pas signé pour ça, enfin, je crois...

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Dim 17 Sep - 19:55


L'oeil de l'homme s'attarde sur la carcasse, une éternité durant. Leonard dévisage le pauvre bourge, tandis qu'il porte son briquet à sa cigarette, le corps endormi engourdi et ce, malgré le fait qu'il est éveillé depuis quelques heures, déjà. Avec l'âge, les nuits se sont plus courtes, les cernes plus longues, les maux plus profonds. L'Inspecteur ne se plaint pas ; s'il peut sentir son corps, c'est qu'il vit encore, et la chose lui suffit. Il vit, contrairement à ce pauvre malheureux, qu'il pense, tandis qu'il extirpe le venin de ses poumons, tandis qu'il lève les yeux sur les environs. Sur les quelques agents qui sont déjà en train de sécurisés les environs, parlant aux passants - les ouvriers commençant leur journée d'ouvrage dans quelques minutes, principalement - pour se poser au final sur la façade de l'entreprise. Qui est assez con pour travailler à Delray, encore ? Certes, Leonard sait que certaines personnes n'ont pas les moyens de s'offrir de nouveaux demeures, d'aller ailleurs. Mais la mort, tout de même, lui semble être une bien terrible option. Il suffit d'observer le pauvre Billy, mort pour une simple connerie, surement l'estomac vide.
Un rictus plane sur ses lèvres, une seconde, amusé, avant de s'effacer. Non, autant ne pas rire des morts. Après, ils finissent pas nous hanter.
Lorsqu'il tourne la tête de nouveau, c'est pour apercevoir sa partenaire en approche. Il lui adresse un signe de tête, bref, avant de tendre les doigts pour s'emparer du café, non sans s'attarder une seconde sur l’appellation inscrite. Il lève les yeux au ciel, inspire doucement, puis ouvre la bouche.
- La victime se no -
Le mot meurt entre ses lèvres, au même instant où Rhea s'éloigne d'un pas rapide, l'estomac dans les talons, le vomi au bord des lèvres. Leonard la dévisage, une seconde, stoïque, avant de se racler la gorge. Près d'eux, deux agents pouffent de rire mais se taisent rapidement, sous l'oeil sombre de l'aîné.
- Ça va, kiddo ? Qu'il dit, lorsqu'elle semble avoir fini son lavement d'estomac. Il pose, malgré son manque d'aise face aux contacts, une main réconfortante sur le dos de sa partenaire, et tapote à deux reprises, avant de la retirer. Je te l'ai déjà dit; les repas avant le boulot, c'est rarement une bonne idée.
Rictus léger au coin des lèvres, ou plutôt grimace, avant que l'oeil n'aille se poser de nouveau sur le corps vide. La seconde suivante, il prend une gorgée de son café, se réjouit qu'il soit à son goût - la mémoire de Rhea est impeccable sur ce point, heureusement - avant de reprendre la parole.
- Billy Friedmann, trente-sept ans, peintre en bâtiment. Sa femme a signalé sa disparu il y a dix jours, et la police croyait, forcément, à une affaire d'adultère, qu'il dit, voix las, les derniers mots portant une certaine répugnance, par contre. Il garde une dent, malgré les années, envers les policiers. Comme tu veux voir - non, ne regarde pas, tu pourrais vomir, encore, et mes souliers sont miraculeusement encore intacts, pour l'instant - il a été vidé de ses organes. On retrouve des marques aux poignets et aux chevilles, et si on demande à sa femme, je suis certain qu'il a perdu quelques kilos.
Il prend une dose de sa clope, avant de soupirer longuement, puis conclut :
- Encore une chasse, donc. Merci pour le café, il est excellent.
Et une autre gorgée, pour confirmer ses paroles.

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Mar 19 Sep - 14:05


Les gens commencent à rire dans son dos, mais elle est trop occupée à faire ressortir le bigmac et les crêpes du matin pour s'y intéresser. Elle frotte rapidement les quelques morceaux qui résident sur ses lèvres avant d'agiter sa main pour qu'ils rejoignent leurs frères. Elle regrette tellement de ne pas avoir plus savouré la graisse et toutes les saloperies de son hamburger... La jeune fille renifle un coup sa morve avant d'attraper un mouchoir réutilisable de sa poche pour nettoyer le fond de ses narines. Une grimace vient s'installer sur son visage tandis que son estomac continue de danser à l'intérieur de son corps. bordel... Ça tourne, ça tourne et ça ressort une nouvelle fois. Tout ne passe jamais à la première galette. Elle inspire, expire, libérée et délivrée de son mal intérieur. ça va, kiddo ? La voix de Leonard lui fait un bien fou, elle se redresse, secouant sa tête de haut en bas sans rien ajouter. Bon, quand même, elle roule des yeux et pouffe légèrement quand il cherche à lui donner des conseils pour la bouffe. Des cas comme celui-là, c'est pas tous les jours, faut pas se priver des bonnes choses Leo. Il se retourne, lui, et observe le corps sans broncher et sans montrer la moindre petite faiblesse. D'ailleurs Rhea obéit et ne regarde pas le pauvre déchiqueté, ses yeux se contentent d'observer les traits virils et vieux du partenaire. Elle l'écoute raconter tous les détails de l'affaire sans vraiment l'écouter, trop perdue entre son malaise encore présent et le visage de l'homme. Il semble triste, ou, énervé, ou, indifférent ou tout simplement Leo. Puis il parle des kilos. Il parle de kilos à propos d'un cadavre dont les organes ne sont plus là. en même temps, s'il n'a plus rien dans le corps, c'est sur qu'il est moins lourd..., elle joue à l'idiote, un peu, beaucoup, ne sourit pas et ne rigole même pas à sa propre blague. Elle raconte sa connerie avec un visage de marbre. et de rien pour le café. tu as vu la belle inscription ? le serveur s'est tapé une barre quand j'ai demandé PAPOU, elle insiste sur le dernier mot, haussant légèrement la voix. Rhea arque un sourcil quand, à seulement quelques mètres, une dame arrive en trottinant, les larmes encore fraîches sur ses joues. Elle l'observe de haut en bas, analyse. Ses vêtements ne sont pas repassés, ses cheveux un peu gras sur le dessus et les traces noires sur ses joues montrent qu'elle voulait se faire belle, ce matin. Là, on dirait un panda. c'est sa femme ? elle fait quoi ici ? c'est pas une bonne idée qu'elle s'approche de ce... truc. Rhea avale sa salive dans un léger bruit, quelques petits morceaux retournent à l'intérieur avant qu'elle ne balance un chewing-gum à la menthe entre ses dents. j'men charge ! Sans laisser à Leonard l'occasion de répondre, elle part comme une flèche en direction de la veuve. Elle agrippe rapidement ses épaules l'empêchant de s'avancer plus et de faire face à la boucherie. Wowowow, doucement madame. Vous ne pouvez pas vous approcher plus, ça pourrait affecter votre psychologie. Parrish bouge autant de fois que possible pour cacher le corps à seulement quelques mètres dans son dos. Inspectrice Parrish, ça fait même pas sérieux... je vous prie de m'écouter, je n'ai pas envie de faire venir mes collègues pour vous tenir écartée de force, montrez-vous forte pour votre mari. La femme pose enfin ses yeux dans ceux de la teintée qui aborde un sourire léger qui se veut réconfortant. La pauvre se recroqueville légèrement, se calme peut-être. Elle glisse quelques doigts sur ses joues, ôtant les dernières larmes avant de prendre la parole d'une voix tremblante et désolée j-je ne suis pas sa femme, j'ai été informée de sa mort par certains de ses collègues... billy était mon a- Amante. Le mot fait sonner une alarme dans sa tête, c'est pas le moment de confirmer les propos de la police, pas maintenant. Pas en plus d'une attaque de ces misérables et foutues créatures qui, certaines, se baladent dans les rangs des forces de l'ordre. Rah, ça lui redonne des nausées de penser à ça ! C'est pas le moment réré, concentre-toi, évite le drame. Amie, aussi ? Les amis ne pleurent pas, Jehan ne verserait pas une larme, Mose non plus. Les amis sont forts. Pas ça. Qu'importe votre relation avec le défunt, il faut respecter les normes. En plus d'une femme désolée, voilà une amante brisée ; la totale. Alors que la maîtresse secoue lentement sa tête de haut en bas, Rhea lance un regard rapide vers son partenaire comme pour lui dire faut que tu viennes m'aider, t'es vieux, les adultères tu dois connaître. 

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Ven 22 Sep - 18:21


Leonard fronce des sourcils, sous la remarque de sa coéquipière. Ses lèvres se pincent une seconde mais il ne relève de rien, expirant doucement par les narines pour garder sa contenance. Il a déjà connu pire, qu'il se dit. Elle est jeune, qu'il ajoute pour garder son sérieux, son calme. Il n'a pas signé pour ça, qu'il affirme pour lui-même. L'homme n'a pas besoin de lancer un regard à sa montre pour savoir qu'il est beaucoup trop tôt, encore. Le soleil tarde à montrer son nez, vu septembre étant déjà à sa moitié, et les quelques rayons présents sont presques invisibles. Il n'est pas encore sept heures, qu'il conclut. Et déjà plus d'une heure qu'il se trouve sur les lieux, à parler avec les policiers et leur faire comprendre que non, le cas n'est pas entre leurs mains et que oui, le CCG est au courant, que le CCG prend le dossier en main et qu'en effet, ils peuvent dégager. Il lui suffit pourtant de tendre le cou pour voir la voiture de patrouille encore dans les environs, les policiers étant peut-être en communication avec leur patron pour pouvoir remédier à la situation. Bande de bleus, qu'il se dit. Ils rêvent de grandes aventures mais ne tiendraient pas une seconde devant les pires cas. Bande d'idiots.
À côté de lui, Rhea continue ses bétises, forcément. Il gronde sans tarder lorsqu'elle parle du café, par contre.
- Oui, j'ai vu. Non merci pour ça, Rhea, qu'il gronde, avant de reprendre une gorgée du café en question. Heureusement qu'il est bien dosé.
Il tourne les yeux vers elle, la seconde suivante, mais à peine. Déjà au loin, une autre femme capte son attention. Leonard hausse d'un sourcil, sentant déjà les ennuis. À croire qu'aujourd'hui ne s'annonce pas pour être une journée des plus calmes. Il soupire simplement, prenant une nouvelle gorgée de son café, tandis que Rhea est déjà en action au service de madame, servant de bouclier géant. Grand coeur qu'elle a ; Leonard a perdu cette fois depuis bien longtemps, déjà. Elle désire voir le corps de son amour ? Qu'elle le voit, mais qu'elle ne le regrette pas.
Toujours postré à côté de la dépouille, Leonard sirote sagement son café. Il profite de sa saveur ainsi que de la sensation de chaleur dans sa gorge. Du calme, aussi, qu'il goute pendant encore quelques secondes, tandis que sa jeune partenaire agite les bras de gauche à droite, exécutant une danse tout sauf charmante, pour bloquer la pauvre dame. Il l'observe d'un oeil paresseux, presque désintéressé, avant de capter son regard.
L'inspecteur hausse d'un sourcil, l'air de dire ; quoi ?
Il prend une dernière gorgée, puis décide de s'approcher. Il salue la femme d'un hochement de tête et, sans gêne, tend son café à Rhea, avant de sortir son calepin de notes.
- Je suis l'inspecteur Rosen. Pouvez vous me dire quand vous avez vu pour la dernière fois le défunt ? Savez-vous s'il possède de mauvaises fréquentations ? A-t-il déjà fréquenter des zones de don de sang illégales ?
Le nez dans son calepin, il gribouille quelques mots, en rapport avec le cas, en rapport avec le cadavre, avant de lever les yeux et de croiser le regard de la femme. En larme, évidemment. Car elle chouine, maintenant, face aux questions. Ou face à l'annonce de sa mort, peut-être ?
Leonard grimace.
- Vous êtes sa femme ? Son amante ? Toutes mes condoléances, madame, qu'il dit par habitude, avant de lancer un regard à Rhea. Un mouchoir, kiddo. Pour la dame.

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