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 Venez comme vous êtes | Milo

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Jeu 21 Sep - 18:12



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food is definitely the best medicine

Le regard bleu de la jeune interne considéra la bâtisse avec minutie. La vieille usine désaffectée de voitures était parfaite pour leur installation éphémère. Suffisamment éloignée du Michigan Center pour ne pas attirer l’attention de patrouilles du CCG ou celle, plus risquée encore, des ravageurs, l’ancienne fabrique de carcasses métalliques se dressait dans le paysage de manière totalement anodine. Ce type de bâtiment était si fréquent qu’il peuplait le paysage du Westside comme autant de copier-coller grisâtres. Impossible de soupçonner que sous la charpente métallique hors d’âge, se préparait un petit camp factice de ravitaillement des goules. Car au beau milieu de ce chaos de tôles et de béton, Joe s’affairait, nerveuse et attentive, à aider les autres bénévoles du mieux qu’elle pouvait.

Sa participation à cette petite organisation clandestine s’était faite sans prévenir suite à une rencontre et à plusieurs échanges avec des membres du groupe, et si Joe avait su quelques jours plus tôt qu’elle ferait ses premiers pas dans l’associatif et l’illicite en même temps, elle aurait sûrement beaucoup ri. Pourtant ce n’était clairement pas le cas tandis qu’elle déchargeait avec précaution une glacière remplie de poches de sang subtilisées à divers établissements hospitaliers. Jolene ne souhaitait guère rentrer dans le détail du pourquoi du comment ils avaient obtenu les ressources qui gisaient dans la fourgonnette garée discrètement à l’intérieur du hangar. Des gens auraient peut-être eu besoin de ce sang, des malades auraient sûrement fait un usage tout autre de ce précieux liquide. Tout ce qui comptait, c’était qu’ils allaient pouvoir aider les goules les plus isolées et non-recensées à pouvoir se nourrir un peu.

Généralement, l’adresse du lieu et l’heure de ce type de distributions si particulières étaient bien souvent diffusées par des réseaux soigneusement établis la veille pour le lendemain afin d’éviter les patrouilles de dernière minute et les guets-apens, lui avait-on expliqué brièvement. Les groupuscules comme eux avaient le double-désavantage d’être ciblés à la fois par certains extrémistes du gouvernement et également par toute la population goule lassée, fatiguée, écœurée par l’humanité qui l’avait maltraitée depuis des années. Il fallait être rapide, méthodique et surtout ne pas vouloir en faire trop. Si seulement dix personnes venaient les voir aujourd’hui, ça ne changerait certes pas la face de leur monde, mais ce serait déjà dix petites victoires remportées pour eux.

Joe consulta rapidement l’heure sur son portable. D’ici cinq minutes, les premiers arrivants pointeraient – ou non – le bout de leur nez maladif et elle serait prête à les accueillir. Ils avaient disposé les quelques rations récupérées du CCG sur une table pliante de fortune, et d’autres grands bacs maintenus au frais contenaient des sacs de chair. La présentation n’avait rien d’un buffet cinq étoiles à volonté mais au moins, c’était le minimum vital pour des goules affaiblies et de toute manière, ils ne pouvaient rien manger d’autre sans ressentir ce goût infect de cendres calcinées.

La blonde resserra sa veste en jean sur elle, échangeant un regard légèrement tendu avec un autre jeune de l’association qui la rassura d’un sourire discret. Rapidement, mais souvent en solitaires, les premières silhouettes apparurent. Joe s’obligea à ne pas détailler leurs airs piteux et surtout, à ne pas fixer leurs prunelles noircies, leurs teints d’albâtre et leurs airs exténués. Ils avaient déjà fort à faire à subir le regard de la société au quotidien. Elle se contentait parfois de simplement leur demander ce qu’ils préféraient, tendant le mets choisi d’une main qui se voulait bienveillante mais qui, malheureusement, ne trouvait en retour qu’une poigne brutale et avide pour se saisir de la nourriture. Le sentiment devait être violent et insupportable et pendant une fraction de seconde, la mémoire pernicieuse de Joe lui rappela qu’elle aussi avait connu cet ersatz de sensation – elle s’interdit d’y penser davantage et se reconcentra, guettant les prochaines goules qui viendraient les voir. Certaines s’arrêtaient pour discuter, plus à même de se contrôler. Elles connaissaient bien les humains à la tête de ce genre d’opérations et avaient tendance à faciliter la venue d’autres goules, plus jeunes et timides, parfois même de chimères.

Alors qu’elle finissait de servir un autre individu, ses yeux qui s’étaient mis à suivre instinctivement le flux aux portes de l’usine remarquèrent une ombre tapie dans un coin. Hésitante, pas sûre de faire le premier pas vers eux, ou alors sûrement trop tentée de scruter ce qui se passait pour aviser si la situation était risquée ou non. L’attitude du jeune homme – puisque c’était ce qu’elle avait deviné en le jaugeant – était on ne peut plus suspicieuse et Joe s’interrogea, prête à tirer la sonnette d’alarme si jamais un humain ou un quidam quelconque s’osait à les espionner pour prévenir la police. Faire mine de s’approcher pour ranger les maigres stocks de leur camionnette sembla la stratégie à suivre et tandis que la jeune femme s’armait d’une poche de sang et d’un grand sac plastique vide pour feindre un peu de rangement, elle s’avançait l’air de rien vers ce type qu’elle détaillait furtivement – grande taille, mince, une dégaine banale pour n’importe quel citadin cherchant à se fondre dans la masse.

Ce ne fut que lorsqu’elle était à seulement une dizaine de mètres de lui que la surprise la gagna et qu’elle faillit en renverser l’hémoglobine par terre – un vrai gâchis. Elle avait presque des difficultés à le reconnaître mais malgré le bonnet et la capuche, l’air revêche et nonchalant de Milo Hopkins lui revint si familièrement en tête que ses mains se crispèrent sur la poche transparente. Un double-étonnement quand on savait que d’après certaines rumeurs récentes à la faculté, le cadet des Hopkins avait prétendu avoir perdu son frère. Les morts revenaient rarement à la vie, et ces bruits de couloir devaient sortir tout droit de l’imagination fantasque de ce connard de chasseur pour se rende intéressant. Voilà tout. Ce qu’il foutait ici, elle n’en avait aucune putain d’idée, mais s’il comptait traîner dans les parages pour choisir ses futures proies, il était très clairement persona non grata.

Joe ne comptait pas le laisser s’en tirer à si bon compte, mais il ne fallait pas attirer inutilement les regards et créer la panique. Isoler l’élément perturbateur, l’éloigner à coups de pieds au cul et tout replier pour repartir au plus tôt. C’était comme ça que ça devait se passer, se rassura la jeune fille en s’approchant à grands pas colériques de Milo pour le dévisager de but en blanc et murmurer à brûle-pourpoint. « Excuse-moi mais je peux savoir ce que tu fous ici ? C’est réservé aux goules. C’est pas un terrain de jeu alors à moins que t’aies une bonne raison d’être là tu ferais mieux de t’en aller. » Elle se contenait parce qu’être directement agressive et brutale avec lui ne mènerait à rien et que ce n’était absolument pas dans ses intérêts de faire capoter la distribution organisée à cause d’une querelle d’étudiants.
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Dim 24 Sep - 16:06


bloody oreo
joe pearson & milo hopkins
Malgré ces mensonges, malgré ce déni et cette persévérance à rester humain, il sentait que son corps changeait. Chaque jour avait été un supplice et il ne comptait plus les nuits de souffrance et de solitude passé dans son lit. Tout, jusqu’à la moindre goutte de sang s’était montré douloureux et ce corp qu’il avait longtemps évalué comme un allié était soudainement devenu sa prison. Il y avait d’abord eu cette mine affreuse, presque cadavérique, puis ces dents qui tombèrent les unes après les autres, laissant apparaître celles d’un monstre assoiffé de sang. Milo n’était plus le même et pourtant il s'accrochait à ce qu’il connaissait, à ce qui faisait de lui l’homme qu’il avait toujours été. Aller au travail, embêter son frère, se rendre tous les matins dans son starbucks préféré avant d’aller au travail et enfin chasser ces créatures diaboliques qu’il détestait temps. Seulement, avait-il encore le droit de le faire ? Etait-il plus proche des hommes que de ces monstres ? Combien de temps avant qu’il ne soit plus humain et devienne une de ces choses ? Tant de questions auxquelles il n’avait pas de réponses et qui l’effrayaient au plus profond de lui même.

Seulement, l’heure n’était plus au questionnement, mais à l’action. Il était temps de trouver des solutions avant de devenir ingérable, à commencer par trouver une solution pour se nourrir. Bien que l’idée ne l’enchantait pas réellement, il savait que la faim finirait par avoir raison de lui et que de simple oreo ne lui conviendrait plus. Non, Milo avait désormais besoin de chair et hors de question de se rendre à la CCG pour se ravitailler et au passage devenir une goule de manière officielle. Voulant rester dans l’anonymat, il avait décidé d’opter pour des systèmes alternatifs qui lui permettrait de se nourrir sans pour autant dévoiler son secret. Comme tous les chasseurs, il était parfaitement au courant des habitudes des goules et particulièrement les non-recensés. Durant une conversation avec des partenaires, il avait entendu parler de groupes illégaux qui apportaient de la nourriture à des goules qui comme lui préféraient rester dans l’ombre. Une solution qu’il avait jugé non négligeable, bien que risqué si jamais une goule le reconnaissait. La prudence était donc de mise et il était indispensable de se mêler à la foule.

Un bonnet gris sur la tête et une veste noire assez basique, le jeune homme se tenait adossé à l’arrière d’une vieille bâtisse abandonnée dans le quartier industriel. Le genre d’endroit que les citoyens évitaient de fréquenter, à cause de la forte présence de goules, d’osseux et surtout celle des ravageurs. D’après l’évènement internet qu’il avait trouvé la veille, une camionnette ne devrait pas tarder à arriver et d’après les quelques que goules qui commençaient à s’avancer dans le hangar, il suggéra qu’il était effectivement au bon endroit. Depuis son ouverture à l’arrière, il observait ses créatures sérieusement amochées tout en sentant un léger frisson l’envahir. Ce monde était soudainement devenu contre son gré le sien et bien qu’il aimerait sincèrement faire comme si de rien n'était et continuer sa vie, il était forcé de faire face à cette faim de plus en plus présente en lui.

Huit heure précise, une camionnette entra dans le batîment et une équipe hétéroclite s’activa à la tâche. Toutes les goules présentent s’avancèrent, pressé de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent, tandis que le blond restait en arrière. Les monstres dévoraient la chair directement après l’avoir arraché des mains des volontaires et la bouche couverte de sang ils repartaient dans leur sombre vie. Perdu dans ses pensées et désabusé devant cette scène parfaitement surréaliste, il ne remarqua même pas la blonde qui s’avançait d’un pas rapide dans sa direction. Un sursaut sincère quand elle l’interpella, avant de finalement poser ses yeux sur ce visage pâle. Bien qu’il serait parfaitement incapable de dire où, il l’avait déjà vu quelque part, ce qui n’était en rien une bonne nouvelle. Dans un premier temps, il était important qu’elle n’attire pas les regards vers eux, au cas où une goule reconnaîtrait le chasseur qu’il était et dans un second temps, il était primordiale qu’elle ne comprenne pas la raison de sa présence ici.

Acteur en herbe, il essaya tant bien que mal de faire comme si tout était parfaitement normal. Ces cernes et son teint de fantôme étaient déjà assez parlant comme ça, inutile d’avoir l’air encore plus suspect. « Réservé aux goules ? Je pensais que c’était un hangar abandonné. » Un petit sourire en coin, avant de baisser un peu la tête pour s’allumer une cigarette, afin de cacher un peu ce visage encore couvert de blessure pas encore totalement soignées et surtout cette horrible mine. Milo partirait bien sans attendre, mais cela paraîtrait bien trop suspect aux yeux de la plus jeune.


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Dim 24 Sep - 18:06



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Ce petit crétin était décidément toujours aussi énervant, et Joe se surprit à remarquer à quel point à chaque fois qu’elle l’avait dans son champ de vision, elle sentait tous les poils de son corps se hérisser d’énervement. Il n’avait même pas besoin d’ouvrir la bouche ou de faire le moindre mouvement pour qu’elle ait besoin de le descendre en flèche : sa seule respiration suffisait à faire de lui quelqu’un d’abject. Impossible pour elle de concevoir que cet individu avait pour frère un garçon de deux ans son cadet, tellement plus gentil et appréciable. On ne choisissait absolument pas sa famille, mais on pouvait au moins lutter contre le déterminisme pour changer les choses ; Milo, lui, se laissait porter par l’agréable courant de la facilité.

C’était dur pour elle d’encaisser sa présence sans trépigner. Pendant une fraction de seconde, l’étudiante vérifia par un regard rapide par-dessus son épaule qu’on ne leur prêtait pas d’attention particulière – ce qui était pour le moment le cas. Ils n’étaient cela dit pas à l’abri d’un changement d’attitude et c’est ce qui décida la jeune Pearson à faire signe de la tête au blondinet de se rapprocher discrètement de la sortie – elle n’en avait pas encore tout à fait fini avec lui, mais il n’y avait aucune chance qu’il réussisse à faire échouer cette opération.

Malheureusement, c’était occulter que Milo n’était pas nécessairement reconnue pour sa compréhension ou sa discipline. Lui avait l’air plutôt tenté par l’idée de s’enfumer les poumons et faute de lui obéir consciemment, il se fendit d’une remarque on ne peut plus Hopkinesque sortit de sa poche une cigarette qu’il alluma d’un claquement sec de briquet. Elle roula des yeux, consternée devant tant de sarcasme. Il n’avait apparemment aucune envie de se bouger de là, et c’était plutôt une mauvaise chose pour Joe qui ne comptait pas baisser les bras si rapidement. « Hilarant. » commenta t-elle sans aucun effort pour cacher son agacement. Ses pupilles sautèrent de la fumée âcre qui dessinait des volutes entêtantes dans l’air sec au visage de son interlocuteur. Etonnamment marqué, étrangement pâle. Peu importait, il devait sûrement être sous le coup d’une biture prise la veille. Tout à fait son style. « Hopkins, j’imagine qu’en bon fils à papa tes parents ne t’ont pas habitué à te refuser quoi que ce soit mais … » commença t-elle, le timbre de ses paroles faisant sentir qu’elle allait très vite être à bout de nerfs avec cette conversation plus stérile que jamais.

Sa voix baissa alors sensiblement, de sorte que seul lui pouvait l’entendre audiblement ; plutôt crever que de lui murmurer quoi que ce soit au creux de l’oreille, le grondement bas de ses cordes vocales suffirait à se faire clair à son ouïe. « Je sais très bien ce que t’es. Tout le monde le sait. » Un silence, pour le moins perturbant, pendant lequel les yeux clairs de l’américaine demeurèrent braqués dans ceux du principal concerné. « Si t’es ici pour t’en prendre à l’un d’eux, alors c’est que t’es vraiment le roi des cons. » Elle aurait pu leur dire à tous qu’il était un chasseur. Quelques mots, un cri d’alerte et c’en était fini de lui. Il ne paraissait pas armé - ou alors il le cachait très bien, après tout elle était bien incapable de prédire ce dont il était apte. Finalement, l’impatience gagna du terrain. « Et puis t’étais pas censé être mort ? Qu’est-ce que tu fous là alors que ton frère est complètement paumé depuis la rentrée et … » La blonde s’interrompit, une grimace passant brusquement sur son minois alors qu’elle jetait un regard furibond sur la clope coincée entre les dents du chasseur. « Putain et éteins ça tu vas nous foutre le feu avec ta connerie. » Elle avait presque envie de lui arracher sa cigarette pour la lui écraser en plein visage mais elle manquait clairement de rapidité et d’audace pour réaliser un tel geste. L’odeur du tabac lui était habituellement plus supportable mais quand il s’agissait de Milo, son seuil de tolérance chutait fortement.
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Mar 26 Sep - 15:41


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La médisance de la blonde le faisait plus sourire qu’autre chose, légèrement curieux de savoir ce qu’il avait bien pu lui faire pour avoir le droit à autant de virulence de sa part. Qu’elle n’approuve pas son statut de chasseur était un fait parfaitement honorable, mais qu’elle en soit rendu à critiquer son origine sociale pour rendre ses arguments plus crédibles ressemblait plus au comportement d’un enfant que celui d’une adulte responsable. Milo aurait pu aisément lui renvoyer une critique sanglante, mais il n’en voyait même pas la peine, si bien qu’il se contenta d’un léger sourire amusé. Si elle voulait le haïr, il ne lui en empêchera pas, d’ailleurs il était sûrement préférable que cela soit ainsi. Le libraire n’avait pas le temps pour ce genre de sottises et chercher n’avait pas spécialement envie de trainer dans les parages trop longtemps. Si jamais quelques goules un peu rebelles reconnaissaient les traits de Pluton sous ce bonnet, la situation pourrait rapidement devenir chaotique pour lui, peu importe à quel point c’est un bon chasseur. Une raison qui le poussait à guetter sans arrêt les groupes de goules au loin, tout en se décalant lentement mais sûrement dehors.

Alors que la sortie se trouvait à même pas un mètre de lui, la blonde fit une déclaration qui le déstabilisa quelque peu. Bien qu’il n’y avait pas la moindre chance pour qu’elle soit au courant de sa véritable nature, il avait été parcouru par léger doute. Que ferait-il si quelqu’un découvrait sa nouvelle identité ? Serait-il seulement capable de l’assumer ? Des questions effrayantes qu’il préférait mettre dans un coin de sa tête, plutôt que de les affronter trop tôt. Maintenant que le doute était totalement évaporé, il lui adressa un second sourire narquois, avant de reculer vers le dehors. « Si tu étais si bien bien informé à mon sujet, tu saurais aussi que je ne chasse que les osseux et que tes petits monstres adorés m’importent peu. » Si Pluton s’occupe uniquement de renvoyer ces créatures dans les profondeurs des enfers, c’est principalement parce qu’il refuse de céder à la haine. Rester humain avait toujours été une priorité pour lui, il savait que s’il se laissait aller, il ne vaudrait pas mieux que ces monstres -mais c’était sans compter sur le destin.

Milo aurait préféré mourir que de devenir une de ses choses et il jure devant dieu que s’il recroise ce scientifique, il lui fera regretter d’être né. Si sa disparition n’était pas passé inaperçue, son retour lui sonnait comme trop étrange pour être vrai. Le jeune chasseur avait dû mentir à ses proches, à commencer par son propre petit frère et s’il jugeait normal de se justifier auprès d’eux, il ne voyait pas pourquoi il le ferait pour une inconnue. « Désolé de te décevoir, je suis vivant. » Un sourire en coin, en s’adossant sur la façade extérieure du hangar, tandis que la pluie d’automne commençait doucement à s’abattre sur la ville. Fumer le détendait étrangement et réussissait étrangement à lui couper momentanément la faim, si bien qu’il ne portera aucun intérêt à la remarque de la plus jeune.

Maintenant qu’ils étaient dehors, Milo était plus ouvert à la discussion, à condition comme toujours de la diriger. « Tu sais que la seule raison pour laquelle tu les aimes bien c’est parce qu’ils sont une minorité ? Après tout, tu ne sais rien d’eux, qui te dis que tu n’es pas en train d’aider des assassins ou même des futurs assassins. » Pluton avait du mal à comprendre comment les humains pouvaient à ce point mépriser les chasseurs tout en adulant les goules, après tout s’ils étaient des tueurs, il en valait de même pour de nombreuses créatures dans ce genre. Seulement, certaines personnes préféraient défendre systématique défendre les minorités, comme si leur petits nombre leur donnait raison. Une idée assez comique quand on sait qu’à quelques kilomètre d’ici se trouvait le repaire des ravageurs.


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Mer 27 Sep - 17:25



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C’est sûr, il était habitué à ce que les filles – non, les gens en général – s’intéressent à lui, l'admirent sûrement, le respectent en tout cas. Elle ? Oh non, elle aurait préféré vivre dans un monde qui ne comptait pas autant de Milo Hopkins. Le genre d’univers utopique qui n’existait pas mais dans lequel se figurer une existence pendant quelques minutes possédait une saveur incomparable.

Joe s’en foutait bien qu’il ne disait s’en prendre qu’aux osseux. Après ce qu’il avait dit, après ce qu’il avait osé faire au vu et au su de toute une population étudiante à un pauvre mec qui n’avait jamais rien demandé à personne, la pitié et la compréhension n’étaient plus des valeurs dont elle ferait preuve face à des individus comme lui. Il représentait cette partie du monde et de Détroit, a fortiori, qui se moquait bien des conséquences de ses actes : humilier une personne pour son bon plaisir vengeur n’avait rien de grave, dénoncer l’identité d’un anonyme qui ne rêvait que de tranquillité n’était pas dramatique. Inutile de songer aux répercussions provoquées par tous ceux qui l’entendraient et qui se sentiraient pousser des ailes, qui se diraient que finalement, faire justice soi-même était une façon acceptable de faire régner l’équité dans un pays, un continent où n’importe quel abruti pouvait se trouver une arme et buter son voisin parce qu’il n’avait pas respecté sa liberté d’expression. Il s’en moquait très sûrement, des états d’âme et du mal-être que les chimères éprouvaient.

Un brin de psychanalyse et de recul l’aurait invitée à se demander quel motif poussait l’ancien étudiant en médecine à être ainsi. Sarcastique, bravache et cruel sans distinction, sans nuance. Jolene ne s’était pas lancée dans l’étude des manières de soigner l’âme mais plutôt le corps et il y avait une raison toute simple, toute manichéenne : quand l’esprit était pourri, impossible de sauver quoi que ce soit.

Alors on pouvait se dire que oui, il y avait, sans doute, une infime portion d’elle qui aurait souhaité que le bruit de couloir soit effectif. Ca aurait été logique. Mais même ça, l’interne aurait été bien en berne de le reconnaître ; vrai ou pas vrai. « Je m’en fous, si tu savais. » Du moment qu’ils discutaient – ou, en réalité, qu’ils s’envoyaient des piques en pleine figure -, ça lui permettait d’éloigner le danger du flux tendu, aléatoire de goules non recensées qui s’amassait aux portes du hangar.

Le crachin lui réveilla le visage et mordit ses joues d’une bise fraîche. Déjà quelques mèches blondes s’enroulaient, diaboliques, sous l’humidité froide ambiante. Le voir faire le malin sous la pluie lui rappelait ce qu’elle avait entendu à son sujet. Les déclarations d’admiration, les approbations, et surtout les rumeurs. Vraiment, elle avait des difficultés à vouloir en apprendre plus sur lui, persuadée que ce qu’elle découvrirait serait encore bien moins reluisant que le reste. C’était également ce qui expliquait qu’elle prêtait aussi peu d’importance à ce qu’elle voyait et entendait de lui – et pourtant, elle aurait pu, elle aurait du.

Et la réciproque se ressentait : à l’écouter, elle n’était qu’une hippie déconnectée de la réalité qui défendait les opprimés pour sa conscience personnelle. Pauvre con, résuma son subconscient un peu trop rapide en besogne. Le sang de la blonde s’était échauffé mais elle n’arrivait jamais à se contenter de l’ignorance, toujours forcée de s’emporter. « C’est parce que les gens pensent exactement comme toi qu’on fait naître des tueurs. Parce que pour toi, forcément, la minorité doit être persécutée, hm ? » Elle ne le laissa pas tranquille, continua. « A force de les rejeter, on a créé la minorité nous-même. Ils ont une chance de changer la donne, on les aide pour ça, on fait ce qu’on peut pour qu’ils gardent la tête hors de l’eau et qu’ils fassent une différence. Certains ne demandent que ça. » Joe finit par secouer la tête, le reste de son flot de paroles s’étranglant dans sa gorge serrée par son emportement. Ca ne valait pas la peine d’en dire plus, il ne pouvait pas comprendre. Tout ça le dépassait très clairement. « Mais t’as raison, c’est vrai, leur pointer un flingue sur la tempe ou les torturer, c’est tellement plus adapté pour les intégrer ! » Un rire, sec comme un claquement de porte. Les clichés avaient la peau dure de chaque côté de la barrière, visiblement. « Et puis tu dis ça, mais tu les connais pas mieux que moi. Qu’est-ce que tu crois qu’on devrait faire ? Non vraiment j’ai hâte d’entendre ton avis sur le sujet. »
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Jeu 28 Sep - 17:33


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Bien qu’il ne la regardait presque pas, trop occupé à rallumer sa cigarette toutes les dix secondes à cause de la pluie, il écoutait finalement assez rigoureusement les paroles de la blonde. Cette dernière lui crachait son venin en pleine face, décidément très en colère contre Milo qui pour le coup ne comprenait pas réellement pourquoi. Il ne souvenait absolument pas d’elle et ne voyait pas du tout ce qu’il avait bien pu lui faire personnellement pour qu’elle soit aussi virulente. Il était assez évident qu’elle le détestait, mais il n’était pas réellement certain que cela soit uniquement pour le fait qu’il soit un chasseur, mais cela n’était bien sûr qu’un pressentiment. Une fois que la plus jeune eut terminé de vider son sac, Milo se tourna légèrement vers elle, non sans un certain sourire de premier de la classe. « Tu peux me détester autant que tu veux, ça m’est égal et tu sais quoi ? Je pense même que cela soit préférable. » Fréquenter un chasseur n’était jamais très bon pour un humain et encore moins quand celui-ci s’avère être aussi une chimère. Pluton était parfaitement au courant du danger qu’il représentait pour les autres, si bien qu’il était préférable que les humains lambdas se tiennent à l’écart -surtout s’ils avaient l’habitude de traîner à quelques rues de ravageurs.

Ses yeux scrutaient le visage de la plus jeune, cherchant à remettre un nom sur ces cheveux blonds et sur cette peau clair, mais rien ne venait. Un silence s’installa, presque gênant pendant qu’il fouillait dans sa mémoire, avant d’enfin se décider à répondre aux questions. « Je ne dis pas que ce tu fais est mal ou pas, a vrai dire je trouve ça même très bien qu’il existe des gens comme vous. Et tu vois, c’est exactement ça la différence entre toi et moi. Contrairement à toi, je ne tends pas à penser que parce que tu ne penses pas comme moi, tu as forcément tort. Je n’ai pas besoin de débiner tes idéaux et ton combat pour rendre le mien plus crédible. » Milo s’exprimait de manière très calme, tout en la regardant dans les yeux, comme pour donner du sens à ses paroles. « Tu peux penser le contraire, mais j’arrive parfaitement à comprendre pourquoi tu défends les goules et pourquoi tu souhaites une égalité. Seulement toi, tu n’arrives pas à comprendre que ce ne soit pas le cas de tout le monde, mais est-ce qu’on peut réellement t’en vouloir ? Non. » Le jeune homme doutait sincèrement que ces belles paroles résonnent un jour dans l’esprit de la jeune femme, mais il se plaisait à se dire qu’il avait au moins essayer, alors qu’il aurait pu seulement partir et l’ignorer.

Doucement, il détourna le regard, observant la rue déserte qui prenait des airs d’apocalypse sous cette pluie battante. « Le jour où tu découvriras tes voisins en morceaux dans leur salon, ta famille en train se faire dévorer vivante dans leur jardin ou alors quand tu te feras attraper par des ravageurs qui te vendront comme un vulgaire steak, alors tu comprendras peut-être que certains choisissent un combat différent du tien. » Sans la moindre difficulté, il revoyait les corps dispersés dans le salon du numéro 16, une image qu’il ne pourra jamais effacer de sa mémoire. Il y avait trop d’histoires similaires à Détroit et partout dans le monde, qu’il n’arrivait pas à comprendre que les autres ne puissent pas comprendre leurs actions. Surtout les siennes, lui qui ne chassait que les osseux, ceux qui n’avaient plus rien d’humain. « Finalement, peut-être que tout le monde à raison, parce qu’après tout, il faut être bien limité pour penser qu’il n’existe qu’une seule et véritable solution à la grande question qu’est la vie. Rien, ni personne ne sera jamais tout blanc ou tout noir, il faut juste accepter les deux côtés pour avancer. » Si Milo n’était pas manichéens pour deux sous, il n’en dirait pas autant pour la blonde, qui avait l’air de le diaboliser simplement parce qu’il était, d’après elle chez les méchants.


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Ven 29 Sep - 17:36



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Ses mots résonnèrent dans le vide de l’ancienne usine automobile. Pas le moins du monde touché ni même affecté par ce qu’on lui disait, le jeune homme était on ne peut plus serein – et ce même si les traits de son visage apparaissaient bien plus tirés à la lumière fade du jour.  Ce n’était pas un état d’âme qui la toucherait, non, elle était sûre qu’avec Hopkins elle était bien capable de jeter aux oubliettes sa compassion. « … Je rêve. » souffla t-elle, au bord de l’implosion.

Monsieur avait donc un avis sur la question ? Merveilleux. Il pensait que c’était le moment idéal pour disserter ? Apparemment, ça se confirmait. Plus Milo parlait, moins Joe parvenait à réprimer la mine proprement ahurie, choquée qui se dessinait sur son visage. Quelqu’un ici-bas devait sûrement croire que Jolene Pearson attendait une bénédiction depuis le départ pour penser ce qu’elle voulait comme elle le souhaitait ; il ne pouvait en être autrement. Et alors qu’il poursuivait, toujours plus convaincu par sa propre attitude maîtrisée et ses airs faussement pacifistes, Joe hésitait sérieusement à appeler le médecin du groupe pour venir ausculter Milo qui n’avait pu qu’attraper la fièvre jaune pour nager dans un délire aussi mégalo.

L’avantage de toute sa tirade fut le mutisme de la blondinette qu’il allait savourer avec fierté. Elle ne le coupa pas une seule milliseconde, l’observant de ses grands yeux bleus fascinés – le mot n’était pas moindre – par l’aptitude du personnage à retourner sa veste. « Nan vraiment, je rêve. » murmura l’étudiante après un long moment sans parler. « Tu sais que ça me fait ni chaud ni froid, ce que tu penses de ce que je pense ? » Il ne devait pas en avoir totalement conscience. « Visiblement non. Merci d’avoir partagé ta science infuse avec moi cela dit, mais la prochaine fois, tu peux la dispenser à une personne que ça intéressera vraiment. » Irritée, elle secoua la tête.

Le reste n’était pas plus glorieux puisque non content de lui faire comprendre subtilement entre les lignes qu’elle était la plus étroite d’esprit dans ce combat, il ne se gêna pas pour la provoquer un peu plus dans ses retranchements. Elle frémit. Ses mots avaient un relent trop cruel pour ne pas être vrais, et quelque part, il était difficile de ne pas supposer que ce qu’il évoquait ne relevait pas d’un souvenir fantasque mais d’une histoire belle et bien réelle. Elle avait été élevée dans la bienveillance et la naïve possibilité qu’une cohabitation fût envisageable ; lui avait peut-être été éduqué par la terreur et les horribles faits divers qui peuplaient les journaux. Sa réponse fut rageuse, quasiment agressive. « Amen ! » Loin d’être croyante, Joe commençait peu à peu à se dire que c’était peine perdue et qu’il y avait bien peu de chances pour qu’un jour, une personne comme lui puisse s’entendre avec quelqu’un comme elle. Mais comme il l’avait si justement dit – la seule phrase censée de tout son baratin d’ailleurs -, c’était mieux ainsi. « Tu sais quoi, fais comme t’as envie, et je fais comme j’ai envie. Je vais pas chercher à te faire changer d’avis, tu as tellement l’air de savoir tout mieux que tout le monde, tu dois avoir une vie irréprochable pour te comporter comme Ghandi. » Elle leva les bras en l’air, telle la coupable qu’elle reconnaissait être en étant un tout petit peu trop franche, et un petit peu trop moqueuse dans le même temps. « Ah non, pardon, Ghandi n’affiche pas les goules innocentes en public devant des dizaines d’étudiants. » Puisqu’il tenait tant que ça à jouer les saints, il était temps qu’une personne un brin sensée le ramène sur la terre ferme.

La demoiselle se redressa, subitement lessivée et rattrapée par le constat soudain qu’elle ne faisait rien de ce qu’elle prétendait dire. Elle n’allait pas rentrer dans son jeu, c’était trop facile. Joe était ici pour les autres, pas pour flatter son petit égo dans une bataille perdue d’avance face à plus fort qu’elle. Déjà prête à faire marche arrière non sans que cela lui coûte, elle refréna le demi-tour qu’elle s’apprêtait à effectuer, levant sa main gauche en l’air comme pour marquer une pause dans cet échange de balles orales à blanc. « Au fait. Le seul truc que je voulais savoir – et que je saurai définitivement pas -, c’est ce que tu fous là mais tu me fais perdre mon temps. Va fumer ta clope ailleurs qu’ici, c’est tout ce que je te demande. Je comprends pas pourquoi t’es là, j’ai juste pas envie qu’il y ait le moindre problème ici, si t’es trop débile pour piger que ta présence va devenir rapidement problématique, libre à toi de rester. » Et s’il se retrouvait pris à parti par d’autres … Joe préféra ne pas y songer. Elle n’avait pas envie d’imaginer ce que ça serait que de le défendre.

Elle était prête à partir, à le laisser en plan lui et son abominable façon de retourner la situation, de lui donner du tu es limitée sous forme de leçon moralisatrice à peine voilée. Sérieusement, quelle personne pouvait humainement encaisser autant de culot de la part d’une personne aussi peu irréprochable ? « Hey ! » La voix la fit freiner des quatre fers, bloquée sous la pluie et encore touchée dans son orgueil, son regard sautant de Milo à la silhouette à l’intérieur du bâtiment bétonné qui venait de la héler.

Le bon sens lui fouetta le sang alors qu’elle regardait une nouvelle fois le visage encapuchonné de Milo ; si ce type de l’association la trouvait dehors avec un très supposé – et très avéré – chasseur de créatures, elle pouvait faire une croix sur eux et surtout devenir rapidement assimilée à quelque chose qu’elle faisait tout sauf tolérer. Elle pourrait aussi en vouloir à vie à cet abruti, mais elle n’avait aucunement l’intention de passer le reste de son existence à consacrer tout ou parti de ses pensées à ce dernier. Le troisième humain, quant à lui, semblait s’approcher d’eux et la blonde devait trouver une solution, maintenant. Pas le choix, pas le temps de cogiter sur un plan hautement rôdé, la spontanéité et un peu d’imagination feraient le reste. « Tout va bien Joe ? »

Sans rien demander de son avis à Milo, elle le poussa de son bras libre – celui qu’on ne pouvait voir, masqué par le mur - et lui arracha de la bouche sa cigarette, ce qui n’aurait clairement pas plus de sens aux yeux du jeune homme que si elle s’était mise à danser la gigue sous la pluie. « Oui ! Oui, ça va. » Elle se força à composer un sourire rassurant, avant de lever la clope à moitié entamée dans l’air. « Je … Je suis juste partie fumer, j’arrive. » Comme pour appuyer ses dires, elle tira une taffe, recrachant la fumée aussi sec à la façon d’un dragon furibon qui, de surcroît, ne supportait même pas l’amertume cendreuse de la nicotine. « J’en ai pour deux minutes ! » Le bénévole parut convaincu, la contempla d’un air compréhensif pendant quelques secondes péniblement longues avant de se détourner d’eux pour revenir aux goules. Heureusement qu’il ne s’était pas proposé de la rejoindre, fit remarquer sournoisement son subconscient. Aussitôt le danger éloigné, Joe envoya le mégot au lointain en grimaçant, disparaissant de l’ouverture béante de la bâtisse et de la vue des autres membres de l’association. « Dégueulasse. » commenta t-elle avec la furieuse envie de cracher par terre jusqu’à ne plus avoir le goût du tabac imprégné sur sa langue.
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Sam 30 Sep - 18:14


bloody oreo
joe pearson & milo hopkins
Pour une fois, qu’il avait pris le temps de discuter posément, il se retrouvait face à un véritable mur. La blonde n’essayait pas de le comprendre et pour dire vrai, il n’était pas sûr qu’elle ait écouter ne serait-ce qu’un mot de son beau monologue. La rancune qu’elle semblait éprouver à son sujet était visiblement bien trop grande pour engager la conversation et si jusque là, il en avait ignoré la raison, ce n’était désormais plus le cas. Dans sa colère, la blonde avait craché le morceau, faisant référence au comportement qu’il aurait pu avoir avec un étudiant à l’université. « C’est donc pour ça que tu me détestes autant ? Parce que j’ai été méchant avec tes amis ? » Milo s’était montré plus d’une fois désagréable avec des étudiants goules, et bien sûr qu’il avait été plus d’une fois agressif, méprisant et humiliant à leur égard. A l’époque, il y voyait une technique d’intimidation pour éviter les plus faibles d’entre eux de céder à la facilité, sa manière à lui de faire en sorte que ces derniers ne commettent pas l’irréparable et de finir comme ces créatures qu’ils chassent -un mal pour un bien. Alors peut-être qu’il n’aurait pas dû faire ainsi et peut-être qu’aujourd’hui encore il ne fait pas toujours les bons choix, mais regretter ces détails ne lui servait à rien, parce qu’il préférait largement regretter d’avoir fait des choses que l’inverse et dans ce monde l’inactivité ne lui paraissait pas possible. Cependant, il ne chercha en aucun cas à se justifier ou même à en savoir plus sur cet événement, se contentant alors d’un haussement d’épaules accompagné d’un léger sourire. Après tout, il était préférable qu’elle continue à le voir sous cet angle, elle n’en sera que moins triste quand la mort ou la folie l’emportera.

Ce qui l’avait amené en ces lieux, elle ne le saura sûrement jamais et encore moins aujourd’hui. Son secret était plus important que son image et il préférait largement être détesté plutôt que sa nouvelle identité ne soit découverte. De plus, il n’avait aucun compte à lui rendre, ni sur la raison de sa présence, ni sur le comportement qu’il avait pu avoir dans sa vie, si bien qu’il décida d’ignorer sa question. Milo n’avait plus rien à lui dire et visiblement cela était parfaitement réciproque. C’était le moment pour les deux de se séparer et de reprendre chacun leur existence de leur côté. Seulement, c’était sans compter l'arrivée d’un invité surprise. Pas réellement d’humeur à faire face à une goule, Milo se recula le plus proche du mur, tout en replaçant sa capuche sur sa tête pour dissimuler au maximum son visage. Sa tête, comme toutes celle des chasseurs étaient mise à prix, et il suffisait d’une seule goule assez haineuse pour déclencher une véritable chasse à l’homme.

D’un geste rapide, la blonde lui arracha sa clope pour en prendre un bouffée, avant d’expliquer qu’elle prenait simplement une pause cigarette à l’inconnue. Un alibi parfait qui allait sûrement lui valoir de passer incognito. Bien sûr, elle ne le faisait que dans son but, celui de ne pas se faire voir en train de parler avec un chasseur, mais qui aidait grandement ce dernier. L’inconnu sembla satisfait de ce mensonge et retourna vaquer à ses occupations. Un petit soupire de soulagement s’échappa de la bouche du plus âgé, tandis qu’il se décolla doucement du mur pour refaire face à la blonde. « Bien que je me doute que ce n’était aucunement pour moi, merci de ne pas avoir signalé ma présence. » Milo, bien que cela ne lui faisait pas franchement plaisir, lui devait désormais un service en échange de la mort certaine dont elle l’avait épargné -après tout, elle aurait très bien pu crier au loup et ramener une horde de goules en colères. Un service qu’il rendra quand le moment se présentera, mais pour le moment, il était temps de quitter cet endroit. D’un geste assez lent, il se pencha vers la blonde et lui attrapa assez jouer la cigarette qu’elle tenait encore. « Sur ce, je te reprends ça, Joe. » Un clin d’oeil en citant le prénom qu’il avait attrapé au cour de cet échange avec l’inconnu, avant de lui souffler un peu de fumée au visage et de disparaître doucement entre les batisses en ruine.


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