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 Problem child. (Joe)

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Lun 9 Oct - 16:54


Elle lâche un soupire, alors qu'elle signe son dernier rapport de la journée. Quand Kate a postulé pour devenir détective, elle n'avait jamais imaginé qu'elle aurait autant de paperasse à faire. Chaque intervention était suivie d'un dossier, d'un rapport à faire à sa hiérarchie. Si certains inspecteurs pouvaient se permettre de rendre des dossiers bâclés, ce n'était pas son cas. Elle se savait observée ; elle savait qu'au moindre faux pas, on se jettera sur elle. Alors la brune remplit chaque rapport avec minutie, sans jamais oublier le moindre détail. C'est du travail en plus, une autre concession à faire pour garder ce poste auquel elle tient tant. Et malgré tout ça, elle n'y renoncera pas, jamais. Et tant pis si ça la place parfois au beau milieu de cette relation tendue hommes/goules. Enfin, elle se relève, s'étire un peu, ses membres fatigués d'être restée assise si longtemps. Kate dépose le dossier sur le bureau de son supérieur et alors qu'elle s'apprête à partir pour trouver un repos bien mérité, voilà qu'on l'interpelle. « On a appelé pour signaler de l'agitation à Downtown. Ça t'dérange d'intervenir ? C'est sur ton chemin, de toute façon. » Manière polie de lui faire comprendre qu'elle a pas vraiment le choix, au final. La goule hoche la tête. Dans tous les cas, elle aurait accepter, alors à quoi bon lutter et prétendre le contraire ? Elle salut les collègues qu'elle croise en sortant du commissariat en guise d'au revoir ; certains répondent, d'autres non. Certains même, la dévisagent avec mépris. Elle est devenue insensible à force, Kate. Bien entendu, ça a toujours le don de l'agacer, et elle aimerait parfois lui hurler au visage qu'ils sont cons, tous autant qu'ils sont ; qu'elle est probablement bien plus douée que la plupart de ces débiles qui se croisent supérieurs à elle à cause de leur statut d'humain ; qu'elle a jamais demandé à naître comme ça ; qu'elle a parfois cette envie virulente de leur arracher la jugulaire, et même pas pour se nourrir, seulement parce que la bête en elle gronde, mécontente d'être si peu considérée, d'être autant maltraitée. Mais elle fait rien de tout ça, Kate. Elle garde son calme habituel, les ignore comme elle le peut. Elle se doute bien qu'ils font partie de ces gens qui ont un avis arrêté, un avis conservateur que rien ne changera, pas même le passage du temps. Et si elle s'arrête sur chacun d'entre eux, la brune n'aurait jamais le temps de faire son travail.

La jeune femme ne tarde pas avant de trouver le lieu du délit. Aussitôt, un soupire s'échappe de ses lèvres. C'est qu'elle connaît une des protagonistes qui prend part à la scène qui se déroule sous ses yeux. Elle est qu'à moitié étonnée, Kate. Elle s'empresse alors de garer sa voiture sur le trottoir, avant de descendre. Aussitôt, elle montre sa plaque aux intéressés, ce qui a le mérite de faire baisser le volume de certains. « Quelqu'un m'explique ce qui se passe ici ? » qu'elle demande, même si elle a déjà sa petite idée. Elle range sa plaque, examine les alentours. La Fitzpatrick comprend alors qu'il y a deux clans visibles qui prennent part à cette altercation. Ou plutôt, deux clans et, à côté de ça, des curieux, arrêtés pour se rincer l’œil et se délecter du spectacle. A croire que certains se nourrissent de conflits, étant donné l'avidité avec laquelle ils se jettent sur la moindre occasion d'assister à une dispute qui ne les concerne même pas. « J'ai rien fait, moi. C'est l'autre hystérique, elle gueule pour rien. » qu'il dit en désignant la blonde face à elle. Aussitôt, Kate se tourne vers elle. « Tu m'expliques, Joe ? » Parce que bien entendu, il faut que Joe soit au cœur de ce spectacle rocambolesque, de cette agitation dont profite tout le quartier. Elle se doute que le sujet de cette discorde est probablement une discrimination, que ce soit envers une goule ou toute autre minorité au final, faite part le type en face d'elle. Il a probablement la quarantaine. Il est plus grand que Kate, plus costaud aussi, même si son apparence se rapproche plutôt de celle d'un amateur de bières et de junk food que d'un gymnaste. Enfin, peu importe son apparence, sa taille ou sa corpulence ; rien n'arrête Joe. C'est admirable, au fond. Mais c'est aussi foutrement dangereux. « Et vous autre, circulez, vous avez rien à faire ici! » qu'elle affirme avec autorité aux voyeurs formant l'attroupement. Certains soupirent mais quittent les lieux, probablement effrayés à l'idée d'avoir des ennuis avec la justice. D'autres restent, malgré tout. Probablement qu'une femme flic est pas assez imposante pour leur faire peur, ou du moins, pour surpasser leur insatiable envie de tout savoir.

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Mar 10 Oct - 17:55



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Ca faisait un quart d’heure qu’il braillait, toute la rue devait très audiblement l’entendre. Même les gens de passage se retournaient sur lui, partagés entre la gêne et l’agacement. Mais personne ne disait rien. De toute manière, personne ne disait jamais rien.

C’était bien ça qui l’excédait, il était là le cœur du problème ; les gens vivaient en ayant la tête coincée dans le sol pour ne pas voir l’évidence sous leur nez. Des propos infects, des regards de travers sans raison, des petites injustices du quotidien permanentes et aussi courantes qu’un papier de bonbon qui traînait par terre. Aujourd’hui, c’était un débile dont le cerveau avait été lavé à coups de propagande et de clichés sur les chimères, les goules et tous ces individus si « bizarres », « si anormaux », si « éloignés du divin ». Il énonçait sa parole comme une vérité générale particulièrement insultante à l’égard de la population goulesque. Bien sûr. Pourquoi les catholiques devaient-ils forcément se retrouvés associés à des imbécilités de fanatiques ? En voilà un qui n’était pas prêt de servir la cause d’aucune déité à ce stade.

Brandissant tracts racoleurs et slogans provocateurs, il s’amusait à tourner en dérision ces créatures du Diable qui avaient peu à peu colonisé nos villes. D’après ses dires, d’autres pays avaient été « plus courageux que nous, Etats-Unis, et avaient quitté le navire avant que les rats ne le sabordent ». Plus Joe subissait son discours tandis qu’elle attendait qu’on lui serve son café noir brûlant au stand ambulant, moins la patience de la demoiselle résistait aux assauts verbaux de cet empoté. Et toujours pas une réaction à l’horizon … Petit à petit, ce chemin nauséabond cousu d’injures et d’absurdités débitées en continu lui tapait sur le système et la blonde se saisit de son gobelet fumant à peine payé mais ne s’éloigna pas du trottoir bondé. Non, mieux encore, elle fonça droit vers l’homme et l’interpella de sa voix la moins discrète, faisant se retourner quelques têtes. « Non mais vous pouvez pas la fermer là ! Vous gonflez tout le monde avec vos conneries là ! »

Un grain de sable dans la mécanique, et l’intéressé se retrouva tout à coup avec le sifflet coupé. Pas pour bien longtemps, malheureusement, puisqu’il reprit du poil de la bête rapidement et gonfla le torse. « Ah bon ? Eh bien pourtant personne n’est derrière vous pour vous soutenir, mademoiselle ! D’ailleurs si les gens étaient vraiment dérangés, ils me l’diraient, non ? » L’argument le convainquait lui, c’était déjà ça de gagné. « La vérité c’est que je dis les choses qui dérangent ! Les choses vraies ! Nous sommes envahis, et bientôt il sera trop tard ! Ces sous-races doivent quitter notre Terre et … » Splash. C’était parti tout seul, le grand gobelet de café avait valsé au visage du type. Si c’était le seul moyen de le faire taire, après tout, autant essayer.

Le cri qui suivit fut au-delà des attentes de Joe. Tel un grand brûlé, il se mit à s’égosiller, s’époumonant non sans lui adresser quelques insultes qui ne firent ni chaud ni froid à Joe. Elle était trop satisfaite pour comprendre que la suite n’augurait rien de bon et que surtout, des gens commençaient à se mêler à l’histoire. Des gens s’attroupaient ; certains riaient et prenaient en photo l’homme maculé de café, d’autres paraissaient plutôt intéressés mais voulaient voir jusqu’où la confrontation irait.

Les mots et les gestes auraient pu aller beaucoup plus loin, mais il avait suffi d’un mouvement de foule pour que la police s’alerte et débarque. Et pas n’importe laquelle, s’il vous plaît. La voix si familière de l’agent lui arracha un soupir irrité, elle qui pressentait qu’elle allait encore se retrouver ennuyée à tort. Joe faillit s'étouffer à l'idée de se faire traiter d'hystérique par un cinglé. « Y a rien à expliquer, c’est un abruti. » L’homme voulut répliquer mais n’en eut pas le temps. « Mais c’est vrai qu’ici on laisse vivre paisiblement les gens qui agressent ceux qui n’ont rien fait. D’ailleurs on les laisse même dire en public que les goules sont des sous-races. C’est parfaitement normal, ça, hein ? » Son visage n’était plus du tout tourné vers le concerné mais vers Kate, dont elle guettait la réaction avec une vive inquiétude.

L’autre s’offusqua, reprenant son ton de voix énervant et ses manières de grand orateur raté. « J’ai pas dit ça comme ça ! C’est n’importe quoi, mes propos sont déformés, vous allez pas gober ça ? Et puis c’est pas une raison pour ébouillanter les gens ! Je pourrais porter plainte, moi ! » Joe manqua d’éclater de rire et renifla de dédain, le fusillant du regard. « Moi aussi je pourrais porter plainte pour atteinte à la connerie, c’est pas pour autant que je le ferai ! » L’échange relevait d’un haut niveau de puérilité, c’était le moins qu’on puisse dire. « Mais enfin dites quelque chose ! Vous connaissez cette fille, c’est une délinquante je parie ! » Le regard bleu de Joe défiait presque Kate de ne pas intervenir. Parce qu’elle savait pertinemment que la plus jeune avait raison et qu’elle aurait tous les droits de coller une beigne à cet imbécile – mais évidemment, la loi et l’ordre étaient deux choses inébranlables et toutes les bonnes intentions de la blonde n’y changeraient rien.
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Lun 23 Oct - 17:07


Kate, elle a appris il y a bien longtemps à se contrôler en présence d'individus hostiles. C'est le problème quand on fait partie d'une minorité qui dérange ; on est persécuté, ou du moins, grandement critiqué. Elle s'est rapidement aperçue qu'elle ne pourrait jamais leur répondre à tous, même si ça lui broyait les entrailles d'entendre des propos aussi infâmes utilisés à son encontre – à leur encontre – à croire qu'ils n'étaient que des bêtes assoiffées de sang, incapables d'être blessée par ces insultes et parfois même, menaces. Alors la goule a pris le parti de les ignorer. De leur prouver, en étant meilleure qu'eux, qu'elle vaut bien mieux qu'eux. Qu'ils ne l'atteignent pas, même si c'est pourtant parfois le cas. De toute façon, on peut pas raisonner avec ces gens là. Ils sont persuadés d'avoir raison, d'être les uniques détenteurs de la vérité absolue. Kate pourrait bien leur prouver de toutes les façons du monde qu'elle ne ferait jamais de mal volontairement à qui que ce soit, qu'elle vaut bien autant qu'eux, ils n'accepteraient jamais d'avoir tort. Peut-être que dans quelques dizaines d'années, ce sera plus facile pour les goules. Le regard de la jeune femme quitte son amie quelques secondes ; le temps de toiser l'individu gênant face aux révélations faites par Joe. Son regard se fait plus noir qu'à l'accoutumée, et elle doit se faire violence pour ne pas simplement hurler ses vérités à l'homme se trouvant face à elle. Bien entendu, elle comprend et partage l'agacement de Joe mais elle continue à vouloir que la jeune femme soit plus tempérée. Non pas qu'il y ait quoi que ce soit de mal à assumer son opinion. Simplement, ça pouvait être dangereux. Nombreux sont les individus qui détestent avoir tort, et qui détestent encore plus quand on le leur fait remarquer. La détective a peur qu'un jour, Joe ne tombe sur quelqu'un de peu patient, d'enclin à la violence. Et Joe fait partie de la poignée de personnes que Kate veut protéger plus que n'importe quoi d'autre. Elle sait pas vraiment pourquoi. Peut-être parce que malgré son fort caractère, elle reste un petit bout de femme -bien qu'elle soit toujours plus grande que la brune - ; elle est jeune, peut-être un peu insouciante. Puis surtout, il y a cette espère de pureté chez Joe, cette volonté d'améliorer le monde que Kate admire et qu'elle veut voir la blonde conserver le plus longtemps possible. Et, alors même que la détective essayait de rester la plus impartiale possible, voilà que l'homme a le culot de s'offusquer, d'accuser Joe d'être une délinquante. La brune prend alors un air détaché, hausse les épaules. « En tant que sous-race, je crains bien que je ne puisse pas faire grand-chose pour vous aider, monsieur. C'est au dessus de mes capacités. » Le mot est amer, semble lui brûler la langue. Son statut d'officier l'empêche d'être aussi virulente que ce qu'elle voudrait bien être ; pour autant, elle ne compte pas prendre parti pour l'inconnu. « Mais.. C'est un malentendu, je n'ai jamais voulu insulter qui que ce soit ! Puis.. Vous oubliez le café alors, c'est une agression ça ! » Visiblement, le voilà prêt à jouer la carte de la victime jusqu'au bout. Probablement est-il vexé que quelqu'un ait osé intervenir pour le remettre à sa place. « Monsieur, il y a ici une rue bondée prête à témoigner des troubles à l'ordre publique dont vous êtes l'auteur. Mais si vraiment vous y tenez, on peut aller au poste pour régler toute cette affaire. » Kate comptait sur l'effet dissuasif de sa menace implicite et polie pour que l'homme se décide enfin à arrêter son cinéma. L'hésitation se lit sur ses traits, quelques secondes se passent. « Ce n'est pas la peine d'en arriver là, c'est.. Un malheureux accident. » Le soulagement envahit Kate. Elle n'était pas sûre d'avoir réussi à le convaincre. Même si une plainte pour un café renversé ne mènerait pas loin, elle préférait éviter tout problème éventuel pour Joe. L'inconnu marmonna quelques mots incompréhensibles avant de s'éloigner enfin, ce qui provoque une dissolution presque instantanée du groupe encore formé autour d'eux, probablement déçu que les choses ne soient pas allées plus loin. C'était l'avantage de son métier ; il s'agissait de menacer d'aller au poste pour que tout de suite, la brute ne se calme. Kate reporta son attention sur Joe. « Je vais finir par avoir beaucoup trop de cheveux blancs à force de m'inquiéter pour toi. » qu'elle dit sur un ton léger. Elle plaisantait et pourtant, il y avait cette trace d'inquiétude dans sa voix, trace qu'elle essayait de réprimer au mieux. « Je te raccompagne ? » C'était pas vraiment une question ; à peine avait-elle dit ces mots qu'elle se dirigeait vers sa voiture, sûre que la jeune femme finirait par la suivre.

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Mer 25 Oct - 14:39



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Quand Joe l’entendait répondre à cet abruti, elle admirait cette force de pouvoir rester inatteignable, ce recul de celle qui n’était pas affectée par les horreurs que les autres débitaient à la minute. Kate en avait peut-être vu d’autres, peut-être qu’elle avait essuyé bien pire. Ca ne rendait rien excusable ni normal et songer au nombre de fois où l’agent avait du traverser des situations de ce genre rendait malade la blonde. Elle se tint tranquille cependant, comme si la présence de Kate suffisait à ce qu’elle se calme peu à peu et cesse de faire des vagues. Les remous s’étaient calmés, s’écrasaient doucement, et les badauds se désintéressaient progressivement de la scène. Le spectacle s’achevait sous l’indifférence générale, personne ne sortait de cet échange grandi ou plus tolérant. Non, tout le monde s’en foutait. Il y aurait bien un autre incident avant la fin de la journée à raconter chez soi ce soir, quelque chose de plus croustillant.

Les menaces sous-jacentes d’une potentielle visite au poste par la trentenaire parurent avoir l’effet escompté sur l’homme qui, toujours aussi renfrogné, cessa ses jérémiades. Qu’il porte plainte, pensa une Joe échaudée, elle n’avait absolument aucun problème avec ça. Ce type était juste un gros con qui n’avait eu que ce qu’elle méritait – et si Fitzpatrick avait lu dans ses pensées elle lui aurait sûrement fortement déconseillé d’adopter cette attitude agressive si elle venait à être convoquée pour répondre de ses actes. Heureusement pour la brune, on lui épargnait le fil vindicatif de ses réflexions intérieures et c’était mieux pour elle et son état nerveux.

Ca se confirmait tandis que la plus âgée se tournait enfin vers elle, signe qu’on allait s’occuper de son cas à présent. L’étudiante appréhendait déjà la morale qu’elle subirait très probablement. « Faut pas, je vais bien. » Vrai ou pas, Jolene n’avait jamais besoin de réfléchir longtemps pour certifier cela. Elle percevait la véritable intention de Kate derrière ses mots et nourrir les craintes des autres n’était ni dans sa nature ni dans ses habitudes. Un sourire et ça suffisait généralement – mais là, la colère était encore trop forte pour pouvoir esquisser quoi que ce soit. « C’est plutôt pour le cerveau de ces débiles qu’il faudrait qu’on s’inquiète. Plus on avance, pire c’est ! » rétorqua la jeune fille avant d’ouvrir la portière pour s’engouffrer dans la voiture de fonction de son interlocutrice. A croire qu’elle finissait par se faire à ces trajets improvisés.

Aussitôt la ceinture de sécurité bouclée, Jolene commença à dévoiler l’arsenal de ses arguments pour tenter de justifier sa conduite. Certes, elle avait oublié sa retenue et avait consciemment laissé sa sagesse au vestiaire ce matin mais maintenant que ses nerfs en pelote se dénouaient, elle voulait au moins avoir le droit de réponse. « J’allais pas le laisser dire n’importe quoi en pleine rue. » Premier point important auquel Kate serait au moins sensible puisque concernée. Cracher sur le dos des goules était devenue une passion pour certains américains, au risque de mettre tout le monde dans le même panier – notamment les chimères et toutes ces personnes qui se battaient au quotidien pour prouver qu’elles étaient aussi humaines qu’eux.  « Et puis je lui ai rien fait de mal, il va pas mourir d’une brûlure. » C’était rien qu’un peu de café, pas un opposé d’eau bénite, aurait bien rajouté Joe mais elle n’était pas sûre que la brune allait tout de suite en rire ; aussi retint-elle cette plaisanterie pour plus tard. « Est-ce qu’on va au commissariat ? » finit par demander le plus ingénument du monde l’interne avant de poursuivre. « Tu comprends, si jamais je rate des cours, il faudra un mot d’excuse. » C’est complètement faux et Kate le sait, mais peut-être que ça la ferait sourire un petit peu et ce serait déjà une bon antidote à l’inquiétude.
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