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 Bohemian Rhapsody. (Jaco)

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Dim 15 Oct - 18:17


« Quoi ? Ouais, on a r'trouvé le cadavre d'une goule. Ou d'une chimère. 'fin j'sais pas faire la différence et j'm'en tape. » Kate prête même pas attention aux propos de son collègue. Elle le connaît bien, ce type. C'est le genre à l'ouvrir haut et fort, à cracher sur les goules à la moindre occasion ; mais c'est aussi le genre qui se pisse presque dessus quand Kate perd patience et ose le ton. En fait, c'est ça le problème des intolérants ; ils sont effrayés. Ils pensent qu'à la moindre contrariété, ils seront croqués, dévorés jusqu'à l'os. Alors il y a ce mécanisme de défense, celui-là même qui les pousse à devenir agressif, hostile face à l'inconnu. Faut quand même être sacrément con pour provoquer ce qui nous fait peur. Bref. Son collègue a jamais été connu pour sa vivacité d'esprit, de toute façon. Et ses paroles en témoignent encore. « T'aurais du voir ça, c'était dégueu. J'suis arrivé sur les lieux en premier et j'ai failli dégueuler en voyant toutes les tripes. » Kate lève les yeux au ciel. L'envie de lui arracher les tripes pour le faire taire ne lui manquait pas. Non pas qu'elle ait envie de le dévorer. Ça a probablement une saveur particulièrement fade, ou peut-être amer, les crétins dans son genre. Mais si seulement il pouvait se taire quelques instants pour qu'elle finisse son rapport.. Il ne devrait même pas être là, de toute façon. « Sa tête était intact, par contre. On l'a pas encore identifié mais c'était un mec brun, du style beau gosse, 1m75. » Et d'un coup, l'attention de la brune est attirée. Elle lève les yeux, son cœur loupe un battement. C'est un peu idiot, au fond. Il devait y en avoir pas mal, des hommes qui correspondent à cette description. Rien ne garantissait qu'il fasse forcément partie de son entourage. « On a comparé avec la base de données des goules recensées et ça a rien donné, alors l'type l'était surement pas. » Les battements de son cœur s'accélèrent, sa cage thoracique semble sur le point d'exploser. Elle passe sa langue sur ses lèvres sèches alors que ses maintes deviennent moites. Soudainement, la Fitzpatrick se lève, s'empare du dossier. « Qu'est-ce que tu fous, Fitzpatrick ? » Elle ignore son collègue qui continue de pester et tourne les pages avant de tomber sur la photo de la victime. Le soulagement l'envahit ; son rythme cardiaque revient à la normale. Sans dire un mot, elle claque le dossier contre la poitrine de l'homme – qui ne manque pas de l'insulter au passage, sans qu'elle ne réagisse –, range rapidement ses affaires et quitte la station, munie de son sac et sa veste. Kate avait pas prévu de repartir aussitôt. En général, elle faisait plutôt partie des officiers qui partaient le plus tard. Mais c'était plus fort qu'elle. Il y avait ce besoin qui la prenait aux tripes, celui de confirmer ce qu'elle avait constaté en voyant la photo.

Et la voilà qui tambourine à la porte, impatiente. Quelques secondes passent et enfin, la porte s'ouvre. Jaco apparaît, devant elle, clairement étonné. Cette confirmation visuelle était tout ce dont elle avait besoin pour être pleinement rassurée. Parce qu'elle avait vraiment cru que c'était lui, Kate. Pendant quelques instants en tout cas. Elle sait pas vraiment pourquoi. Peut-être parce qu'au fond, même si elle s'en mêle pas, elle sait bien que Jaco traîne dans des affaires plutôt louches. Qu'un jour, peut-être, il finira par s'attirer des ennuis, du genre de ceux dont on se remet pas. Et c'était cette crainte inconsciente qui avait guidé ses pas pressés jusque sa porte, sans même le prévenir de son arrivée. Elle perd pas une seconde, Kate. Elle se jette presque à son cou, écrase ses lèvres sur les siennes. Elle avait besoin de ce contact, même bref, comme énième preuve. Elle recule presque aussitôt, semble hésiter. « T'as de la chance. J'hésitais entre ça, et te gifler. » Le gifler, pour cette frayeur qu'il avait provoqué chez elle, sans même le savoir. « J'hésite encore, honnêtement. » qu'elle dit finalement, en haussant les épaules. Elle se justifie même pas, Kate. Elle se doute bien qu'il doit pas comprendre ce qu'il lui prend, mais elle a pas tellement envie de tout lui expliquer. Ça reviendrait à avouer qu'elle tient à lui, au moins un minimum. Et c'est pas trop son genre, à Kate. C'est même un domaine qui l'effraie, d'avouer qu'elle a ses faiblesses, qu'elle ressent, parfois trop même – et ça, peu importe qu'il s'agisse de sa famille, d'un ami, d'un amant. Alors elle dit rien pour l'instant, attend les questions qui vont sans doute fuser. Retarder l'inévitable – même si, au final, elle sait très bien que ça finira par des rires, aussi bien les siens que ceux de Jaco, face au ridicule de la situation, face à elle, qui s'est emballée pour presque rien.

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Dim 22 Oct - 14:55


Affalé contre le canapé usé, Jacó dévisage l'écran d'un oeil certes terne, mais attentif. Assis sur le fauteuil un peu plus loin, les écouteurs sur les oreilles et un PC sous les yeux, Felipe ne pipe mot, ne le regarde pas, et s'efface par sa simple présence. Mais le portugais sait ; à certaines occasions, l'oeil du gamin quitte son propre écran pour s'écraser sur la télévision et dévisager le personnage de Jacó exécutant des ordres pour le Coon, proutant à certains moments face à ses ennemis, gagnant des combats grâce à ses odeurs nauséabondes. À croire que le nouveau jeu de South Park a été créé pour combler Jacó et ses désirs de pet. De manière narcissique ou trop enthousiasme, il s'exclame parfois avec trop de voix assez pour passer la barrière presque infranchissable des écouteurs de l'ado muet qui, d'un oeil tout sauf charmant, le dévisage simplement. Jacó se contente alors de lui répondre par des sourires en coin ou par des clins d'oeil moqueurs qui méritent des roulements oculaires, avant que le gamin ne retourne à son occasion.
Lorsqu'on tambourine à la porte d'une puissance, Jacó est pris en plein combat. Forcément, Felipe garde les yeux sur son PC et ne fait aucun mouvement, mais la chimère ne s'en indigne pas. Il sait que le gamin n'ouvre pas la porte aux gens, et dans le même cas, ne leur ouvre pas grand chose. Un soupir traverse la gorge de Jacó alors qu'il bouge son cul, gratte son ventre en chemin tout en se rendant vers la porte d'entrée. Lorsqu'il jette un regard derrière lui avant d'ouvrir, il voit le môme qui disparaît dans les escaliers sans le moindre bruit, ne désirant voir personne. Jacó le comprend. Il attend qu'il ne soit plus visible pour ouvrir la porte.
L'homme papillonne des yeux une seconde, sous la surprise, lorsque c'est le minois adorable de Kate qui apparaître de l'autre côté. Déjà, un sourire charmeur se glisse sur les lèvres de Jacó et il ouvre la gueule pour sortir ses charmantes paroles qu'elle affectionne - ou pas - par dessus tout.
- Hé cutie, qu'il dit, un clin d'oeil accompagnant le tout, avant qu'elle ne s'accroche à son cou. Si la chose surprend, Jacó s'y accommode et passe ses bras autour de son torse pour la retenir contre lui, répondant de manière enthousiasme au baiser certes surprenant, mais tout au moins apprécié. Les Veloso, après tout, ne disent jamais non aux démonstrations affectives.
Si elle coupe l'échange assez rapidement, Jacó la garde tout de même entre ses mains. Il ricane face à ses mots tout en lui laissant une certaine liberté tout de même, dans ses bras.
- Bah dis donc, c'est sympa, qu'il continue, le rire encore dans la gorge mais surtout dans les yeux. C'est qu'ils brillent et que Jacó ne cache rien de son amusement, trop étonné par sa présence et aussi, comblé de la voir. Combien de temps, depuis la dernière fois ? Jacó ne compte plus les jours. À croire qu'il s'éloigne de plus en plus, sans réellement s'en rendre compte.
La pensée le fait froncer un peu des sourcils, et il se contente de la serrer un peu plus fort. Sage et charmeur, il pose un baiser contre son front et lui adresse un nouveau clin d'oeil.
- Tu veux rentrer ou tu préfères me gifler ? Enfin tu peux faire les deux, hein, t'sais, j'ai rien contre, qu'il continue, ricanant encore, toujours. Jacó s'amuse de tout. J'sais que t'aimes ça un peu plus hardcore, parfois, mon coeur.

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i feel like shit ; it must be love
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Bohemian Rhapsody. (Jaco)

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