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 dinopesto | jehan

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Dim 22 Oct - 17:40


dinopesto
what exactly am i to you ?
La lumière artificielle du seven eleven lui agressait les yeux, tandis qu’il tira la poignée du réfrigérateur. Son choix s’était porté sur une pasta box au pesto en réduction, qui lui rappellerait peut-être les saveurs de chez lui. Cela faisait un bon moment qu’il ne s’était pas offert un vrai repas et encore plus qu’il ne s’était pas dégourdit les jambes. En traînant dans une soirée étrange, il s’était laissé guider dans un squatte improvisé pour junkie et sans s’en rendre compte, il y avait presque passé la semaine sans donner de nouvelles à quiconque. Sa soeur allait sans aucun doute râler et bien qu’il en avait l’habitude, il préférait largement le faire une fois le ventre plein. Une fois son choix fait, il s’engagea dans la petite queue de la caisse, écoutant vaguement la conversation de deux afro-américains discutant des persécutions policières et du racisme aux états-unis. Ce nouveau pays était extrêment différent du sien et pourtant certaines choses semblaient constantes, néanmoins sentant son ventre gronder  il ne préféra ne pas se lancer dans une conversation. Une fois passé à la caisse, il jeta le ticket de caisse dans la poubelle et laissa le reste de monnaie à un sans abri et son adorable chien.

A la base, il comptait manger dans le parc et profiter un peu de l’air frais, mais comme la pluie semblait vouloir pointer le bout de son nez, il décida de prendre la route en direction du Page Turner. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Jehan et se demandait soudainement s’il allait bien. Prendre des nouvelles n’étaient certes pas dans ses habitudes, mais il n’oubliait pas pour autant l'existence des gens. Jehan était à Détroit la personne qui se rapprochait le plus d’un ami et bien que ce n’était certainement pas réciproque, ça lui évitait d’être tout le temps seul.

La pluie commença à tomber, martelant le front du jeune homme, qui ne pressa pas pour autant le pas. La sensation de l’eau qui coule sur son visage ne le dérangeait pas le moins du monde et courir le ventre vide s’avérait bien trop compliqué. La plupart des gens se pressaient sur le trottoir, l’évitant à chaque fois de justesse, tandis qu’il contemplait le paysage, comme un véritable touriste. Ayant laissé sa guitare dans sa cachette de fortune, il arriva sans trop se fatiguer devant la bâtisse du batîment, jetant un regard sur la gare routière par laquelle il était arrivé ici depuis Chicago quelques moins auparavant. Romeo se souvient sans la moindre difficulté de son arrivée ici, complètement perdu dans ce pays dont il ne connaissait finalement presque rien.  

Après avoir regardé par la fenêtre si son serveur préféré était là, il poussa la porte du la boutique. La chaleur des lieux lui réchauffa la peau, tandis qu’il s’avança en direction du comptoir. Les lieux étaient assez tranquille à cette heure-ci, ce qui lui permettait de pouvoir discuter tranquillement avec le jeune homme qui semblait déjà ronchonner au loin. « Grumpy chou !! Je peux avoir un chocolat chaud ? Et tu peux me faire chauffer ça ? Je meurs de faim !! » Un sourire enfantin, tandis qu’il prenait place sur un des tabourets du bar, tout en tendant sa pasta box, tel un trophé. L’insouciance du portugais contrastait très franchement avec l’air grave constant de l’autre, mais d’une certaine manière, Romeo trouvait cela terriblement attachant chez Jehan.
electric bird.
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Dim 22 Oct - 19:23


Le regard, glacial, traverse les multiples tables et s'arrête une brève seconde sur la porte, avant de s'écraser de nouveau sur la tasse de café. Un contenant fumant de crème à la main, il dévisage d'un air attentif le café avant d'y laisser couler le liquide pour former une feuille quelconque. Posées contre le comptoir, les coudes appuyées et la poitrine presque offerte, deux étudiantes ricanent et s’extasient de son oeuvre, papillonnant des cils comme des salopes, tandis que Jehan pose la première tasse devant elles. Avec la même dextérité, il s'exécute pour faire la suivante, créant un coeur sous la demande insistante de la brune. Comme si la putain de forme de sa crème allait changer quelque chose au goût de son latte. Dents serrés, l'esprit mouvementé, l'immortel finit son oeuvre et dépose la seconde tasse devant les deux idiotes, fin sourire sur les lippes. Celui-ci s'étire un peu plus, devenant tendrement doux, tandis qu'il leur adresse un clin d'oeil fort charmant. Forcément, elles gloussent et l’écœurent.
- Voilà pour vous, les filles. J'espère que ça vous plaira.
Si la voix est mielleuse, c'est uniquement pour attirer les abeilles - voire même un ours - en espérant qu'elles soient allergiques ou qu'elles se fassent bouffer. Elles prennent quelques secondes à le remercier et pendant l'échange, Jehan garde son sourire angélique, leur adresse même quelques paroles toutes aussi courtoises les unes que les autres pour mieux reprendre son air stoïque, lorsqu'elles s'éloignent.
Une seconde, la brune lance un regard derrière son épaule. Marr lui adresse un signe de la main, léger, et elle se retourne en rougissant.
Salope, va.
Les mots résonnent comme des horions dans sa tête, mais ne franchissent pas ses lèvres.
Si les pensées peu flatteuses à l'encontre des clients sont une régularité chez l'ajin, elles frappent avec plus d'intensité depuis quelques jours. Une part de lui sait pourquoi, bien qu'il ne peut que gronder plus fort, face à la chose, car il ne peut rien y faire. La simple cause de son agressivité ne fait que le rendre encore plus colérique.
Saleté de con, va.
Lèvres pincées, il s'exécute à nettoyer le comptoir du café d'un mouvement circulaire et régulier. Pendant les brèves secondes de repos, il parvient à se calmer un peu, avant de lever les yeux de nouveau. Il parcourt les tables, encore, puis dévisage l'escalier allant vers la bibliothèque, avant de lorgner sur la porte. Elle ne s'ouvre pas. La clochette ne résonne pas dans le café, presque inaudible sous le jazz loft chiasse qui se fait entendre depuis deux heures maintenant, car son collègue s'occupant de la musique aujourd'hui possède les goûts d'un sexagénaire sourd et black. Les dents se serrent une nouvelle fois et, étonnement, ses doigts sont douloureux, tant il appuie pour nettoyer la surface pourtant déjà impeccable.
Les yeux se ferment, doucement, tandis qu'il passe ses mains le long de son tablier. Inspirant lentement, Jehan retient son souffle quelques secondes, avant d'expirer longuement. Lorsqu'il ouvre les yeux, la clochette a manqué à ses oreilles, et la voix de Romeo lui agresse les oreilles.
Forcément, la rage ne diminue pas. Elle augmente. À ce stade, la mâchoire hurle de douleur.
Tournant les yeux en direction du toxico, Marr ne prend pas la peine de revêtir un sourire angélique. De un, car l'autre est parfaitement au courant des airs peu enchanteurs de Jehan, et deuxièmement, car ce con possède le sourire le plus angélique des environs et que Jehan a bien envie de lui fracassé toutes les deux, juste à le voir.
- Meurs, qu'il gronde pour tout répondre, avant de lui extirper le plat des mains presque violemment. Pendant une seconde, l'immortel a bien envie de jeter le truc aux chiottes ou alors, d'y foutre une salière en entier, mais à voir les joues creuses du con et l'état de ses vêtements, il devine bien qu'il n'a pas dévoré depuis un moment. La mine fermée, les sourcils froncés, Jehan balance donc le plat au réchaud et dévisage les secondes filées sur l'écran.
Une fois le plat chauffé, il retourne vers lui. Il lui faut une bonne partie de son contrôle pour ne pas cracher dans le repas lorsqu'il croise de nouveau son sourire d'imbécile.
- Étouffe toi, surtout, qu'il lui dit tout en lui adressant un sourire bref, faussement doux, le tout en lui apportant des ustensiles ; fourchette et cuillère, bien que Jehan ne comprenne pas le principe idiot des italiens. Le chocolat chaud, tu l'auras après que j'ai vu ton argent.


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i would know him in death
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Mar 24 Oct - 19:22


dinopesto
what exactly am i to you ?
Ses doigts tapotaient un par un le bois du comptoir, tandis qu’il regardait non sans un certain sourire le serveur grognon qui s’appliquait à lui faire comprendre qu’il était de mauvaise humeur. Cependant, même dans ses bons jours, Jehan n’était en rien un fanfaron, tant bien qu’il était difficile de faire la différence. Les raisons de son acrimonie pouvaient-être diverses, partant d’un client présentement pas à son goût ou de n’importe quelle incommodité du genre, si bien que le jeune portugais se passa bien de faire une remarque à ce sujet. Loin d’être parfait, Jehan représentait malgré tout ce qui s’apparantait le plus à un ami dans cette ville. Bien que jamais sans râler, il l’acceptait comme il était, ne posant aucune question sur son origine et les raisons de sa présence dans un tel lieu -une aubaine pour quelqu’un qui préférait rester anonyme. Comme toujours, le serveur ne manqua pas une seconde pour commencer à grigner face à lui, avant de finalement accepter de lui chauffer son plat de fortune. Guettant le signal de fin, Romeo fixait l’autre avec un sourire de premier de crèche, réellement ravi de le revoir après tout ce temps.

Peu importe le temps qui pouvait passer entre ses visites, que ce soit même pas une journée ou plusieurs semaines, Romeo finissait toujours pas revenir, se doutant que l’autre se trouverait derrière le comptoir à servir des boissons en tout genre. Certaines choses ne changeaient pas, restant stables à leur façon, à l’instar de lui l'imprévisible fantôme. Quand le plat arriva enfin sous son nez, dégageant sa chaleur son odeur, il ne se fit pas prier plus longtemps pour y plonger sa fourchette. La première bouchée lui rappela à quel point il adorait manger et surtout à quel point il avait faim. « Meu deus, comment j’avais trop faim ! » Certes, ce n’était qu’une pasta box, loin d’un repas gastronomique, mais suffisant pour le rendre heureux. Romeo, éternel satisfait et épicurien dans l’âme, arpentait presque toujours cet air si léger, comme si rien ne pouvait entacher ce sourire -bien que la vérité en était plutôt loin.

Si le repas lui affichait un large sourire, ce n’était pas le cas de Jehan qui continuait de grommeler dans son coin, refusant même de lui offrir un chocolat chaud. Ses dernières pièces gagnées en jouant un peu de guitare dans le parc s’étaient envolées dans ce modeste de repas, si bien qu’il n’avait rien d’autre à offrir que son humour. « Je n’ai plus rien, mais je peux payer en nature. » Romeo connaissait depuis assez longtemps l’autre pour savoir que la boutade n’allait pas plaire, étant donné que Jehan ne semblait pas être une personne très à l’aise avec la sexualité en dehors de son petit copain. Le junkie ne draguait pas le moins du monde le serveur, mais s’amusait de pouvoir le rendre un peu mal à l’aise, ce qui le rendrait sûrement aussi adorable et mignon qu’un petit chiot.

Tout en dévorant ses pâtes à la vitesse de la lumière, il écoutait la musique aux sonorités jazz qui se promenait dans l’air. L’ambiance du Page avec quelque chose de terriblement chaleureuse à ses yeux et d’une certaine manière, ça lui rappelait un peu la maison, tout comme entendre Jehan ronchonner lui rappelait un peu sa petite soeur. Francesca aussi adorable soit-elle adorait râler, surtout quand il était dans les parages et pourtant il l’aimait vraiment beaucoup -à croire qu’il n’aime que les grognons dans la vie. « Tu en veux ? » Avec un sourire un peu idiot, il agita sa fourchette avec quelques pâtes dessus, prêt à lui faire l’avion s’il acceptait la proposition.
electric bird.
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Sam 4 Nov - 15:41


La moue reste sur les lèvres, tendrement crispée, tandis que Jehan l'assassine du regard. Ses pensées se confondent et s’entremêlent, portant des buts étrangement contradictoires. Dans ses veines bouillonnent des envies de meurtre qui sont doucement bercées par une inquiétude presque transparente. Jehan essaie de l'ignorer depuis plusieurs jours, déjà. Le fait qu'elle croît dans ses veines ne l'aide pas ; elle l'irrite encore plus, si bien que ses doigts, contre le comptoir, se resserrent délicatement. Si un craquement répond à la tension de ses jointures, Jehan ne cesse pas d'exercer une pression, pourtant. Il dévisage l'autre, une lueur dans l'oeil, violente. Difficile de savoir qu'il s'inquiète. Tout ce que l'on voit, c'est qu'il aimerait bien lui arracher la tête, ou lui foutre des coups de pied dans les côtes. À savoir que le tendre et délicat mélange des deux lui semble intéressant. Mais l'oeil s'attarde sur les côtes, sur le corps presque maigrelet, au travers des vêtements, et Jehan ne peut que serrer la mâchoire un peu plus fort, et gronder une insulte que l'autre n'entend pas, s'exclamant déjà qu'il ne possède pas d'argent.
Car forcément, hein, cet idiot, il est pauvre.
Putain de con.
Il claque sa langue contre son palais, et lui lance un regard noir, à entendre les merdes qu'il ose lui sortir. Puis la seconde suivante, il appuie ses coudes sur le comptoir, pose son menton contre la paume de sa main et se penche vers lui, un sourire presque franc sur les lèvres et une lueur charmante dans l'oeil.
- Avec ta dépouille, peut-être ? Jehan suggère la chose dans un murmure, l'un de ses sourcils d'haussant. Il lorgne sur ses traits un instant, avant de grimacer et de se redresser. Non merci. J'en veux pas ; tu pue.
Au comptoir, une adolescente portant des lunettes plus grosses que son visage et un ado aux jeans trop serrés. Jehan les dévisage une seconde, grimace, puis sourit, allant vers eux. Il prend leur commande, rit à leur merde, hésite longuement à cracher dans leur latte, finit par ne pas le faire, puis les remercie d'un sourire angélique. Tout le long de l'opération, il surveille Romeo du coin de l'oeil, se demande comment il fait pour être encore en vie. Il avale les pâtes à une vitesse presque inhumaine qui, brièvement, lève le coeur de l'immortel.
Lorsqu'il revient vers lui, Jehan ne se prie pas pour le lui dire.
- Mon frère mange mieux que toi et il est attardé, qu'il dit, dégoûté. Il ne précise pas que son frère, en vérité, n'est pas réellement attardé, ni que Romeo mange mieux que lui, en fait. Enfin, à ses souvenirs, du moins.
La grimace s'accentue lorsque le fourchette gigote sous son nez. Sans bouger de corps, Jehan tend le cou vers l'arrière pour s'éloigner.
- Non merci. Qui sait quels microbes tu possèdes ; Les mots sont accompagnés d'un mouvement de la main contre l'ustensile pour le ramener contre l'étranger. Mange moins vite ; loin de moi l'envie de te faire un putain de bouche à bouche.
Déjà, il s'éloigne de nouveau, sortant quelques fruits du congélateur et les enfouissant dans le mixeur. Il prend quelques secondes à mélanger le tout avec d'autres ingrédients, puis revient vers lui et pose le smoothie.
- Bois ça et surtout, aucun commentaire, qu'il gronde, tout bas. C'est qu'il n'accepterait pas un compliment, ou un merci, et qu'il ne fait surtout pas la chose par amitié ou car il s'inquiète.

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Mer 8 Nov - 14:25


dinopesto
what exactly am i to you ?
Malgré les raleries du serveur, Romeo restait incroyablement souriant tout en mangeant son repas de fortune. A force de venir ici, il commençait à mieux cerner Jehan et comprenait qu’il ne fallait mieux pas s’offusquer face à ses critiques. De toutes manières, le portugais n’avait jamais été quelqu’un de susceptible et préféré passer outre, sans quoi il se serait déjà jeté d’un pont. Véritable vilain petit canard de sa joyeuse famille, il savait bien qu’il ne fera jamais l’unanimité, alors autant apprendre à vivre en connaissance de cause. « Menteur, j’ai pris une douche. » Un petit tirage de langue avant de lâcher un petit enfantin, tandis que de nouveaux clients arrivèrent au niveau du comptoir. Comme toujours, un faux sourire s’installait sur le visage du serveur qui jouait une parfaite comédie sous le regard amusé du plus jeune. Romeo se demandait parfois pourquoi le brun avait choisi de travailler ici s’il détestait autant les gens et surtout comment il pouvait se transformer en parfait genre en moins d’une seconde. Finalement, c’était sûrement ce côté complexe qui lui plaisait tant chez Jehan et qui lui avait donné envie de revenir à chaque fois ici.

Une fois les clients satisfaits, le plus âgé reposa son attention sur lui, toujours accompagné d’un certain sarcasme. Bien qu’il aurait aimé lui répondre qu’avoir un frère attardé leur donnait un point en commun, il préféra omettre l'existence de Jaco pour se concentrer sur la vie de ce jeune dont il ne connaissait finalement pas grand chose. « Tu as un frère ? Il s’appelle comment ? » Loin de s’être apprivoisés, les deux jeunes hommes composaient avec le peu d’informations qu’ils avaient l’un sur l’autre et bien que dans d’autres circonstance Romeo aurait trouvé ça gênant, il se satisfaisait de voir que l’autre ne posait pas trop de questions. Préférant rester un parfait anonyme, le gars qui vit dans la rue et qui n’a rien d’autre que lui même à offrir lui convenait parfaitement, surtout maintenant qu’il n’était plus comme tout le monde. Devenir immortel lui donnait tout d’un coup du pouvoir, donc par conséquent des responsabilités et il n’y avait rien au monde qui l’effrayait plus que ça. Si sa soeur s’était retrouvée dans cette situation, elle aurait sûrement fait de grande chose, mais il fallait croire que Romeo n’aura jamais la carrure d’un héros.

D’ailleurs, parfois il lui arrivait de se demandé ce que pouvait bien être Jehan. Le Page turner avait sa réputation et il imaginait assez facilement que le serveur de ce lieu serait sûrement plus qu’un humain, mais après tout rien n’empêchait le contraire. Marr restait une énigme, tout comme il devait en être une à sa manière, bien qu’il ne soit pas réellement certain que son sort intéresse quelqu’un comme lui. « Tant pis pour toi. » Que ce soit pour le repas ou pour le bouche à bouche, il manquait quelque chose, mais pas la peine d’insister trop longtemps. Surtout que plus le temps passait, plus il trouvait l’autre irritable, encore plus que sa soeur en période lunaire. Pourtant, malgré son extrême mauvaise humeur, il lui donna un smoothie fraîchement préparé sous ses yeux, qui lui dessina automatiquement un large sourire. Ce genre de petites attentions lui faisait toujours incroyablement plaisir, bien qu’il n’en méritait sûrement pas tant.

Alors qu’il porta sa paille à la bouche pour aspirer le breuvage, il continuait de regarder l’autre avec cet air émerveillé qui ne semblait jamais quitter son visage. « Delicioso. » Certainement la meilleure chose qu’il avait ingéré depuis longtemps et qui lui mettait du baume coeur. Pourtant, peu importe à quel point il se montrait joyeux, rien ne semblait satisfaire Jehan. Sa froideur se ressentait même derrière le comptoir et certains clients allaient sûrement finir par voir sa moue patibulaire -pas très vendeur paraît-il. Après un petit silence, Romeo tenta une petite qui question hasardeuse, en espérant ne pas mettre les deux pieds dans le plat. « Tu fais la tête ? » Jehan faisait certes tout le temps la tête, mais cette fois le portugais sentait une différence dans son comportement, un détail indéfinissable.
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