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 killer queen | francesca

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Dim 12 Nov - 15:37


hey sister
réunion des drogués anonymes bonsoir
Propre comme un soulier tout neuf, il arpentait les rues du Midtown, les yeux légèrement brumeux. Bien qu’il se soit préparé pour faire bonne figure devant sa soeur, Romeo avait eu le malheur de croiser une connaissance sur la route, qui lui avait proposé quelques douceurs qu’il ne savait pas refuser. La tête pas totalement claire, il avait néanmoins réussi, peut-être un peu tard à se souvenir de son rendez-vous hebdomadaire avec sa petite soeur. La semaine précédente, il avait parfaitement oublié de venir, peut-être parce qu’au fond il n’avait pas la moindre envie de remettre les pieds dans cet endroit stupide où sa soeur l’obligeait à aller. Seulement, Francesca lui manquait quand même un peu et il savait pertinemment que s’il ne venait pas cette fois, elle viendrait le chercher par la peau des fesses. Ne cherchant pas spécialement à se disputer avec elle, il s’était couché parfaitement clean la veille pour avoir une tête convenable, avait pris une douche avec plusieurs produit pour ses cheveux et portait même des vêtements neufs. Seulement, il se doutait bien que tous ses efforts allaient passer à la trappe quand sa soeur comprendra qu’il est parfaitement défoncé.

Néanmoins, il accéléra tout de même le pas pour ne pas arriver trop en retard au point de rendez-vous. Quand il arriva en bas de l’immeuble de sa soeur, cette dernière l’attendait déjà les bras croisés, sûrement énervé pour le lapin de la semaine précédente. D’un pas sautillant, il s’approcha d’elle avec un sourire des plus innocents et de son portugais habituel en sa présence la salua. « Coucou ! Regarde, j’ai une nouvelle chemise ! » Fier de sa nouvelle trouvaille, il tourna sur lui même montrant son pull en laine posé sur cette nouvelle chemise avec des motifs d’oiseaux. Malgré sa légère tendance à porter des vêtements sales et abîmés, Romeo avait réellement de bons goûts en matière de style. D’ailleurs, quand il faisait des efforts, on pouvait parfaitement l’imaginer travailler dans cabinet d’architecture ou autres boulots un peu bobo. Comme le disait sa mère, il gâchait clairement tout ce qu’il avait et elle n’imaginait même pas à quel point quand on savait qu’il était désormais un immortel.

Toujours d’un ton enfantin, il se pencha un peu vers sa soeur qu’il dépassait de plusieurs centimètres. « Ca te dis, on va voir un film ? Oh mieux, on va dans un bar pour un concert ? » Près à tout pour éviter de retourner à cette réunion de drogués, il essaya de l'amadouer avec sa bonne humeur d’ingénu, doutant clairement que cela marche d’ailleurs. Sa soeur n’était absolument pas une bonne poire et quand elle avait une idée derrière la tête, il était compliqué de la faire changer d’avis. Après, il n’avait plus qu’à espérer que cette lubie lui passera rapidement. Voyant les traits froncés de la plus jeune, il se gratta l’arrière de sa tête, en se mordant au passage les lèvres, une très mauvaise habitude qu’il avait. « T’es pas contente de me voir ? » Jouer avec les sentiments de sa soeur n’était pas vraiment honnête, surtout qu’il savait très bien qu’il était en tort.

Romeo avait d’ailleurs beaucoup de torts et se demandait souvent pourquoi sa soeur s’acharnait autant avec lui. Après tout, elle pourrait simplement baisser les bras et l’abandonner à son sort pour vivre sa vie à elle. D’ailleurs, parfois il se disait que ça serait sûrement la meilleure chose à faire. Parce que si cette dernière n’était pas heureuse, c’était en grande partie sa faute, malgré les efforts qu’il essayait de fournir. Contrairement à elle, il n’était pas à la hauteur et le savait parfaitement. Elle méritait mieux que lui et cette idée le rendait terriblement honteux. Parfois, il avait réellement du mal à la regarder dans les yeux, se sentant sûrement trop coupable.  
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Jeu 16 Nov - 17:29



ces bonnes actions que l'on regrette
ces erreurs que l'on refait

Romeo Veloso n’avait pas mis longtemps avant de la décevoir à nouveau. Ce n’était pas une grande nouvelle, Fran aurait même pu le voir venir. Mais elle avait voulu y croire, elle avait voulu lui accorder une chance en l’accompagnant à ces séances de groupes organisées par l’un des nombreux comités d’aide aux drogués en tout genre de la ville.

La promesse avait duré exactement une semaine. Le temps de la première assemblée à laquelle ils avaient tout deux assisté – et bien que la brune ait rapidement senti que la proposition de se libérer de l’emprise des addictions via ce groupe de parole était bien plus belle sur le papier qu’en réalité, elle avait refusé tout net de montrer son scepticisme. Si son frère avait besoin d’aide, la sienne seule ne suffisait pas. Il fallait essayer, au moins tenter le coup. ‘Mio, en revanche, n’avait pas cherché à cacher son désintérêt évident pour ce qu’il considérait comme une vulgaire farce – et Francesca n’avait que très tièdement apprécié ses moqueries ouvertes.

Alors quand il ne s’était pas présenté à la seconde séance, la portugaise avait compris puis déchanté. Il avait essayé, et déjà il abdiquait. Parfois, l’étudiante réalisait à quel point leur lien de sang sauvait leur affection de nombreux naufrages. Avec n’importe qui d’autre, elle aurait déjà tout abandonné sans aucun regret.

C’était la famille qui la faisait tenir, c’était leur patronyme qui justifiait avant tout sa présence cette après-midi, adossée contre le mur de façade d’un bâtiment qui faisait l’un des angles de Midtown. Songeuse et l’air vaguement préoccupé fixé sur son téléphone, elle hésitait encore sur l’attitude à avoir face à lui quand il montra le bout de son nez de manière aussi sobre et discrète à qu’à son habitude – c’est-à-dire en se montrant enthousiaste à outrance. Dans un claquement, son smartphone disparut dans sa poche. Au moins l’entrain de son frère jumeau était suffisant pour deux, car Francesca, elle, arborait plutôt un parfait sentiment opposé. Son regard se posa sur la chemise tant appréciée par son frère avant de remonter sur son visage, sa bouche restant aussi lisse et dénuée de tout sourire avant de s’ouvrir pour laisser entendre sur un ton aussi calme que complètement ironique. « Merveilleux. Est-ce que cette chemise a un effet bénéfique sur la mémoire ? » Elle comptait ne pas lui laisser si facilement gagner son pardon, surtout après l’avoir fait attendre pendant plus d’une heure et être resté muet comme une tombe jusqu’à aujourd’hui. Il ne se rendait pas compte – jamais – de l’inquiétude qu’il pouvait générer à jouer à ce jeu. Un jour, elle finirait par en avoir marre et le laisserait en plan, se disait-elle comme une rengaine qu’elle connaissait par cœur sans pour autant jamais l’appliquer ; un jour peut-être, mais pas aujourd’hui, sinon elle ne serait pas là face à lui.

Sa tactique, elle la voyait d’ores et déjà venir à vitesse grand V. Il se savait en tort et voulait jouer les gentils garçons prêts à tout pour amuser et mettre en joie sa sœur. Mais il n’avait pas perdu toute sa lucidité en chemin et devait bien se douter que les choses seraient plus compliquées qu’il n’y paraissait. Fran se mit en marche, ne vérifiant pas que Romeo la suivait de près – elle n’en avait pas besoin, c’était le cas. « Et pourquoi on partirait pas en week-end au Canada aussi, tiens ? » Romy aurait bien été capable d’accepter la proposition de but en blanc si Francesca n’avait pas eu l’air de se payer violemment sa tête.

Finalement, un soupir – qui ressemblait à s’y méprendre à un rugissement. La brune s’arrêta de marcher pour froncer les sourcils et braquer ses yeux clairs sur son jumeau comme s’il venait de l’insulter. Il n’avait vraiment pas le droit de dire ça – et ça aussi, il le savait déjà. « Bien sûr que si. » Au fond, elle était évidemment rassurée de le voir vivant et en bonne et relative santé à ses côtés. « Mais j’aurais été encore plus contente de te voir aussi la semaine dernière. » Histoire de rappeler ses torts, la jeune fille n’hésitait pas vraiment à son tour à jouer ses cartes. « Pourquoi tu m’as pas au moins prévenue ? Ton téléphone sert à ça. Je te l’ai pas acheté pour faire joli, sinon j’aurais pris autre chose. »
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Sam 18 Nov - 6:58


hey sister
réunion des drogués anonymes bonsoir
L’enthousiasme qu’il affichait sur son visage ne suffisait clairement pas à faire oublier à sa soeur sa petite erreur de la semaine précédente, et bien qu’il s’en doutait, il aurait aimé qu’elle se contente de froncer les sourcils et de passer à autre chose. Comme toujours, le portugais méritait largement son remontage de bretelles, mais cela ne l’empêchait pas de soupirer face à la froideur de sa soeur. « C’est une chemise, pas un agenda. » Parfois, il aimerait retourner en arrière et retrouver cette relation fusionnelle qu’ils avaient longtemps possédé. Revoir sa soeur heureuse et fière de l’avoir pour frère, plutôt que ce dos qui lui faussait compagnie. Une fois de plus, le fossé entre s’agrandissait, lui rappelant à quel point il pouvait-être décevant. Une idée qui le blessait autant qu’elle le rendait triste, parce que même s’il ratait tout, il ne manquait pas d’amour pour cette brune. A chaque fois qu’il avait essayé de lui-même d’arrêter ses addictions, c’était uniquement pour elle et pour personne d’autre, mais ça, il n’avait jamais osé lui dire -de peur qu’elle finisse par penser qu’il ne l’aime pas assez.

L’amertume de Francesca se lisait clairement dans son ton de voix et le junkie écoutait simplement, comme une chien qu’on gronderait pour avoir pissé sur le canapé. Un jour, elle ne se donnera sûrement plus la peine de râler et le laissera seul pour enfin vivre sa vie à elle. Il le savait, il s’en doutait et même s’il aimerait simplement la prendre dans ses bras, il restait derrière elle, honteux. Son sourire s’effaça légèrement, tandis qu’il repensait à ce fameux téléphone qu’elle lui payait tous les mois. Son ingratitude évidente à l’égard de sa propre jumelle lui faisait mal, tout autant que de savoir qu’elle pouvait être triste. Romeo aurait préféré qu’elle ne vienne pas jusqu’à Détroit, et qu’elle en profite pour enfin voler de ses propres elles, comme elle le méritait réellement. Sa soeur était promise à de grandes choses et lui la tirait vers le bas par son incompétence à vivre dans ce monde. « Je suis désolé, j’étais occupé et je n’avais plus de batterie, c’est pas toujours simple de trouver une prise. » Ses yeux se baissèrent immédiatement en direction du sol, se doutant que cette excuse n’allait sûrement convenir à sa soeur, qui devait avoir l’habitude de toutes ces excuses creuses.

Ce n’était pourtant pas réellement un mensonge, pour dire vrai, Romeo avait réellement été un peu occupé -certes pas à des activité honorable et charger son téléphone s’était avéré impossible dans son squatte de fortune. De plus, comme il ne s’était pas rendu au Page Turner de la semaine, impossible de faire le plein de batterie jusqu’à ce matin. Il aurait pu envoyer un message une fois le téléphone de nouveau en marche, mais avait finalement jugé que c’était un peu trop tard et qu’il valait mieux les faire en face à face. « Mais ce n’est pas contre toi tu sais, la preuve, je suis là. On va aller à la réunion et promis, je ne me moquerai pas de la jeune brune et de son ami avec la machoir de travers qui la dirige. » Un petit sourire innocent tout en triturant ses quelques bracelets, marquant une sorte de stress dissimulé. Romeo espérait que sa soeur s'attendrirait un peu, histoire de rendre leur sortie hebdomadaire un minimum agréable.
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Lun 20 Nov - 18:28



ces bonnes actions que l'on regrette
ces erreurs que l'on refait

Ses plaisanteries n’amusaient que lui – voilà ce qu’elle aurait du lui répondre, sèchement et durement. Evidemment Francesca ne le fit pas, par peur de voir son frère se vexer pour de bon et décréter que puisque sa présence ne changeait rien, autant qu’il retourne se droguer sous des ponts en faisant le mort. C’était cette crainte idiote et pourtant réelle dans le subconscient de la portugaise qui l’empêchait d’agir radicalement : et si un jour Romeo jetait définitivement l’éponge ? Qu’est-ce qu’elle pourrait bien faire face à ça ? Pas grand-chose, pouvait-elle deviner en filigrane. Dur à admettre pour celle qui croyait dur comme fer pouvoir tout prédire, tout connaître chez son jumeau. Elle le connaissait en tout cas bien assez pour accepter sans sourciller ses goûts en matière de chemises ; celle-là battait des records. « Si c’est que ça, je vais t’acheter tous les agendas qu’il te faut alors. » répliqua t-elle, un brin pince sans rire.

Désolé. Bah voyons, ça lui faisait une belle jambe ça. Cette rengaine, la brune l’avait déjà entendue assez de fois pour en réciter la partition de tête. Il y avait toujours une excuse – le portable, le manque de temps, quelqu’un qui l’avait détourné du droit chemin, bref, Romeo Veloso n’était toujours qu’une victime du sournois destin et il n’était jamais à blâmer. Ca aussi, Fran aurait aimé le nier, mais ses lèvres demeurèrent obstinément closes, comme si elle attendait autre chose, une goutte d’eau de trop dans le vase des exagérations de son frère.

Et voilà le fameux trop-plein qui arrivait au grand galop. « ‘Mio … » commença t-elle dans un soupir on ne peut plus las. Pourquoi tu cherches toujours à te justifier, pourquoi tu ne veux juste pas accepter mon aide docilement et te donner la peine de faire ça, pourquoi est-ce que j’ai toujours l’impression de t’en demander trop quand je t’écoute ? Elle retint les mots vifs, fatigués, et finit par digérer son acceptation. Même s’il venait de lui faire très clairement comprendre à demi-mot que ces réunions de drogués anonymes ne lui faisaient pas vraiment envie et qu’il devait y avoir des thérapies bien plus efficaces que celles de la parole libre, l’ajin jouait le jeu. « Merci. » Elle savait qu’il n’y avait encore même pas la moitié du chemin de fait et qu’il y avait de fortes chances pour que tout ça soit un échec, mais au moins, il faisait le nécessaire – sûrement pas pour la bonne raison, celle qui consistait à vouloir absolument satisfaire sa sœur à tout prix, mais c’était déjà ça de gagné.

Ils se remirent en marche et Francesca lui expliqua sur un ton moins fermé, qui se voulait pédagogue. « Il faut qu’on fasse l’effort ensemble, ok ? C’est important pour toi. » Et pour moi aussi, rajouta son esprit en sous-titré. « Je sais très bien que ça te soule. Mais ces gens sont comme toi, et ils essaient de remonter la pente, c’est sans doute mieux de les fréquenter eux que les dealers de Détroit, tu crois pas ? » Son regard à l’oblique croisa brièvement les mirettes noisette du jeune homme. On pouvait prendre Francesca pour une fille persévérante mais pas pour une aveugle, et elle soupçonnait sans trop de difficultés que ces derniers temps, Romeo avait du alterner ses rendez-vous avec sa sœur avec ceux des revendeurs de la ville les plus courus. Ni elle ne le blâmait, ni elle ne le jugeait : en réalité, elle était davantage en train de le tester.
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Mar 21 Nov - 16:58


hey sister
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La communication avec sa soeur ne s’améliorait pas vraiment avec le temps et même si cela l’attristait un peu, il savait bien qu’au fond il le méritait. Et pourtant sur terre, elle restait sûrement la personne qui pouvait le plus le comprendre, parce qu’ils avaient grandi main dans la main. Francesca savait bien qu’il s’était peu à peu isolé des autres, s’enfermant dans cette bulle dangereuse et plus d’une fois, ils avaient passé la nuit à discuter sur le canapé de la maison familiale, pour essayer de comprendre l’incompris. D’ailleurs, ce sentiment de ne jamais réussir à se faire comprendre représentait une réelle angoisse pour lui, ce qui rendait ce genre de réunions difficiles. « Je suis d’accord avec toi, juste que… Tu sais, ils peuvent pas vraiment comprendre... » Comment pourraient-ils le comprendre, alors que même lui n’arrivait plus à mettre des mots à tout ce merdier qui se passait dans sa tête et dans sa vie. Son immortalité n’avait rien simplifié, si ce n’est le fait que les risques de le retrouver mort sous un pont étaient désormais à zéro.

Néanmoins, il comprenait que ce soit difficile pour sa soeur de le savoir en train de consommer sans limite en compagnie de n’importe qui. Pourtant, depuis son arrivé à Détroit, Romeo restait assez sage, se limitant à quelques dealers un minimum réputé qui assuraient un service de qualité, comme le petit ami de Jehan. A force de le voir au Page Turner, ils avaient plus ou moins sympathisé et il était désormais son principal fournisseur en matière de substances illicites. « Mon dealer est très mignon si tu veux savoir. » Un petit sourire en coin, qui passera peut-être pas auprès de sa soeur, mais qui avait au moins le mérite d’essayer de détendre l’atmosphère. Se prendre la tête avec sa soeur n’était absolument pas plaisant, surtout à des milliers de kilomètres de chez eux. Ils fallaient rester souder, s’ils ne voulaient pas que ce périple ne brise à jamais ce lien si fort entre eux.

Maintenant que la tension retombait un peu, il se laissa aller à son naturel et passa son bras autour des épaules de sa soeur en se mettant en route pour cette stupide réunion. Cela ne lui faisait pas plaisir, mais il voulait réellement le faire pour sa soeur, simplement pour lui prouver que son bien être avait une réel importance pour lui. Romeo ne supportait pas voir sa soeur triste, même s’il savait qu’il en était trop souvent la cause directe -et cela malgré les efforts qu’il tentait. « Bon, on y va ? Mais après je veux qu’on aille manger un bon repas, genre un asiatique ! » Un sourire en présentant la suite de la soirée à sa soeur, qui ne pouvait pas lui refuser ça après une heure de supplice dans cette salle qui lui rappelait étrangement ces centres désintoxications.

Tandis qu’ils traversaient les quelques rues qui les séparaient du batîment, ils passèrent devant un magasin de skate, qui lui rappelait au passage qu’il avait dû abandonner le sien au portugal pour des raisons pratiques. La vie ici était plus compliqué que chez eux et avant de soupirer de nostalgie, il reprit un large sourire. « Et avec le sourire, Frankie d’amour ! » Un petit rire innocent en voyant déjà la bâtisse approcher, se demandant pourquoi il acceptait ça déjà. Si après ça, sa soeur doute encore de l’amour qui lui porte, il ne pourra plus rien faire.
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Mer 29 Nov - 18:01



ces bonnes actions que l'on regrette
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Romeo était à la maladresse ce que Francesca pouvait être à la fierté. Un étendard représentatif, et pourtant pas toujours conscient. Il avait cette façon caractéristique de respirer par tous ses pores l’inquiétude de ne pas être suffisamment investi pour elle, et en même temps chaque tentative de sa part d’apaiser les choses pouvait potentiellement se retourner contre lui. Evoquer son dealer n’était pas forcément un atout pour faire naître un brin de sympathie dans l’attitude de la petite brune, qui leva les yeux au ciel. S’enticher d’un vendeur de substances illicites était bien la dernière idée qu’elle pourrait avoir en ce moment – sauf si c’était pour le balancer aux flics par la suite. « Ca me fait une jambe tout aussi mignonne, Romy. » Il pouvait être unijambiste, portugais ou même extraterrestre, il restait une des causes de l’addiction latente de son jumeau à toutes ces saloperies et de surcroît, il l’entretenait. Deux faits qui incitaient Francesca à ne pas croiser un jour l’un de ces types, sous peine de voir la rencontre très mal se terminer.

L’air de chien battu de Romy la distrayait plus que de raison et la demoiselle finit par détourner le regard, poussant un soupir partagé entre l’agacement et la défaite. « Va pour l’asiatique. » Après tout ce n’était pas en le brimant constamment que son frère allait accepter de faire des efforts. Jouer les dures à cuire ne mènerait à rien et Francesca cédait déjà du terrain, espérant troquer un peu de bonne foi de sa part contre de la bonne volonté de celle de son double masculin. Ses yeux clairs agrippèrent les siens férocement, une pointe de défi dans la voix et l’air relevé de son visage. « Je sourirai quand on aura passé cette porte. » La moue de son visage se dérida quelque peu alors qu’elle lui administrait une gentille tape sur le bras. « Alors arrête de me regarder avec ton air de neuneu. » le taquina t-elle gentiment.

Ils achevèrent leur route jusqu’au centre social qu’ils avaient déjà visité une première fois. Le bâtiment, entretenu par les locaux et bénévoles du quartier, ne payait pas de mine mais possédait un charme tout particulier. Les murs de certains couloirs étaient encore couverts des fantômes de dessins et de peintures des enfants qui avaient vécu ici plus de séances d’art plastique que le commun des mortels. Des affiches de prévention diverses déguisaient les fissures vieillottes qui lézardaient les murs et il y régnait une odeur à mi-chemin entre le café et la chaleur dégagée par les radiateurs. L’impression de ne pas être totalement un étranger était palpable et sûrement recherchée, songea Francesca qui appréciait au moins l’atmosphère simple des lieux. La plus grande salle qui était réservée au groupe de paroles était déjà à moitié remplie lorsqu’ils y entrèrent pour s’asseoir.

Une heure et demi plus tard, ils ressortaient de là dans un léger brouhaha, retrouvant la fraîcheur du dehors dans un frisson général. « C’était pas si terrible, mh ? » La brune devait reconnaître que certains cas étaient plutôt spéciaux, voire carrément hallucinants, mais au moins Romeo pouvait constater l’étendue des dégâts causés par la drogue – et surtout, il pouvait lui aussi se confier sans craindre d’être jugé. « On y retournera la semaine prochaine. » décréta t-elle le plus paisiblement du monde, persuadée que cette voie était la bonne pour sortir son frère de la misère dans laquelle il s’était englué. Le pouvoir de l’auto-conviction faisait des miracles.
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Lun 4 Déc - 16:50


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Le batîment, bien que coloré ne lui donnait pas spécialement le sentiment d’être chez lui et encore moins les larges sourires qu’offraient les deux médiateurs du groupe. Romeo trouvait ça assez amusant de les voir essayer de comprendre tout le monde, alors que c’était tout bonnement impossible. Les gens ne se droguaient pas tous pour les mêmes raisons et certains étaient d’ailleurs incapable de l’expliquer, comme le jeune portugais. Même si c’était plus simple de rejeter la faute sur les autres, le jeune Veloso savait très bien que son mal être était plus ancien et bien plus profond, quelque part gravé dans son âme. Si ni lui, ni sa soeur jumelle ne pouvait en trouver la véritable raison, comment un groupe de soutient qu’il ne connait ni d’adam, ni d’eve pourrait se montrer réellement utile ? Une question qu’il se passa de poser à voix haute, alors qu’il se posa sur la première chose qu’il trouva, dans ce cercle qui se voulait bienveillant.

La plupart se laissaient aller à quelques récits tragiques et horribles, versant même quelques larmes, tandis que lui se contentait d’observer, se demandant bien de quoi il pourrait parler quand son tour viendra. Bien sûr, on ne forçait aucunement les gens à parler, mais pour ça soeur, il avait envie de faire un effort, histoire de montrer que son opinion comptait encore à ses yeux. Quand les yeux de la médiatrice se posèrent sur lui, il se retrouva un peu au dépourvu, ne sachant absolument pas de quoi parler. Dans un portugais bien trop rapide, il bafouilla quelques mots, stressé devant toutes ces paires d’yeux qui le fixait. Romeo n’aimait pas la place dans laquelle il se trouvait et il regretta aussitôt de ne pas avoir passer son tour comme la dernière fois.

Perdu, il décida de se concentrer sur sa paire de chaussure, une habitude enfantine qui lui procurait une sorte de sécurité provisoire. Un léger silence s’installa dans la pièce avant qu’il ne décide finalement de parler de cette fille qu’il avait si longtemps aimé et qui aujourd’hui n’était plus. Un sujet plutôt sensible chez lui, et s’il n’avait à aucun moment prononcé son prénom, il se doutait bien que sa soeur comprenait de qui il parlait. Le véritable amour, il ne l’avait rencontré qu’une seul fois, dans les bras de la belle Eve et même s’il en parlait jamais, sa mort faisait encore terriblement mal. Avant que sa gorge serrée ne s’entende de trop, il décida de conclure son histoire, avant de faire comme si de rien n’était. La médiatrice s’essaya à quelques mots, avant de passer à un autre membre. Préférant ignorer le regard de sa soeur, il se triturait nerveusement les doigts, attendant la fin de tout ça pour retrouver l’air frais, ce qui ne devrait plus trop tarder.

Une fois dehors, Romeo s’empressa de sortir une cigarette de sa poche arrière, sans même proposer à sa soeur qui commençait déjà à faire un bilan de la séance. « Mouais... » Après tout, il ne pouvait pas en vouloir à sa jumelle de trouver cela positif, étant donné que la place d’accompagnateur devait être bien plus agréable que celle de coupable. Parce qu’en se trouvant sur cette chaise, il avait l’impression de devoir se justifier, comme il le faisait plus jeune à ses parents. Fuir semblait toujours plus simple et idéalement, il préférerait ne pas avoir à revivre ce genre de moments, néanmoins, en voyant l’air satisfait de sa soeur, il n’avait pas la moindre envie de la décevoir et capitula rapidement avec un petit hochement de tête.

Ce soir, pour la première fois, il avait essayé d'extérioriser quelque chose, en ressassant un mauvais souvenir qui n’était certainement pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Sa soeur allait sûrement vouloir en parler et Romeo décida de faire le plus rapidement possible diversion. « Tu as vu comment le garçon te regardais ? Je pense que tu lui as tapé dans l’oeil, tu devrais lui proposer un verre ? Sauf si tu as quelqu’un… Tu ne m’en parles jamais. » Un petit sourire gamin en regardant sa soeur, qui devait comme tous Veloso beaucoup plaire, tant aux hommes qu’aux femmes. Néanmoins, cela faisait un moment les jumeaux ne s’aventuraient plus dans vie privé de l’un et l’autre.
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