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 all apologies (romeo)

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Ven 17 Nov - 17:15


I need an easy friend
I do, with an ear to lend
Le corgi gambade gaiement dans l’herbe du petit parc à chiens, délimité par des barrières — Tybalt lui, le suit des yeux depuis son banc, s’accordant une petite pause dans la promenade de l’animal. L’esprit occupé par mille et une préoccupations qui pèsent lourd sur ses épaules, cette balade habituellement bienvenue et apparentée un bon moment à aujourd’hui plus des airs de corvée qu’autre chose. Il pense à Elle, encore plus que ces dernières semaines: le soulagement de l’avoir finalement retrouvé après tout ces jours à espérer a laissé place à une sorte d’angoisse. Plus rien ne serait jamais pareil, c’est une évidence, mais Tybalt n’a jamais été très bon avec le changement. Toujours accroché à ce qu’il connaît, de la même manière qu’il accumule les objets et ne se sépare de rien, il appréhende les jours qui viennent — car pour Elle aussi, les choses ont changés. Des nouvelles questions ne cessent de surgir à chaque fois que Tybalt réfléchit un peu plus à la situation.

Novembre et sa fraîcheur ont petit à petit pris leurs quartiers, enveloppant Detroit d’un manteau grisâtre depuis quelques jours déjà. Le regard de Tybalt effleure rapidement les autres habitants, leurs manteaux remontés jusqu’en haut pour se protéger du vent qui se mets à souffler — arrachant à Tybalt un frisson. Dans une tentative de se distraire, il épluche les divers sites d’informations et réseaux sociaux, ses yeux s’arrêtent à peine sur les sites alors qu’il fait défiler les pages, sans vraiment stopper sur un en particulier; des officiers de la police de Detroit en viennent aux mains suite à une opération d’infiltration qui a mal tourné, un adolescent accusé d’avoir pointé une arme sur un officier de police... Les titres s’enchaînent, Tybalt navigue de pages en pages, attendant que l’heure tourne.

La porte du petit parc à chiens grince en s’ouvrant, mais c’est uniquement lorsqu’un jappement sonore se fait entendre que Tybalt décide enfin de relever la tête, vaguement concerné par le bien être du chien — qui n’est pas le sien, d’ailleurs. Juste à temps pour voir le petit chien profiter de l’opportunité pour foutre le camp, avant que qui que ce soit ne réagisse.

Merde, jure-t-il dans un souffle, jetant le téléphone dans sa poche et se décollant du banc pour s’élancer à la suite de l’animal, qui, même avec ses pattes relativement courtes, a déjà installé une bonne distance entre lui et la goule.

Heureusement pour lui et pour son salaire, Tybalt rattrape rapidement la boule de poils avant qu’elle ne puisse s’enfuir trop loin. A peine quelques mètres plus loin, il retrouve en effet l’animal en train de réclamer un peu d’attention, jappant joyeusement auprès d’un joueur de guitare.

T’as cru que t’allais pouvoir t’en sortir comme ça, marmonne-t-il à l’adresse de Notorious Big avec un soupir, arrivant à la hauteur de l'individu. Il attrape le corgi, un genou à terre pour attacher la laisse avant qu’il ne lui prenne une nouvelle fois l’envie de lui fausser compagnie. Alors seulement, Tybalt prête attention au jeune homme.

En fait, il l’a déjà vu, plusieurs fois, sans vraiment lui adresser la parole. Il s’est déjà arrêté sur un banc à côté pour l’écouter jouer alors que les chiens qu’il promenait jouaient dans l’herbe devant. Aujourd’hui, il joue et chante about a girl de Nirvana, mais s’est arrêté quand le canidé commence à mordiller sa manche en aboyant.

Désolé pour … ça. marmonne Tybalt en désignant d’un geste le corgi qui remue la queue, figure même de l’innocence. Il le fixe quelques secondes, avant de se racler la gorge. Tu joues bien. Je t’avais déjà vu jouer mais aucun chien s'était jeté sur toi pour que j’ai l’occasion de te le dire. ajoute-t-il avec un très bref sourire.
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Dim 19 Nov - 13:03


Taking my time on my ride
Oh, oh, I'm falling, so I'm taking my time on my ride
Gratter et chanter. Voilà, à quoi ressemblait la plupart des journées du jeune Romeo, sans que jamais il ne se lasse. Pour lui, cette activité, en plus qu’être aussi évidente que respirer représentait un véritable moyen de communication pour véhiculer ce qu’il était incapable de faire avec des mots. Depuis son plus jeune âge, le petit dernier de la fratrie Veloso avait montré des difficultés flagrantes à s’intégrer avec les autres et tout cela ne s’était pas réellement amélioré en grandissant. Avec le temps, il avait fini par conclure que ce monde n’avait pas de place pour lui et qu’il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre. Néanmoins, il ne détestait pas la vie, bien au contraire, juste qu’il ne semblait pas saisir le même essentiel que les autres. Pour lui, une journée idéale, c’était jouer tranquillement de la musique, boire un verre avec un ami et faire sourire un inconnu. S’enthousiasmer de peu était la spécialité du jeune homme, même si la vie n’était pas aussi simple qu’il aimerait le faire penser quand on vit dehors tel un vagabond. Seulement, maintenant qu’il se savait immortel, certains problèmes semblaient infiniment dérisoires.

Malgré les problèmes du quotidien, il gardait comme toujours le sourire, essayant de trouver un peu de bien être dans les petites choses, comme se poser au parc pour jouer un peu. Cela faisait maintenant plus d’une heure qui jouait s’en réellement s’arrêter, arrêtant par son talent quelques passants admiratifs. Romeo aimait jouer au parc, parce qu’ici il n’était pas un mendiant, mais simplement un amoureux de la musique qui se laissait aller à sa passion. Pas loin de lui, un petit groupes de françaises sûrement de passage l'écoutaient d’une oreille tout en jouant aux cartes et il se plaisait à se dire qu’elle passait peut-être un meilleur moment grâce à lui. Illuminer la journée des autres le rendait joyeux, l’aidant à oublier son mal être à lui.

Alors qu’il entamait une nouvelle chanson d’un groupe bien célèbre, une petite boule de poil s’élança sur lui avec une énergie remarquable. Amusé, il posa l’animal qui mordillait sa manche, pour quémander quelques caresses. « Oh, tu es trop mignon toi. C’est quoi ton petit nom ? » Parler portugais à un chien n’allait sûrement pas l’aider à avoir une réponse, mais peu importe, il était déjà passé à une séance de calins bien mérité pour cet aventurier. Sans grande surprise, un maître pointa le bout de son nez, sûrement ravi de retrouver son petit bout de chou intrépide. Romeo releva les yeux en direction de l’homme qui venait d’arriver, lui offrant un sourire chaleureux. Ce dernier s’excusa pour le dérangement, que le plus jeune ne ressentait pas du tout comme tel. Faire des rencontres étaient toujours un plaisir, surtout avec des créatures aussi mignonnes.

Parce qu’il fallait le dire, le maître possédait un charme certain et son compliment ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Son sourire s'élargit encore plus, alors qu’il gratouillait le ventre du corgi. « Merci, c’est gentil. » Les compliments étaient rares de nos jours, encore plus lorsqu’on vivait dans les rues de cette sombre ville. L’inconnu semblait sympathique et Romeo n’était pas compte un brin de conversation pour finir cette journée. « Il est adorable le ce chien, c’est quoi son prénom ? Au fait, moi c’est Romeo, enchanté. » Se présenter lui semblait être un bon début pour entamer une conversation, en espérant que cette sympathie n’était pas simplement pour faire bonne figure, comme le faisait tous ses gens remplis de mauvaises intentions.
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Mer 22 Nov - 16:32


I need an easy friend
I do, with an ear to lend
Les gens ne font pas vraiment attention à l’étrange spectacle qu’il offre lorsqu’il se lance à la suite de l’animal — fort heureusement, tout le monde à bien d’autre chose à faire que s’arrêter pour s’occuper des autres. Sauf peut-être les quelques badauds qui, malgré le temps et les températures, trouvent quand même le courage de s'asseoir dans l’herbe pour tuer le temps; comme ce groupe de jeunes filles dont la chevelure rousse de l’une d’entre elle lui fait immédiatement penser à Elle, avec un petit pincement au coeur.

Il interrompt plutôt brusquement le joueur de guitare qui n’a rien demandé — mais, lui accueille la pause imposée par le petit animal avec le sourire. C’est là le privilège d’être une petite boule de poil aussi adorable qu’un corgi: on peut rarement vous en vouloir pour vos conneries. Tybalt se contente de lever les yeux au ciel devant le cinéma de Notorious Big qui obtient des caresses sans même les réclamer de la part du guitariste.
D’ailleurs, si Tybalt l’a déjà vu, il ne s’est jamais arrêté pour le détailler précisément. D’un coup d’oeil, il observe le jeune homme — qui malgré une coupe de cheveux qui auraient mérité un peu plus d'attention ne nuit en rien à son charme. Et, quand il parle, ses accents étrangers donnent à sa phrase une toute autre mélodie, que Tybalt ne peut s’empêcher d’apprécier. C’est d’ailleurs presque par réflexe qu’il répond au grand sourire de l’autre, un sourire presque contagieux. Difficile de rester englué dans sa morosité face à quelqu’un qui semble clairement faire tout son possible pour égayer un peu cette journée maussade.

Euh, c’est Notorious Big, répond Tybalt, son regard allant et venant entre le jeune homme et le corgi. Il manque de faire une remarque sur le nom du chien avant de se rappeler qu’il n’est pas non plus l’homme le mieux placé pour critiquer les choix de nom quand son propre chien s’appelle Boulette.

Mais son attention est bien vite détournée des prénoms des animaux. Lorsque Romeo — puisque c’est son prénom — se présente, Tybalt le fixe, sans trop savoir comment réagir. D’un côté, l’air foncièrement joyeux et bon de Romeo semble lui dire que ce n’est pas une étrange plaisanterie, mais de l’autre… Quelles sont les probabilités que lui, Tybalt, tombe par hasard sur Romeo? Après quelques secondes à fixer l’autre sans un mot, Tybalt éclate de rire. Un véritable fou-rire, sans qu’il ne sache vraiment expliquer pourquoi. La coïncidence peut prêter à sourire, mais de là à en rire comme il en rit, il y a tout un monde. Il faut croire que ses nerfs, trop souvent sollicités ces derniers temps, ont fini par lâcher.

C’est pas une blague? lâche Tybalt entre deux rires, tentant de se calmer. Je veux dire, c’est trop gros. Il soupire, enfin parvenu à reprendre un peu de sérieux. Tybalt, annonce-t-il, en guise d’explication, une main tendue vers Romeo. Tybalt et Romeo. On est bien tombé. Si ce n’est pas Romeo qui lui fait une blague, alors le hasard fait les choses d’une manière toute particulière, dont l’humour échappe encore à Tybalt.

Il n’en faut pas plus à la goule pour s'asseoir à côté de Romeo, maintenant décidé à passer un peu de temps à discuter, sur le simple hasard de leurs prénoms. C’est une discussion toute bienvenue, et, Romeo étant un parfait inconnu, il ne sait rien de ses histoires personnelles et c’est bien mieux ainsi.
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Lun 27 Nov - 13:34


Taking my time on my ride
Oh, oh, I'm falling, so I'm taking my time on my ride
L’animal définitivement trop mignon se roulait déjà sur le dos, profitant des caresses que lui offrait le guitariste. Romeo avait toujours aimé ces petites créatures, surtout quand elle portait un nom aussi surprenant que cette dernière, qu’il marqua d’ailleurs d’un petit rire. « Notorious big ? Comme le rappeur ? En tout cas, il est mignon ton chien. » Haut comme trois pommes et déjà une allure de star, il n’en fallait pas plus pour qu’il devienne le nouveau chien préféré de Romeo -jusqu’à ce qu’il ne craque pour un autre, après tout le constance n’était pas dans ses vertues. Néanmoins, il profita de cette petite boule de poils, tout autant que du maître qui était la première personne à lui adresser la parole aujourd’hui. Un plaisir qu’il ne comptait pas écourter à moins que ce rire étrange après s’être présenté ne soit pas de bon augure.

Perplexe, il resta silencieux face à l’air hilare de l’homme, curieux de savoir pourquoi son prénom pouvait être sujet à une telle réaction. Cela dit, la tension redescendit presque immédiatement quand le jeune homme s’expliqua, tout en se présentant. Le rire fut alors partagé et Romeo marqua à son tour son étonnement face à la situation. « Serieux ? » Les chances pour qu’ils se rencontrent dans un tel lieu étaient plus que maigres et pourtant le destin avait frappé. A ses yeux, cela representait une sorte de signe, comme s’ils étaient exactement là où ils étaient censés être. Le guitariste avait soudainement encore plus envie de connaître le jeune et son chien, qui illuminaient à leur façon sa journée.

« Tybalt prince des chats, ou plutôt des chiens enchanté de te rencontrer. » Sa voix se voulait la plus éloquente possible, comme s’il proclamait une tirade de théâtre, un art qu’il avait toujours affectionné. Faire connaissance devenait une sorte de nouvelle priorité, et quoi de mieux pour cela que de partager un bon repas. Son ventre criait famine et il pouvait bien claquer un peu ses économies pour fêter cet heureux hasard du destin. De plus, sa soeur ne pourra pas lui reprocher de trainer avec un garçon comme lui, qui semble parfaitement en règle. « Je meurs de faim, ça te dirait de casser la… Comment on dit déjà ? » Son anglais lui jouait encore parfois des tours, mais il espérait bien que l’américain avait bien compris ce qu’il voulait dire et si ce n’était pas le cas, il s’assura de mimer rapidement la faim en se frottant un peu le ventre avec son sourire innocent.
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Mar 12 Déc - 17:45


I need an easy friend
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Le ciel est toujours gris, l’air est toujours d’un froid presque mordant, les nuages sombres menancent toujours de faire tomber quelques gouttes de pluie et pourtant, Tybalt dirait presque que la journée s’est considérablement amélioré en l’espace de quelques instants. La morosité ambiante semble moins l’atteindre et ses pensées négatives sont restées sur le banc qu’il a quitté quelques minutes plus tôt. Tout cela, il faut croire, grâce à l’intervention incongrue d’un chien et d’un joueur de guitare. Comme quoi, il suffit d’un rien pour changer le cours d’une journée apparement mal partie.

Heureusement, Romeo ne semble pas se vexer devant le fou-rire de Tybalt — au contraire, même, puisqu’il rit aussi, allégeant d’un poids Tybalt qui commence déjà à se dire que ça ne se fait pas de rire ainsi; risquant de donner une mauvaise impression. Destin ou hasard, ça n’a pas beaucoup d’importance: l’un ou l’autre ont fait en sorte que Tybalt et Romeo se trouvent à cet instant à cet endroit, Tybalt ne cherche pas plus loin et tente d’apprécier les rares choses agréables qui veulent bien se présenter à lui.

Tout le plaisir est pour moi, répond-t-il sur le même ton presque solennel. D’ailleurs, le surnom lui semble moins insupportable quand il est dit par Romeo. Il n’a pourtant rien d’original — Tybalt l’a entendu mainte et mainte fois, ne serait-ce que dans la bouche de Milo, pourtant, il ne lui fait pas la même impression. Là, le surnom n’a rien de moqueur et n’est pas accompagné d’un petit sourire narquois, si bien que Tybalt omet de lancer une quelconque remarque à ce sujet.

S’il n’a pas vraiment faim — l’avantage d’être une goule et de ne pas avoir autant besoin de se nourrir que les humains — il n’est pas contre l’idée de passer plus de temps en compagnie de Romeo et accueille sa proposition avec un sourire. Il y a mille raisons qui le poussent à prolonger cette rencontre fortuite : l’envie de se changer les idées, de ne pas se morfondre sur son sort pendant des heures durant et juste parce que Romeo semble être une personne agréable. Bref, Tybalt sourit légèrement devant le geste lié à la parole.

Ca me va. Tu sais ce que tu veux manger? annonce-t-il en se relevant, les mains retrouvent leur place au fond de ses poches, Notorious Big attendant sagement à ses pieds à présent. Du moment qu’ils ont du café, tout me va. ajoute Tybalt, laissant à Romeo le choix de leur destination. Le chien trottine joyeusement devant eux, l’air ravi de guider la petite troupe. Tybalt reprend la parole, incapable de rester silencieux plus de cinq minutes, lui d’habitude plus taciturne.  Tu viens d’où? puis, ajoute rapidement Désolé, c’est un peu indiscret, dis comme ça.
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Mer 13 Déc - 16:38


Taking my time on my ride
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Dans la vie, Romeo savait se satisfaire de n’importe quoi et surtout voir du bon en absolument tout. Pour lui, chaque détail avait son importance et toutes les bonnes histoires se construisaient de petits à côtés. Ils n’étaient peut-être pas des héros en quête d’aventure, mais cela ne voulait pas dire que la suite ne valait pas le détour. Le destin les avaient conduit à se rencontrer l’un et l’autre, et maintenant plus que jamais Romeo était curieux de réécrire la grande oeuvre Shakespearienne. Un bon repas aidait toujours à faire plus ample connaissance, à condition bien sûr qu’il soit partagé ce qui ne semblait pas être le cas. Tybalt n’avait peut-être tout simplement pas faim, mais ça Romeo en doutait. Déjà parce qu’il n’avait pas précisé ce qu’il voulait manger, après tout cela pouvait-être qu’un simple gouter -donc l’autre n’aurait pas supposé prendre qu’un café aussi rapidement. D’ailleurs, le café trahissait aussi la nature de ce presque refus, si bien que le portugais, pas du genre à rester dans ses doutes, s’empressa de poser la question en toute innocence. « Tu es une goule ? Parce que dans ce cas je peux attendre pour manger, enfin je veux dire ce soir peut-être ? » Romeo n’avait pas spécialement envie d’être le seul à manger, même si cela ne gênait visiblement pas l’autre. Des goules, il commençait à en connaître pas mal et bien qu’il n’avait aucun problème avec elle, sa dernière rencontre lui restait dans l’esprit. Se faire croquer n’avait rien d’agréable et encore moins voir son ibm s’acharner sur l’agresseur -le genre de situation qu’il préférait éviter.

Néanmoins, Tybalt ne semblait pas avoir envie de le dévorer, mais plutôt de passer du temps ensemble -bonne nouvelle, ils étaient sur la même longueur d’onde. Romeo lui emboita rapidement le pas, en direction de la sortie du parc, d’un pas sautillant et pétillant de bonne humeur. Les Veloso étaient tous sans exception solaire à leur manière, égaillant le gris sombre de Détroit. « Je suis portugais, tu connais le portugal ? C’est pour ça que je ne parle pas très bien anglais. » Un sourire presque de fierté en parlant de ses origines, qu’à l’instar de sa soeur, il ne pouvait absolument pas cacher. Son anglais plus que moyen s’associait parfaitement avec son accent trop présent, mais étrangement cette maladresse lui allait plutôt bien.

Après avoir traversé la rue du parc, ils arrivèrent rapidement devant une célèbre enseigne de café et autres boissons, ce qui tentait finalement bien le junkie. Ses économies n’étaient certes pas très élevées, mais suffisante pour pouvoir se faire plaisir rien qu’une fois. « Tu sais quoi, j’offre ! On croise pas un Tybalt tous les jours ! » Généreux, il sacrifiait son peut-être futur repas pour ce charmant jeune homme avec son chien, en espérant au moins avoir son numéro, si ce n’est plus. Une fois la commande passé, ils trouvèrent assez facilement une place et le portugais invita de bon coeur l’adorable chien sur ses genoux. Chien qui après quelques léchouilles de bonheur se blottit en boule pour faire une sieste bien mérité. Parfois, Romeo aimerait être un chien pour pouvoir mener une telle vie, avant de se rappeler qu’un chien ne pouvait pas faire de musique, ce qui rendait cette vie bien moins alléchante d’un coup.
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