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 (shuran#1) fuck the police

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Shade Moore
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19.05.19 11:15
La pendule massive dans la cuisine ouverte affiche six heures moins le quart quand Shade rentre de son footing, essoufflée. N’ayant pas eu le temps d’aller courir ce matin, elle a reporté l’activité à la fin de soirée après une journée éreintante, afin d'évacuer de sa tête le stress de la journée et dans l’idée, également, d’oublier son envie monstrueuse de tacos. L’absence de Doug dans l’appartement ne joue pas en sa faveur, de même que le frigo vide. Elle se contente dans l'instant présent de se servir un verre de jus de fruit, songeant qu'elle ira faire les courses plus tard. Mentalement, la liste s'écrit d'elle même dans sa tête : des oeufs, de la salade, une boite d'haricots, une tablette de chocolat, du thé à la menthe pour les invités.
Quand ses insomnies l'auront réveillé, elle ira à la supérette du coin, même si elle est plus chère que le Target. Shade est incapable de rester devant la télévision pour se changer les idées et tourner en rond à tendance à la rendre plus folle encore. Alors elle rentabilise chaque seconde, étouffant ses problèmes avec précaution sous une hyperactivité toute aussi nocive. Doug lui a proposé d'acheter une playstation pour s'occuper, à la place elle s'installe à son bureau et lit les livres qu'elle emprunte au Page Turner sur les conseils des bibliothécaires jusqu'à ce que ses paupières soient lourdes. Elle se réveille avec la nuque douloureuse, mais le sentiment d'avoir eu quelques heures de sommeil. Faire ses courses la nuit lui évite aussi de rencontrer des gens. L'Ajin n'est pas d'humeur à parler aujourd'hui. Elle a préféré prendre les escaliers pour éviter sa voisine d'en dessous. Si la vielle dame est aveugle, elle n'a pas perdu sa langue et n'a cesse de répandre son amour pour ses "enfants". Deux chats, Nestor et Charles, qui grimpent trop souvent sur le balcon de Shade. L'Ajin est mal à l'aise avec les animaux ; elle a remarqué que les poils que Nestor et Charles laissent la font éternuer et elle est à chaque fois forcée de refaire une machine.
De même que pour la nourriture, Shade est habituée aux laveries de quartiers et à leur ambiance morbide et solitaire. L'Ajin s'isole et ses voisins l'ont rapidement comprit, comme ses élèves et ses collègues. Les gens interprétèrent habituellement son silence comme une attitude mystérieuse et charmeuse plus ou moins détestable. Shade se fiche de ne pas être apprécié, les gens fouillent moins dans sa vie ainsi et les fouineurs sont déçus de ne trouver son nom nulle part. Sauf dans des archives de journaux sur ses miraculés que Shade aurait volontiers brûlés.

Le grognement disgracieux de son estomac rappelle Shade à son problème principal : manger.

Les placards sont toujours aussi vide et cette fois-ci, Shade envisage sincèrement de commander quelque chose de déjà préparé en attendant que Doug revienne. Elle n’a jamais su cuisiner, c’est à peine si elle arrive à faire cuire des pâtes sans qu’elles ne collent à la casserole. La perspective de manger des tagliatelles cramées suffit à la convaincre de prendre son téléphone et d’appeler la pizzeria pour commander une hawaïenne et une aux légumes, plus proche que le tacos, dont plus rapide.
Pour passer le temps, Shade va prendre sa douche - pas plus de cinq minutes, habitude quasi militaire. Le buzz de la porte d'entrée la sort de ses pensées alors qu'elle s'était perdue dans ses pensées devant la miroir de sa salle de bain. Elle n'attendait pas le livreur si rapidement. De plus, il aurait sonné à l'interphone. Doug lui, serait simplement rentré. A pas de loup, Shade se rapproche de la porte et regarde dans le judas, le coeur battant. Elle a du mal à oublier la femme qui s'est introduit chez eux le mois dernier. Peut-être qu'on l'a vue mourir. Qu'on l'a dénoncée. C'est une peur irrationnelle, personne ne sait.

Ce n'est que Duran.
Shade lui ouvre rapidement et l’accueille avec un sourire pincé. Duran ! C’est une surprise. Malgré les apparences, elle est heureuse de le voir. Shade apprécie Duran et son caractère. Elle oublie souvent la différence d'âge qui les sépare. Quand elle est avec Duran, elle a l'impression d'être avec un petit frère perdu. Il est la famille qu'elle n'a jamais eu. Entre, je t'en prie. Tu tombes bien, j'ai commandé des pizzas. Elle le laisse passer et referme la porte derrière elle en la poussant brusquement. Avoue, tu écoutais à la porte. Elle le taquine gentiment. Quand elle passe devant la télé, elle l'allume en fond sur les chaînes d'informations. Un bandeau rouge rappelle que les contrôles d'identités ont augmenté, pour la sécurité de tous.
Shade n'en croit pas un mot.



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Duran O'Keeffe
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19.05.19 14:44
Le coeur aborde des battements violents ; ils sont doux, apaisants. Duran y trouve un réconfort qui n'est pas commun avec l'organe. Quelque chose qui vient avec les kilomètres de courses, à l'adrénaline qui circule dans ses veines et qui fait taire, étouffe le bruit constant de ses pensées qui ne cessent de se confronter. L'ajin ressent un confort dans la chose ; malgré la lourdeur de ses jambes et la sueur qu'il sent contre sa chair, il se plait dans l'émotion, si lointaine des sentiments présents dans son coeur, des pensées lourdes qui bourdonnent à l'occasion dans sa cervelle. Il est préférable de s'en éloigner pour le moment. Il est préférable de le faire constamment, et Duran possède un talent certain, précis, à s'éloigner de l'important pour ne pas y accorder de longues réfléxions. Il est aisé de s'éloigner des enjeux, les grands comme les petits, les politiques comme les personnels, pour ne pas se sentir pris au piège, pour croire en une liberté facile, sans problème. C'est d'un égoisme certain ; un égoisme duquel il se défait lentement et auquel il se rattache malgré tout. Duran sent les liens douloureux contre ses doigts, lacérant la chair de ses jointures. Il reste entêté, la tête détournée dans une autre direction, incapable de concevoir les enjeux présents autour de lui. Les derniers mois les ont rapproché. Il en sent le souffle, la présence contre sa nuque. Duran se garde d'y porter attention. Il aime la quiétude menteuse dans laquelle il se noie. Il méprise la réalité, celle qui lui a pris certaines pesonnes. Celle qui danse autour de lui, encore aujourd'hui, et qui fait valser certaines personnes loin de lui, ou qui menace. Qui menace constamment les siens, mais aussi ceux qu'il ne connait pas. Il peut se satisfaire de cela ; que la réalité s'empare des gens qu'il ne connait pas. Il est difficile, maintenant, d'ignorer que les siens pourraient se faire prendre au piège. Les dangers sont plus présents, plus opaques.
Courir l'aide à calmer la colère qui pompe dans ses veines. Courir l'aide à ne pas perdre la tête.
Il a cessé de courir. Ça a cessé de fonctionner. Le coeur bat toujours fort, étouffe toujours les pensées. L'ascenseur gravit les étages et les jambes tremblent sous son poids, sous l'exercice. Duran y trouve un confort agréable. Les portes s'ouvrent et il reste une seconde sans mouvements, le souffle encore saccadé, avant de se mettre en marche. Les pas sont lourds ; les jambes aussi. La sensation lui donne l'impression d'être ancré, d'être solide. Il se sent vivant, présent. Son corps entier est plus opaque que le reste de l'humanité et il y trouve une sécurité. Une sécurité dans sa sueur, dans son corps douloureux.
La porte de son studio s'ouvre ; Duran s'y aventure, se perd dans ses meubles délaissés, dans la totalité des lieux qu'il ne voit plus assez souvent. Il ne s'y sent pas chez soi ; c'est une vérité triste. Il ne s'y sent pas chez soi. Il ne sait pas, vraiment, où il pourrait croire être chez lui. Cela fait longtemps qu'il n'a pas eu un pareil sentiment.
Duran est perdu. Il sait d'où il vient, où il est, mais il ne saurait dire où il s'en va.
Il n'a pas envie de le savoir. Que ce soit pour lui, ou pour le monde. Il n'a pas envie de savoir.
Il préfère ouvrir la porte de son frigo et penser à la faim dans son ventre. Les sourcils se froncent et la machoire se braque en voyant le vide qui s'y trouve. La surprise n'est pas là. Duran ne l'est pas. La porte se referme plus brusquement qu'elle a été ouverte. DUran passe une main sur son crane et serre la machoire un peu plus, le regard fixé par la fenêtre. bloody hell qu'il gronde, le ventre qui fait autant dans ses tripes. Il garde les dents serrés pendant quelques secondes, encore, avant de se permettre un soupir. L'esprit est aussi tendu que le corps, maintenant. Le ventre également. Il a faim. Elle apporte la mauvaise humeur.
Les placards sont dans un état similaire. La tête ne l'est pas ; elle est le plein qui compense le vide des lieux. Duran en détourne les yeux et quitte l'endroit, retourne dans l'ascenseur. Il ne descend pas ; il monte tout en haut, cette fois.
La sueur a eu le temps de sècher, sur sa peau. Il aborde encore une odeur qui n'est pas forcément agréable mais elle a l'habitude. Plus souvent qu'autrement, il aborde cette odeur en sa compagnie. Il s'extrait de l'ascenseur et traverse le couloir, arrive à cette porte qu'il n'a jamais frappé, dont il ne connait que le numéro, et finit par appuyer sur le buzz de la porte. Les bras se croisent contre son torse ; une seconde. Duran les délit rapidement et se gratte la gorge, encore. Les secondes défilent. La porte ne s'ouvrent pas. Il est tenté de foutre de le camp ; elle ne se trouve peut-être pas là.
La porte s'ouvre, enfin. Shade apparaît, porte les vêtements qu'elle aborde constamment. Duran l'observe, un sourcil haussé, le regard curieux. Il ne s'en cache pas. Il ne voit pas pourquoi. Un corps bien dessiné vaut quelques regards. Duran ! C’est une surprise. Ses lèvres imitent le sourire déjà présent sur les lèvres de Shade. À croire qu'aucun des deux n'est enchanté. Entre, je t'en prie. Tu tombes bien, j'ai commandé des pizzas. La grimace s'accentue à la mention de la pizza. Il aime la pizza. Il a aussi conscience des calories présentes et du fait que ses efforts de la journée tombent à l'eau. Duran soupire et entre quand même dans l'appartement. tu sais qu'on s'les gèle encore dehors ? Il en dévisage l'endroit pendant un court instant, peu intéressé. Le corps se braque quand la porte se claque. Duran lui adresse un regard sombre, machoire tendue. Il est agité maintenant qu'il ne court plus. Avoue, tu écoutais à la porte. Il gronde quelque chose, peu importe les mots. Duran fait quelques pas dans l'appartement sans trop savoir où se mettre ; il n'est pas confortable. Derrière lui, la télévision se met à hurler de ces choses qu'il ignore de toutes ses forces. Duran y lance un regard agacé avant de porter son attention sur Shade, encore. Il est bref ; Duran détourne vite les yeux. à quoi la pizza ? Les paroles sont grondées. Il cherche à faire la conversation, mais Duran n'a jamais eu ce talent là. Il sait balancer des compliments pour charmer mais il n'est pas habile pour le smalltalk. Il ne l'a jamais été ; il n'a jamais voulu l'être et ne s'est jamais forcé. Peut-être qu'il aurait du ; il se sent bien con. Regard ailleurs ; vers la fenêtre. le soleil est en train de se couper. Les couleurs nombreuses se mélangent et fades lentement. t'arrives à voir les étoiles d'ici ? On ne les voit pas encore. Détroit n'est pas une ville qui offfre véritablement les étoiles. Détroit est sale ; sombre mais sans élan lumineux. On ose les voir, parfois. On croit apercevoir quelque chose briller, mais il ne s'agit que des satellites ou des avions. surement pas qu'il ajoute pour lui-même, enfin près de la fenêtre. Des couleurs s'ajoutent à celles déjà nombreuses du ciel. Elles viennent d'en bas. De l'enfer. Duran fronce des sourcils, un peu plus. c'quoi ça ? il s'passe un truc ? Il se presse un peu plus contre la fenêtre, dévisage.




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Shade Moore
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19.05.19 15:43
L'odeur de la transpiration est un parfum doux à ses narines, un réconfort. Elle a bâti son corps et sa vie dans la sueur et la rage, c'est une amertume agréable qui lui décoche un sourire et une flèche dans le coeur. A défaut de porter une armure, Shade l'a bâti de ses mains, de ses muscles, cachant, enfouissant les faiblesses et les brisures derrière les muscles. Elle revient à la vie. Elle se relève systématique, elle encaisse les dents serrées et le regard brillant. Elle a apprit à ne pas renoncer peu importe la douleur. Le regard échangé est rendu, ses yeux s'égarent parfois sur son corps aussi, curiosité malsaine d'un appétit qui ne demande pas à être rassasié. Pas de cette manière, elle n'imagine pas les choses ainsi et chasse les pensées aussi rapidement qu'elles viennent. Si elle avait su que Duran viendrait, elle n'aurait pas perdu de temps à se doucher et l'aurait occupé à trouver un sujet de conversation suffisant. Trop habituée à leurs souffles qui répercutent entre les murs, le ring, les coups et les coeurs battant qui s'entendent à des kilomètres et éclatent ses tympans. Elle a épuisé toutes les répliques qu'elle connaissait. Shade est une mauvaise actrice, elle n'a jamais apprit son texte, elle persiste à s'essayer aux relations sociales et délivre une piètre prestation. Trop terre à terre et pourtant, sur une autre planète. Elle peste contre sa remarque, insensible aux changements de température. Shade bouillonne toujours de l'intérieur. Elle a connu le froid glacial de la mort. Damn, merci pour l'infos j'avais pas remarqué. Lève un regard faussement outré vers le géant, stature gigantesque a coté de laquelle elle se sent minuscule. Elle ne le montre pas, incapable de baisser les yeux ou de détendre ses épaules. Elle toujours cette attitude presque prétentieuse, le menton relevé qui voudrait atteindre la grandeur de ce monde de géants.
Ananas et Légumes. Elle ne sait pas si il appartient à ces gens qui désapprouvent fortement les pizzas aux ananas, il n'a pas son mot à dire dessus. Shade n'est pas un bon samaritain, elle ne sait se plier en quatre pour être une bonne hôte, l'ajin attend que ce soit les autres qui se mettent  sa hauteur, elle traite les gens comme son égal, manières énervantes. Elle est ainsi, à prendre ou à laisser. Habituée à la deuxième option, solitaire conquise. L'ajin a vite apprit que pour sa propre sécurité, un nombre restreint d'ami ne peut être qu'un avantage. Elle arque à sourire  l'écoute de ses mots. Prête à lâcher un soupir. Sujet de conversation sans queue ni tête. C'est ça ta phrase d'accroche ? Shade n'a jamais vu les étoiles ailleurs que dans des forêts où son grand-père l'emmenait. Elle en a vu à New York perchées sur des jambes de girafes et des brillantes par leur renommée. Elle n'a jamais tourné la tête vers le ciel, sauf pour prier Dieu. Elle lui a accordé quelques pensées sympathique dans son enfance. En l'honneur de son grand-père, pour suivre la route de ses ancêtres. Shade s'est rapidement écarté du chemin, marchant sur sa propre route faites de cailloux et de ronces. Elle n'a jamais cherché le réconfort des étoiles, mais elle a suivi leur danse pour s'orienter, elle a apprit la carte du ciel pour retrouver sa maison où quelle soit dans le monde. Elle ne cherche pas la même chose que les autres quand elle lève la tête vers le ciel, elle n'y cherche certainement pas du réconfort. Quoi ? L'ajin se rapproche de la fenêtre, né collé contre la vitre où des traces de doigts sont visibles. Elle voulait un bel endroit, mais elle a sous estimé la quantité de ménage. La demoiselle n'est pas une bonne fée du logis, la vaisselle est rarement faite et la paresse gagne trop souvent ce combat là. Dehors, les sirènes résonnent, on les entend même à travers le vitrage. Les bruits de la ville ne s'éteignent jamais, ils bercent ses nuits et la ramène quand elle s'égare dans des recoins beaucoup trop sombres. Elle s'y accroche pour se rappeler qu'elle est ici et non ensevelie sous une tour. Les doigts se crispent sur le verre. Elle meurt d'envie de le repousser pour voir de plus près, briser la glace qui sépare du vide et de la liberté. La sueur qui perle sur son front n'a rien de celle de l'effort. Le CGG. Elle enterre la panique. Reprend le rythme de sa respiration et s'éloigne de la vision d'horreur. Ils redoublent les contrôles pour déceler ceux qui ne sont pas recensés. Avec un peu de chance, ils ne vont pas venir ici. Peut-être qu'ils ont trouvé quelqu'un en bas. Elle espère que ce n'est pas son livreur de pizza. Le ventre gronde toujours, mais son estomac est un nœud coulant.



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Duran O'Keeffe
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19.05.19 18:01

Quoi ? Duran garde les iris collés à la fenêtre ; Shade s'approche. Il peut entendre le bruit de ses pas, peu importe celui qui vient de l'extérieur, des véhicules. Ils sont nombreux pour un simple cas. Les yeux se plissent ; il cherche à mieux voir dans la noirceur, dans la distance. Le ventre se tord pour autre chose que la fin ; il n'a pas de raisons de se tordre. Duran ne connait personne dans ce batiment qui est problématique. Il est humain dans son cas, et pour Shade, il suppose qu'elle l'est aussi. Son regard coule vers elle une infime seconde avant qu'il ne regarde dehors de nouveau. Les lueurs sont différentes. Pas comme celles des flics. Ces couleurs là hantent assez ses nuits pour qu'il les connaisse par coeur ; il ne s'agit pas de policiers. L'information n'apporte pas de plaisir ; juste une autre tension dans sa machoire. Peu importe. Peu importe qu'il s'agit des flics, du CCG, du FBI ou de la CIA. Duran les encule tous ; dans ses veines coulent un poison et une haine certaine envers eux. Il se plie aux règles certes, comme sa famille, mais il n'est pas certain de tout apprécié. Il n'en parle pas, il n'y pense pas véritablement, mais il le sait. Il est difficile d'ignorer ses propres convictions, même si c'est pour être tranquille. Duran a conscience ; conscience qu'il est au point de non retour, qu'il ne lui reste que quelques temps à être tranquille. Il ne va pas à la guerre ; elle vient à lui. Elle est partout autour de lui et il ne peut pas fermer les yeux. L'insomnie ne lui permet pas de faire cela. Le CGG. Shade lui offre une réponse dont il n'a pas de besoin. Duran serre un peu plus des dents. Le souffle quite ses narines, crée de la brume contre la fenêtre. Le poing fermé, Duran l'appuie contre la vitre et la nettoie, regarde encore. Il lui semble que, aussi longtemps qu'il les observe, ils ne bougeront pas.
Ils bougent. Duran expire par le nez sa rage. Elle s'évacue à peine, reste captive à l'intérieur de lui. Elle se mèle et se mélange, crée un noeud, lent, lent, dans ses tripes. Il n'aime pas ça. Ils redoublent les contrôles pour déceler ceux qui ne sont pas recensés. Les explications à deux balles de Shade ne l'aident pas. Il lui dirait bien de se taire. La gorge est serrée ; serrée car s'il ouvre la bouche, il va avoyer. Dire des paroles blessantes, car il a peur des blessures. La réaction est exagérée. Il ne risque rien. Ils ne risquent rien. Ils sont humains. Duran ne les quitte pas des yeux les véhicules pour autant. Il dévisage, attentif, les voitures qui bloquent la rue et les hommes qui fourmillent dans les rues. Peut-être qu'ils ont trouvé quelqu'un en bas. Il avale lentement et porte ses yeux sur Shade, finit par s'éloigner de la fenêtre. Duran se sent comme une bête en rage soudain, dans leur immeuble. Il n'aime pas ne pas savoir. Il n'aime pas l'idée de les savoir en bas, en train de faire il ne sait quoi.
Cligner des yeux lui offre des images d'August.
Le coeur se serre, comme le ventre.
Comme les poings, comme la machoire.
Il n'est que tension.
Loin des fenêtres, il y jette un regard sombre avant de se laisser choire dans le canapé. La télévision camoufle le bruit des véhicules mais les images qu'elle offre ne l'intéressent pas. Elles ne font que monter la tension. Duran gronde ; ils ont pas autre chose à faire que ces conneries ? La voix empeste la haine. Elle camoufle l'angoisse. et on paie des taxes pour ça Le regard s'égare sur le meuble entre le canapé et la tv, cherche la télécommande. Duran finit par la trouver et s'en empare, change les chaines sans demander, met une série animée qu'il ne connait pas mais qui vaut mieux que leurs conneries à deux balles. ils sont encore là ? qu'il demande, quelque chose dans la voix. Ça ne fait même pas une minute. et ils doivent avoir choper ton livreur de pizza. L'anxiété crée une facilité de parler qui n'est pas forcément désireuse d'être entendu. Duran en devient désagréable. gilipollas Entre le faim et l'angoisse, le ventre de Duran ne passe pas un bon moment.
Il ne supporte pas de rester loin de la fenêtre. De ne pas voir ce qu'ils font. Duran se redresse, revient près des vitres. La joue s'écrase contre et il dévisage, collé, ce qui se passe. Les agents semblent être moins nombreux. Duran serre la machoire, passe une main contre son crane. Quand il expire par les narines, le souffle est tremblant, un peu.




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Shade Moore
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21.05.19 16:02
L'air change dans la pièce, il est un peu plus lourd et pourtant la température est toujours aussi fraîche, arrachant la chair de poule a Shade. Elle frissonne et frictionne ses bras nus. Ou peut-être est-ce cette panique qui naît au plus profond d'elle qui provoque ces réactions. Pourtant, elle n'a pas de raison de s'inquiéter. Aux dernières nouvelles,  le ccg n'est pas en mesure de déterminer si elle est une ajin ou une humaine - ou peut-être que si. La voix qui chuchote dans sa tête se persuade de tout, de rien, du pire. Elle ne veut pas entendre raison, elle veut seulement se nourrir de l'angoisse et la transformer en autre chose, une colère, une rage. C'est dans ce même état qu'elle arrive à invoquer son IBM et elle espère que ce soir, elle saura contenir la chose, la créature de poussière noire que son esprit invoque quand le danger est trop présent. Quand elle le tient éloigner, elle est un peu plus humaine et un peu moins un bétail à découper.
Shade ne craint pas le ccg, elle connaît bien leurs quartiers et elle a déjà rencontré des agents. C'est un emblème familier, qui ne l'effraie pas quand elle est chaussée de talons hauts et habillée dans ses tailleurs ; quand elle enfile son costume l'ajin n'a rien à craindre. Elle s'est donné la mission d'instruire les gros bras qui n'ont reçu qu'une formation militaire et de prêcher la bonne parole. Ils craignent les goules parce qu'ils ne savent pas ce qu'elles sont, ils ont peur de ce qui est différent d'eux. C'est naturel et humain. Mais elle, elle n'a pas peur. Sans doute parce qu'elle n'est pas réellement humaine, parce qu'ele imagine maintenant clairement ce qu'ils ressentent et qu'elle est assez intelligente pour ne pas non plus croire qu'ils sont alliés. Elle n'est, après tout, pour eux, que du gibier sur pattes, si tant est que la chair d'un ajin est aussi goûteuse que celle d'un être humain des plus banal. L'indignation de Duran lui hérisse le poil, confronte leurs opinions politiques. Shade ne sait pas où le positionner, Duran lui même ne connaît pas sa place sur l'échiquier et elle l'envie. Elle envie ces gens qui ne sont pas encore emportés par la vague. Le courant est fort cependant et il en a embarqué plus d'un sans qu'ils ne s'en rendent compte. Shade a choisi la meilleure des places, dans l'oeil du cyclone. Elle défendrait bien le ccg bec et ongle, mais l'envie n'y est pas. Elle veut préserver le restant de paix de l'instant. Bien qu'il soit brisé. Ce n'est ni sa faute, ni celle de Duran. Nerveusement, Shade se gratte l'ongle du pouce, les ongles sont manucurés et vernis, le rouge s'écaille au bout de ses doigts à force d'être malmené quand le doute s'insinue. Elle tourne en rond comme un fauve en cage dans son propre appartement et n'a pas le courage de rire quand il évoque la possibilité que le livreur de pizza se soit fait arrêter. Le ventre réclame à manger et à l'instant présent, Shade apprécie de ne pas être une goule justement, de ne pas envisager une seconde Duran comme un repas potentiel. Elle meurt de faim - ce qui est impossible, puisqu'elle ne meurt pas.
Elle est sauvée par le gong quand la sonnette sonne. Tu parles trop vite. En deux pas elle est à l'interphone. Mais c'est peut-être elle qui a trop vite parlé. La voix est lointaine, elle ne reçoit que des échos des paroles. Elle croit rêver. ... Madame ? Le ton est un peu trop énervé. L'agent du ccg est fatigué sans doute, il aurait préféré rentrer plus tôt. Est-ce que vous pouvez nous ouvrir ? Nous avons reçu un signalement. C'est un simple contrôle de routine mais vous connaissez la procédure. Oui. J'ouvre. Elle attend quelques secondes avant d'appuyer sur le bouton pour ouvrir la porte de l'immeuble. Ils sont dans l'immeuble. Balance t-elle simplement. Elle soupire, éreinté de cette journée qui n'est pas prête de se terminer. Lorsque l'interphone buzz à nouveau elle manque d'écraser le bouton sous une poigne trop forte. C'est pour quoi encore ?! C'est bien vous qui avez commandé des pizzas ? Non parce que vous voyez y a des voitures de flics partout et moi... Elle lui raccroche au nez et ouvre à nouveau la porte. Au moins les putains de pizzas sont là. Le corps se traîne jusqu'au canapé dans lequel elle s'écrase. Calme toi, c'est rien de grave. Shade ne sait pas si elle n'est pas plus en train de se rassurer elle même. Sérieusement vient t'asseoir, tu me donnes le tournis. Avec un peu de chance ils auront pas le courage de monter jusqu'ici.
Bien sur, elle se demande si il a quelque chose à se reprocher.



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Duran O'Keeffe
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22.05.19 19:57

Le nez est toujours collé contre la vitre lorsque le buzz se fait entendre. Duran ne bouge pas, se contente de jeter un regard sombre en direction de la porte. À l'entente du bruit, le corps s'est tendu en entier. Il n'aime pas cela. Il n'aime pas savoir qu'il crait quelque chose de la sorte. Qu'un simple bruit a un pareil effet sur lui uniquement car il angoisse. C'est un démon ; une bête immonde dans ses veines qui le dévore lentement et qui le réduit en un millier de lambeaux. Il ne se sent pas particulièrement solide et, en contraste, son corps n'a jamais été aussi tendu, ses muscles hurlant presque un épuisement certain tant le corps s'est braqué d'un coup sec. Tu parles trop vite. Il ne dit rien. La machoire est trop serrée pour qu'il puisse dire quoique ce soit. La tête est vide. Ou trop pleine ; il ne saurait dire. Duran n'a jamais vraiment fait la différence entre les deux. Il n'a jamais eu la tête vide ; c'est certainement pour cela. Il pense trop, constamment, à des choses qu'il ne désire pas. Il pense et pense à ne pas penser.
Il bouge, un peu. Duran bouge à peine, assez pour s'appuyer contre le mur et garder les yeux sur Shade. Il suit ses mouvements et attend, comme elle, la réponse de l'autre côté du buzz. La voix est étouffée par le micro un peu merdique et Duran ne capte que quelques paroles. Il entend ce qu'elle dit, par contre. La voix de Shade est claire.
Le corps se tend, encore, quand la sonnette résonne encore. Goût de sang sur la langue ; il se l'est mordu. L'humain détourne les yeux et regarde en bas, encore. Les voitures ont encore leurs lumières allumées. La nuit est tombée, le soleil a disparu, et on ne voit que cela. Les lumières font des reflets sur l'immeuble en face. Une belle vision, si celle ci ne venait pas avec une chose aussi emmerdeuse que cela. Il s'en passerait bien. Il veut juste manger.
Ou foutre le camp. Pourquoi est-il venu ici ? Duran n'est pas connu pour être sociable. Certes, il aime s'entrainer avec Shade, mais il ne la connait pas plus que cela. Il ne se prend jamais la peine à connaître la vie des gens et par ce fait, il ne sait jamais quoi lui dire. Leurs conversations tournent souvent autour de leur entrainement respectif ou encore, des repas disponbies au Page Turner, des livres qu'elle emprunte.
Le regard traine dans l'appartement, sur les surfaces. Il cherche un livre. N'importe quoi.
Shade revient sur le canapé. Duran ne bouge pas. Il est à la fenêtre, encore. Il sait que, s'il la quitte, il va tourner en rond. Il va être comme un lion en cage. Car il l'est, en cage. Il aurait du passer la soirée au Page Turner dans cette chambre qui ne lui resssemble pas. Non pas que son penthouse lui ressemble un peu plus. Rien n'est comme lui. Mais quelque part, il s'est dit qu'Hannibal s'y trouverait peut-être. C'est ce qu'il se dit constamment. Lorsqu'il est au café, il le croit chez lui. Quand il est chez lui, il le croit au Page Turner. Comme si Hannibal n'allait qu'à deux endroits dans sa vie. C'est de la pure connerie. Shade semble être lasse de le voir agir de la sorte. Elle lui accorde un regard qui le démontre bien, comme des parles. Calme toi, c'est rien de grave. Sérieusement vient t'asseoir, tu me donnes le tournis. Avec un peu de chance ils auront pas le courage de monter jusqu'ici. La machoire reste serrée et Duran expire par les narines. Il la dévisage un long instant avant de jeter un dernier regard par la fenêtre. Il y a une voiture en moins, peut-êre. Il ne saurait dire. Duran ne les avait pas compté.
Un grognement quitte sa gorge et il finit par quitter la fenêtre, se laisse tomber sur le canapé à côté de la femme. éteins moi cette connerie qu'il gronde déjà, cherchant la télécommande encore une fois. Il ne la trouve pas. Il ne sait plus ou il l'a mise. Duran finit par se redresser et éteindre le téléviseur à partir de l'écran. Il ne se rassoit pas. Duran n'en a pas envie. ça va prendre combien de temps ? Il sait le temps qu'il faut au livreur pour venir chez lui. Shade est plus haute. Plus d'étages à monter. pour le livreur. ça prend combien de temps normalement ? monter ? Il n'a pas envie d'ouvrir la porte et que ces agents à la con de la paix de son cul soient présents également. Duran n'y manque pas ; il se prend des questions sur les goules à chaque fois. Le gouvernement lui demande des tests sanguins une fois par année, pour être certain que le gêne ne s'est pas éveillé chez lui. on leur foutra ta pizza aux ananas sous l'nez. ils foutront l'camp. qu'il finit par dire, s'emparant d'un livre qui traine. Au même instant, on toque à la porte. Les jointures se crispent sur le livre, endommagent la couverture.




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Shade Moore
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26.05.19 13:17
Shade dévisage l'écran de la télévision d'un regard vide, les pixels qui s'allument et s'éteignent vide de sens pour ses yeux fatigués, les mêmes images tournent toujours en boucle. Des clichés choc prit pendant les manifestations, des bouts de discours découpés qu'on fait parler comme on le veut et dont on a déconstruit le sens. Elle n'écoute plus leurs discours depuis longtemps, lorsqu'elle allume son poste, Shade écoute les chaînes musicales et la météo - qui ne change pourtant pas grand chose à ses habitudes vestimentaires limites. Il fût un temps où elle se souciait d'avoir un opinion à partager, mais maintenant elle n'en prend plus la peine, les gens se fichent de ce qu'elle pense, de la même manière qu'au fond, elle se fiche d'avoir leur avis sur un sujet. Elle n'écoute plus les gens se répéter. Elle craint surtout le silence. Quand elle se retrouve seule avec ses pensées et rien pour occuper son esprit, elle ne peut que les écouter, elle est incapable d'échapper au bruit qu'elles font, au vacarme qui l'assomme. Elle préfère encore les sirènes des policiers et le sang qui bat contre ses tempes. Shade le regarde faire et sent la télécommande sous sa cuisse - elle est assise dessus et n'a pas envie de se lever, les muscles de jambes tendus qui réclament du repos qu'elle ne peut pas leur accorder - qu'elle ne veut pas. Elle ne cache pas un long soupir qui s'échappe de ses lèvres quand Duran éteint directement la télévision depuis l'interrupteur, presque sifflement de serpent. L'ajin mâche ses mots, retient de lui rappeler qu'elle est chez elle et décide de quand ça s'arrête. La pulsion violente lui fait serrer le poing, l’oblige à se concentrer. Le stress et la colère font mauvais ménage, il lui en a fallu moins parfois pour que son IBM pointe le bout de son nez. Il sait mieux qu'elle quand elle veut être seule. A la place, elle prend la télécommande de la chaîne hi-fi et laisse la voix profonde et mélodieuse de Sade remplacer celle du présentateur,toujours essouflé et sur le point de raconter le scoop de sa vie. Souvent encore plus décevante qu'un article de top sur google.
Shade ne sait pas pourquoi elle ne renvoie pas Duran chez lui. Une part d'elle se dit qu'en le gardant entre ses murs elle le protège et se protège d'une menace qui n'a pas de raison d'exister. Elle apprécie sa compagnie mais ne sait pas comment profiter, peut-être qu'au final elle n'aime que ses coups, quand il lui éclate la lèvre ou qu'elle sent son poing manquer de cogner un os. Elle aime cette violence libératrice et elle trouve qu'ils font un beau duo quand ils s'entraînent et qu'ils n'ont pas besoin de se parler. Elle pourrait laisser le silence s'étirer jusqu'à la fin de la nuit, mais ce n'est pas ce que font les autres en général et le complexe de ne pas pouvoir lui adresser la parole comme les amis se font rend le moment partagé encore plus maladroit. Elle veut trop bien faire et s'enfonce dans un bourbier.
Et forcément, Duran ne se calme pas. Je ne sais pas, je fais rarement livrer. Je me force à sortir. Elle se fait violence, pour serrer une main et faire la bise. Elle essaye de ne pas regarder les autres comme si elle voulait les tuer chaque fois qu'ils la touchent sans la prévenir, se retient de leur faire une clef de bras, se retient de laisser la créature noire prendre le dessus et régler tous ses problèmes. lle n'a pas le temps de s'indigner de le voir abîmer un de ses livres et se lève à nouveau quand on sonne. Une chose est sûre, les policiers n'ont pas pu être aussi rapide. Malgré tout, c'est les mains moites qu'elle ouvre la porte, glissent sur la poignée. Elle a du mal à la tirer vers elle et tremble.
Ce n'est que le livreur.
y a du monde ce soir, j'ai croisé des flics sur le chemin. ça craint tout ça, j'espère qu'il y a pas de tueur dans le quartier parce que vous comprenez, moi je fais que livrer je veux peux avoir de problème. bref voilà les pizzas. Elle lui arrache presque les boites des mains. Vous pouvez garder la monnaie. Avec un peu de chance, elle ne s'approchera pas de cette porte du reste de la soirée.  C'est la faim qui te rend aussi ronchon Duran ? A pas de loup, comme-ci elle avait peur que les voisins du dessous ne captent sa présence, avec l'envie de disparaître, elle attrape un couteau dans la cuisine. L'objet tranchant la menace. Mourir est atrocement douloureux, elle n'a pas encore testé l'empalement. Elle n'a pas de roulette à pizza. Viens manger un bout. Soudain, l'idée que Duran puisse être une goule lui traverse l'esprit. Doug lui a bien caché ce "détail" pendant des années. A moins que tes préférences ne soient pas animales. Le ton est un peu trop accusateur. Et je ne parle pas de végétalisme. L'esprit habitué à étudier les comportements cherche la faille, la raison de l'inquiétude et de l'éveil du fauve, elle se met dans la peau des inspecteurs qui fouillent le bâtiment, essaye de comprendre. Comprendre, c'est tout ce qui lui reste, c'est sa seule arme. Pour qu'elle autre raison craindrait-il que les flics le trouvent ? Je m'en fiche mais je préfère savoir si jamais.  Shade n'a, naturellement, rien contre les goules, même celles qui refusent de se rescenser, bien qu'elle juge qu'il est nécessaire d'être transparent pour partir sur des bonnes bases, mais elle ne tolère pas celles qui chassent de manière injuste alors que le gouvernement fournit une solution.
Shade se doit d'être suspicieuse, pour sa propre sécurité. Elle ne peut accorder une confiance aveugle, elle préfère se crever les yeux.



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Duran O'Keeffe
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27.05.19 18:22
Le corps reste tendu. Le coeur aborde des battements un peu plus rapides, précipités. Duran a l'habitude des agents du CCG ; il insupporte cette panique qui émane en lui doucement, comme un venin, et qui ne laisse place à autre chose. Peut-être est-ce les intentions de sa mère qui amènent cette peur. Ses envies de changer les choses, d'apporter un peu plus d'engagements au Page Turner, de changer les choses, un peu. Il est impossible que les agents du CCG aient déjà entendus parler de la chose. Ils ignorent encore l'existence du Page Turner, les intentions cachés derrière le café et les livres. Et Ana n'a parlé de ses plans qu'aux membres de sa famille, pour l'heure. Elle rêve un peu, bien que son fils sait qu'elle possède des idées, déjà, et des plans. Ana rêve certes mais elle reste réaliste, et chacun de ses mots renferme quelque chose de puissant, de solide. Elle n'est pas légère dans ses pensées. Ses actions collent à ses mots. Elle rêve et Duran, comme son père, cauchemarde. Il ne peut qu'être envahi par des images de ce que le pire peut apporter, de ce qui arrivera si les gens du CCG sont au courant. Les pensées sont logiques. Les craintes le sont beaucoup moins. Duran sait, mais la peur est guidée par la folie et crée son propre fleuve. C'est pour cela que le corps possède une pareille tension, pour cela qu'il s'inquiète peu importe qu'il soit humain, peu importe qu'ils n'aient rien fait de mal.
Du moins, dans son cas. Il ne sait pas pour Shade. Il n'a jamais posé de question sur son espèce bien qu'il suppose qu'une goule ne commande pas de la pizza. Quoique, aux ananas... il possède un certain doute malgré tout. Suffisamment pour la suivre des yeux, la dévisager. Suffisamment pour ne pas cligner des yeux et serrer des dents, un peu plus, lorsqu'elle ouvre enfin la porte. Le souffle se braque, quelques secondes. Duran attend, puis inspire quand la voix du livreur se fait entendre. Le regard glisse vers le livre qu'il tient entre ses doigts. Il l'a déjà lu. Les mots sont familiers, dans tous les cas. Il suppose qu'il pourrait lire la couverture et le titre, mais Duran n'amorce pas de mouvement pour le faire. Il n'est pas assez calme pour cela. La peur - étrange - et la rage - famililère - valsent et noient ses veines. Si ses mouvements sont soudain moindres, c'est pour ne pas déborder. Il le fait uniquement dans ses mots. Ils le trahissent.
La porte se ferme et Shade bouge encore, traverse l'appartement pour aller à la cuisine. C'est la faim qui te rend aussi ronchon Duran ? La machoire se braque et la bouche s'ouvre quelques secondes plus tard. Duran gronde quelque chose, à peine des mots. Enfin, il laisse le livre sur la table basse et la rejoint. Le regard lorgne sur la fenêtre et surtout, sur ce qui se trouve en bas. Il dévisage les lumières, encore présentes et agressantes. Il est agacé de les savoir toujours présentes, tenté de croire qu'ils trouveront ce qu'ils cherchent avant de parvenir au dernier étage des lieux. Duran n'en a que faire qu'une goule ou qu'un ajin se fasse capturé, si c'est pour avoir la paix. Du moins, il aime le croire. Au fond de lui, il a aussi le ventre noué pour toute personne présente dans cet immeuble et dans les alentours. c'est peut-être ton choix de pizza qui m'rend comme ça qu'il finit par commenter. Le regard se pose sur le couteau qu'elle tient entre ses doigts. Duran le toise et garde une certaine distance. Il ne connait pas Shade suffisamment pour lui faire confiance. Il ne sait pas faire confiance, dans tous les cas. Viens manger un bout. A moins que tes préférences ne soient pas animales. Et je ne parle pas de végétalisme. Les sourcils se froncent et Duran la dévisage. Il est dérangé par l'accusation de ses mots bien que, lui-même, il pense la même chose pour elle. Il se garde de le partager. Son cas est différent. Je m'en fiche mais je préfère savoir si jamais.  Duran lève les yeux au ciel et pose un coude contre le comptoir. Il y prend appui, tend l'autre bras et s'empare d'une part de pizza. Ananas. en quoi ça te concerne ? qu'il grommelle, dévisageant les morceaux avant de les retirer, un par un. c'est tes préférences horribles que je partage pas qu'il dit, laissant le dernier morceau tomber sur le comptoir. Enfin, Duran prend une bouchée de la pizza. Le goût reste là ; le pire a déjà été fait. Duran a beau s'en débarrasser, la saveur est incrustrée. Il avale la chose difficilement, avec une grimace. j'pensais que tu connaissais ma famille. On connait les O'Keeffe sans connaître particulièrement Duran. Les gens essaient, mais Duran ne leur permet pas. on dirait qu'non.   Il hausse des épaules et prend une autre bouchée de la pizza. Duran ne prend pas la peine de lui répondre. Il ne pense pas que la chose la concerne. L'espèce de Shade lui est inconnue et il ne pose pas de questions sur la chose ; peut-être car, au final, Duran n'en a rien à foutre. Au final, ils sont tous dans le même merdier. L'un comme l'autre, pour l'heure, ils sont pris dans cet appartement à attendre la venue de ces agents. t'as des choses à te reprocher ? Il sent le gras de la pizza sur ses doigts et dans sa bouche, déjà. Duran en apprécie le goût. c'est plutôt ça la question. Haussement d'épaules. Duran se garde de dire que, dans son cas, il se reproche beaucoup de choses. Mais surtout, il en reproche encore plus aux autres.




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Shade Moore
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12.06.19 13:04
Shade fausse une moue sur ses lèvres. Au fond, elle n'est pas vexée, il en faut plus pour l'atteindre, Shade est une coriace qui a vu pire que des critiques culinaires. Duran n'est pas le premier à juger - c'est le mot - son choix de pizza, ils critiquent tous ses goûts alimentaires ; tant que ça lui plaît c’est l’essentiel, elle lui a pas demandé son avis. Elle est à la seule à savoir que la pizza est déjà meilleure que tout ce qu’elle peut préparer. Même les recettes de sa mère sont du Chinois pour l’Ajin qui rate une fois sur deux les gratins de pâtes. Heureusement qu’elle vit avec Doug où elle serait morte de faim ; quoique, ça n’aurait pas changé grand chose. Tout de même, elle ne préfère pas essayer. Shade préférait retrouver le goût des épices de son enfance, elle n’y a le droit qu’une à deux fois par mois quand elle lui rend visite dans son petit appartement. « Si t’es pas content tu peux toujours rentrer chez toi. » Shade hausse les épaules et prend une autre part dont elle ne fait que quelques bouchées. Elle lèche un à un  ses doigts où la sauce tomate s’est écrasée. « T’inquiètes, je t’aurai prévenu avant si c’était pas une pizza pour humains. Je m'appelle pas Hannial. » Elle lui fait un clin d’oeil avant de transférer les parts restantes à l’ananas avec celles aux légumes. Shade ouvre le placard à sa gauche et s’accroupit pour attraper deux verres à pied. « Tu veux boire un truc ? » Peut-être que ça, ça le détendra pour de bon. Shade a toujours une bouteille dans son frigo pour les invités et du vin dans la cave pour les repas ; même si personne ne vient manger chez eux parce qu’ils n’ont pas d’amis. Doug sort à peine pour aller chasser - Shade se doute - et elle ne ramène pas de collègues de travail. Si elle a envie de prendre du bon temps, l’Ajin s’arrange pour dormir chez la personne en question. Ce sont des denrées pour les visiteurs impromptus comme Duran ou les agents de la CCG. Quoique les accueillir avec un verre de vin à la main et en nuisette ne doit pas être une excellente idée.
Et puis, merde, c’est leur  problème, ils ont qu’à laisser les gens tranquille à cette heure-ci. Leur quartier est pas forcément sensible et les habitants de l’immeubles doivent essentiellement être des petites vielles avec leurs chats et des dealeurs.

Shade connaît à peine les autres locataires. Duran est déjà une énigme alors qu’ils se connaissent depuis quelques temps. C’est sa famille qui est à la tête du Page Turner, c’est tout ce qu’elle sait de lui, elle a du croiser la patronne une ou deux fois. Elle se souvient vaguement de son visage ; Shade n’a pas une mémoire visuelle. Il y a sans doute d’autres choses qu’elle sait et qui ne lui reviennent tout simplement pas maintenant. Elle n’a pas ressenti le besoin de rechercher plus d’informations et si on lui en a parlé, sans doute qu’elle n’écoutait pas à ce moment. Si sur certains sujets elle en connait un rayon, la créature admet que sur d’autres elle est particulièrement ignorante et naïve. Shade écoute rarement ce qu’on lui dit. Il lui arrive de se perdre dans ses pensées alors qu’elle est avec quelqu’un. Elle décroche et se retrouve deux minutes plus tard à perdre le fil de la discussion. L’ajin hoche la tête sans conviction. « Hum.. Je sais que c’est ta famille qui a remplacé l’autre vieux. J’dois oublier quelque chose d’important. » Ce n’est pas important pour elle en tout cas. Duran est important, pas son nom. Un nomme fait pas une personne, c’est une chose dont elle est persuadée, une profonde conviction qu’elle applique tous les jours. Hell, elle pourrait même être amie avec un Welsh s’il est moins con que ce satané Rafael. « Est-ce que je dois m’inquiéter ? Les flics vont pas nous embarquer juste parce que Duran O’Keeffe se trouve dans mon appartement rassure moi. » Shade taquine. Elle espère, secrètement qu’elle a tort et que le nom n’apporte pas de soucis. « Apparemment, à part mes goûts, je suis une citoyenne honnête. » Elle cherche dans sa mémoire quelque chose qu’elle aurait pu faire et qui pourraient les mettre dans la merde. Bon, elle a peut-être envoyé chier un gars du CCG une fois parce qu’il a essayé de regarder sous sa jupe, mais c’était de la légitime défense ; elle a déjà mit une droite à une fille quand elle était au lycée, elle était conne de toute façon. « Je te propose un truc. Tu me racontes la pire chose que tu as pu faire et je te dis la mienne. » Shade hausse les épaules. « Faut bien qu’on s’occupe en attendant qu’ils montent jusqu’ici. Et vu leur amour pour les donuts, je pense qu’on peut attendre looongtemps. »



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Duran O'Keeffe
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13.06.19 19:11
Il y a une méfiance, quand même, dans le regard. Parce que le monde est une merde, parce que les gens sont plus violents que bons, dernièrement. Duran possède des marques sur l'âme et sur le coeur, d'autres sur la peau. Des échos de la connerie du humaine et il sait, sans le moindre doute, en avoir laissé chez les autres aussi. Personne n'est spécial. Tout le monde est con à sa manière et surtout, chaque personne peut être un saleté de danger quand il est question du CCG. Certes, il fait parti des gens à faire des doigts d'honneur aux forces de l'ordre d'abord et ensuite aux citoyens, mais la connerie de l'un n'annule pas celle de l'autre. Une connerie reste une connerie. Duran ignore encore celle de Shade et il se dit, au travers de ce merdier dans lequel ils se trouvent, qu'il devrait peut-être en être mis au courant. Il la dévisage un peu, toujours, les sourcils froncés et les yeux fixés sur elle, la pizza entre les mains et une bouchée dans la gueule. Certes, le goût de l'ananas est encore présent, mais Duran reste un homme affamé, peu importe les calories qu'il se prend à la gueule. Il sent encore la sueur de sa course contre sa peau et ses vêtements, et suppose que ses kilomètres parcourus lui permettent de dévorer la pizza sans forcément se sentir coupable. Il espère tout au moins ne pas sentir la mort, n'ayant pas eu le temps de se laver.
La réponse de Shade au sujet de sa famille ne lui apporte pas grand réaction. Duran n'a pas grand égo, du moins pas en liant avec les O'Keeffe. Il ne les voit pas célébre ni fort présent activement, il les voit uniquement comme les siens, et aidant des gens à l'occasion. L'homme suppose simplement qu'une régulière du Page Turner connait peut-être sa mère, du moins. Il est un peu surpris, alors, de savoir que Shade ne lui a jamais particulièrement parlé. L'ajin se demande alors quelle place elle a, dans l'établissement. Est-elle une simple cliente ? Une humaine, peut-être, comme lui ? Le fait qu'elle puisse commander de la pizza et la manger lui indicte déjà qu'elle n'est pas goule. Et encore, son choix pour les ananas le fait douter. Quitter à goûter que de la merde, autant se commander de la merde.
Il ne sait toujours pas, alors. Il ne sait pas, et peut-être que Duran n'en aurait rien à foutre normalement - forcément - mais avec le CCG dans l'ascenseur, il se pose quelques questions. Les derniers articles parus sur les enfants de goule ainsi que le scandale avec Mkkel ont laissés des traces et Duran aimerait que le cas de Shade n'ajoute pas de l'huile sur le feu. Est-ce que je dois m’inquiéter ? Les flics vont pas nous embarquer juste parce que Duran O’Keeffe se trouve dans mon appartement rassure moi. La question lui arrache une grimace alors que les pensées se tournent vers la flic qui ne le lâche pas. Duran a l'impression d'avoir oublié un morceau d'ananas, pour le coup. j'espère pas qu'il gronde, prenant une autre bouchée. Shade continue. Apparemment, à part mes goûts, je suis une citoyenne honnête. Les sourcils se froncent et Duran mastique lentement. Il l'observe et finit par humer, après queques secondes, quelque chose qui peut être semblable à une affirmation. Il ne sait pas, en vérité. Il ne lui fait pas confiance et il doute encore. Duran a grandi avec des goules, il sait à quel point ils peuvent mimer la prise de nourriture, et combien de temps ils peuvent garder cette merde dans leur ventre. Il se souvient de Gwen, une fois, qui avait été hospitalisé car elle avait ingéré du gâteau d'anniversaire. Je te propose un truc. Tu me racontes la pire chose que tu as pu faire et je te dis la mienne. Les sourcils se froncent un peu plus. Duran prend appui sur ses coudes et se redresse du comptoir, lentement, la pointe de pizza abandonnée sur celui-ci. Il la toise une seconde, et elle continue. Faut bien qu’on s’occupe en attendant qu’ils montent jusqu’ici. Et vu leur amour pour les donuts, je pense qu’on peut attendre looongtemps. Les paroles lui font penser à ce salaud de Bob. Duran serre un peu plus des dents et détourne le regard, machoire braquée, pour dévisager les fenêtres ainsi que les échos de lumière venant de la rue. Il y reste accroché de longues secondes avant de regarder la porte. Soupir au bord des lippes ; il gronde presque et regarde Shade, de nouveau. c'est vraiment une idée de merde qu'il finit par dire, l'une de ses mains frottant sa machoire avant que, forcément, il se rende compte du gras s'y trouvant. Duran grimace et ramène son épaule contre son visage, essuie la trace. pourquoi je te raconterais des merdes à mon sujet maintenant ? j'sais même pas si tu bosses pour eux. Les mots quittent ses lèvres et les sourcils se froncent, les traits se braquent. Duran amorce un mouvement de recul, bref, avec le haut du corps. j'sais même pas ce que tu fous dans la vie. qu'il dit, répète presque la question. Duran la toise, quelque chose de dur dans l'oeil, une tension dans le corps, les traits. j'pense que j'devrais les attendre chez moi. qu'il finit par dire. Les doigts s'emparent de la pointe de pizza. Duran a encore faim, mais peu d'appétit. Il apprécie Shade. Il ne la connait juste pas. Il peine déjà à se mettre en danger pour des personnes qu'il apprécie et qu'il connait depuis des années. Elle est une étrangère, à côté des autres. Duran a détourné les yeux plus rapidement que cela d'autres personnes.




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Shade Moore
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18.07.19 12:29
Shade n'attend pas de compassion de la part des autres. Elle n'en a pas manqué, pourtant, elle ne peut pas dire qu'on l'a laissé se démerder quand l'accident à eu lieu, que le monde l'a rejeté et isolée, pourtant elle est devenue ainsi. Comme beaucoup d'autres avant elle. Le monde coloré de son enfance s'est transformé en enfer sauvage où les hommes sont hypocrites et les animaux plus humains. Shade ne compte sur personne, dans sa vie elle n'y a que les liens du sang qui ont été présent pour de vrai ; il n'y a que la famille qui soit vraie, le reste n'est que politesse. L'ajin sait qu'elle pourrait aider des inconnus, en fonction du rôle qu'elle est sensée jouer pour eux, elle serait prête à voler au secours de certains de ses amis s'il s'agit avant tout de quelque chose de financier ou de faible conséquence, mais les seules personne pour qui elle donnerait sa vie sont celles de son sang et celui qui vit avec elle dans cet appartement. Elle sait qu'il ferait de même. Shade se dit que Duran est quelqu'un qu'elle serait ravie de compter dans cette liste de vip, tout comme elle sait que si le ccg lui passe les menottes ce soir, elle sera marbre. Comme-ci elle ne le connaissait pas. (Serait-ce réellement le cas ?). Shade s'est habituée à l'égoïsme des autres, jusqu'à devenir elle même radine sur l'amour qu'elle peut leur porter. La femme ne peut pas se permettre de juger la retenue de Duran, elle ne peut que regretter cette distance qu'elle aimerait réduire, bien qu'elle l'accepte, pour l'entretenir à sa manière. Ils sont tous les deux de feu, ou mieux encore, deux pôles identiques qui se repoussent. Elle se sent plus proche quand elle est sensée le frapper. Duran est une personne aussi mystérieuse qu'elle. Elle connaît surtout ce qui l'entoure, son cadre, mais c'est un tableau dont elle ne saisit pas le sujet principal. Il s'entoure de beaux ornements dans sa vie pour qu'on ne se soucie pas du rôle qu'il y a joue. Shade n'est pas une femme d'hésitation, elle préfère trancher la question. Son idée de merde lui a ouvert la faille qu'elle attendait. Ouais je bosse pour eux. Le plus sérieusement du monde. Mais pas uniquement. Pour tout te dire, je ne fais qu'instruire leurs têtes de noeuds. L'insulte sort du coeur, on dira ce qu'on veut de ceux qui s'engagent, il n'y a pas que des lumières au CCG. Je suis prof à l'université, pour te la faire simple, j'étudie les goules et les chimères en particulier. Elle essuie ses mains grasses et farinées sur son débardeur. J'essaye de faire comprendre aux gens qu'un peu de tolérance ne ferait de mal à personne. Shade ne fait pas de commentaire sur son désir de partir. Elle ne le retiendra pas, ne l'encourage pas non plus. Maintenant tu sais. La technique et simple, un peu de manipulation. Elle espère qu'il se sentira forcé de se dévoiler à son tour.



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