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 here comes trouble (volans)

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Ozias Ellington
here comes trouble (volans) Tumblr_pqnlnhdudA1tgtwloo1_250
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21.05.19 18:46
Ozias n'était que trop accoutumé à errer parmi ce dédale d'étalages en tout genre. Dés sa plus tendre enfance déjà, ses parents avaient pour habitude de l'y amener, une sortie quotidienne, telle que l'on en voyait tant. Et malgré les produits suspicieux exposés de çà et là du lieu, cela n'en demeurait pas moins un moment convivial pour Ozias, qui, aujourd'hui encore, en gardaient d'excellents souvenirs. Coutume familiale qui pouvait semblait étrange, voire macabre, pour bon nombre d’humains. Avec leur esprit limité et leur constitution fragile. Pauvre gibier égocentrique, évoluant dans un monde où les dangers rôdaient sans cesse, mais qui persistait à se croire invincible, indispensable. Et aux yeux des siens, c’était sans doute le cas, oui. N’en demeuraient-ils pas moins inférieurs en tout point. Les goules aussi possédaient leur propre marché, aussi non conventionnel et illicite soit-il. Et il y avait ici de quoi faire pâlir de dégoût le plus tenace des êtres humains. A cette pensée, Ozias eut un sourire sardonique. Aussi, bien qu'il soit désormais adulte (bien que là encore, tout était relatif), il s'y rendait encore, plusieurs fois par mois. Et, en l'occurrence, aujourd'hui, le lieu était des plus bondés. Quelques visages familiers lui parvenaient, auxquels il n'hésita nullement à sourire, s'arrêtant un instant pour les saluer. Certains étaient plus connus que d'autres mais, l'un dans l'autre, Ozias n'avait jamais eu aucun mal à se sociabiliser. Et il demeurait une figure plutôt connue parmi ces derniers, de par sa famille, et de par ses activités nocturnes. Beaucoup de ravageurs fréquentaient les lieux, après tout. Pour ne pas dire tous.

Volans semblait bien moins à l'aise que lui, néanmoins. Chimère bien trop récemment propulsée dans un monde à l'opposé du sien, il ne parvenait guère à s'acclimater aux moeurs que sa nouvelle nature lui imposait. Ozias ne regrettait pourtant nullement de lui avoir proposé de l'accompagner. Les diverses expositions qui s'offraient à eux laissaient Ozias des plus indifférents, ce qui n'était apparemment pas le cas de Volans. La goule se voulait le guide spirituel de la chimère, aussi Ozias avait-il trouvé l'idée de se changer les idées au marché noire une idée des plus sympathiques, des plus évidentes. Sa nature de ravageur l'empêchait parfois de comprendre à quel point les choses qui lui semblaient normales ne l'étaient pas forcément pour les autres. Et aussi parfaitement pouvait-il s'intégrer au monde des humains, il n'en demeurait pas moins qu'il n'était aucunement l'un d'entre eux. Tu trouves ton bonheur ? Demanda-t-il d’une voix mélodieuse et rieuse, alors que Volans semblait fasciné par les produits qu'offrait l'un des vendeurs. Des objets bien loin d'être légaux, mais cela n'avait jamais posé le moindre souci à Ozias. Lui-même ne repartait pas bredouille dans ses achats, tenant deux sacs bien remplis dans la main. Un instant, ses pensées s’attardent sur les jumelles, lesquelles ne manquaient jamais de lui passer commande dès lors se trouvait-t-il dans les parages. Soupirant, il n’avait que trop l’habitude de céder à leurs caprices en tout genre, aussi adorables pouvaient-elles se montrer lorsque la fatigue les gagnait. Deux véritables petits monstres qui menaient leur frère par le bout du nez. Qu’est-ce qu’ils pouvaient les aimer, ces deux-là. Elles avaient bel et bien hérité du physique angélique propre à leur famille, et d’une passion dévorante pour le sang.

Il me reste encore un achat à faire et on pourra se tirer de là, si tu veux. Le marché noir avait beau fournir une infinie possibilité d’objets en tout genre, il n’était jamais très astucieux de s’y balader plus longtemps que nécessaire. Surtout à cette heure de la journée. Suite à quoi je t’offre un café. Un vrai de vrai. Seul breuvage, en dehors du sang frais, qui ne donnait aux goules aucune envie de recracher leur déjeuner tout entier. Ozias, lui, n’en buvait que très rarement, n’étant pas des plus friand de l’arôme de la dite boisson. Sans doute son palais était-il trop délicat, ou bien trop accoutumé au carmin qui circulait dans les veines de ses voisins. Allez savoir.

Au final - pourtant, -il aurait sans doute était préférable pour eux de s'attarder au marché noir. La scène se présentant devant eux ne provoquant en la goule qu'une envie irrésistible de planter ses crocs dans l'instigateur d'un tel chaos. Des purificateurs. Il me manquait vraiment plus que ça. Ou comment bien terminer la journée. God damnit !
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Volans Elkabetz
here comes trouble (volans) LKQhgt8
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21.05.19 22:02
Le lieu possède une étrangeté certaine ; Volans n'est pas certain de l'apprécié. Dans tous les cas, le  fils Elkabetz ne s'attendait certainement pas à cela lorsque son ami lui a parlé d'un marché. Peut-être possède-t-il trop d'espoirs. Il serait sot de croire que les goules puissent posséder une onze de classe et un marché respectable. Il est plaisant de rêver pourtant, et d'aborder un certain espoir. Alors, le coeur a rêvasser délicatement d'un lieu propre et agréable où les créatures pouvaient potentiellement posséder une maigre miette de classe. Faux espoir. La moue est un brin boudeuse sur les lippes de la chimère tandis que, au travers des kiosques et des lieux insalubres et menaçants de s'effondrer, il suit Ozias depuis de longues minutes. Il n'est pas enchanté de se trouver dans un pareil endroit. Il n'aime pas les iris sombres qui luisent, les crocs qui se dévoilent. Certaines goules possèdent un envie, dans un lieu aussi secret, d'afficher leurs traits véritables. Volans ne peut que ressentir un long frisson contre son échine. Sa fierté le contient, l'empêche de montrer l'inconfort certain qu'il ressent. Bien froid et fier, il se glisse entre les diverses tables, dévisage les objets et les aliments, prend à l'occasion sur lui pour ne pas détourner les iris trop rapidement et dévoiler ainsi la fragilité que peu aborder son coeur face à certaines visions. Certaines tables accueillent des glacières contenant des produits frais. Volans ne s'en approche pas. Il en sent l'odeur, entend la faim qui gronde délicatement dans son estomac. Il se surprend par moment à renifler un peu plus, à apprécier l'odeur qui lui vient au nez. La chose est accompagnée par un noeud se glissant dans sa gorge lorsqu'il en prend conscience. Volans n'aime pas cette faim. Il n'aime pas cette part de sa nouvelle nature ; certes chimère depuis de nombreux mois, il n'a pas encore goûter la chair humaine. Ou du moins, pas véritablement. Les cubes condensés offerts par le CCG et la viande clonée lui suffisent ; il aime croire, se dire qu'il ne s'agit pas de véritable chair. Qu'il s'agit du choix vegan pour les créatures. Il ne s'agit que d'un mensonge innocent qui lui permet de ne pas perdre pied, totalement.
Il est important, dans un pareil lieu, de faire attention à ses pieds ainsi qu'à ses habits. Volans les apprécie trop pour laisser un quelconque être s'y frotter ou encore, pour poser un pied là où il ne faut pas. Les lieux ne sont pas encombrés, heureusement. Le dédain a nullement besoin d'être encore plus grand en lui. Il faut pourtant de légères pauses lorsque la masse est trop grande, et celles-ci l'arrêtent  à l'occasion devant des tables qu'il n'est pas certain d'apprécié. Comme celle-ci ; Volans toise avec une certaine réticente les diverses choses se trouvant au kiosque, gardant pour lui le dégoût qui nait en lui. Ozias s'arrête également. Peut-être croit-il que Volans ressent un véritable intérêt pour cela, car il dit; Tu trouves ton bonheur ? L'ancien humain lui adresse un regard sombre et détâché. Il ne parle pas, ne pipe mot. Il serait insultant de répondre à de telles paroles. Si Ozias croit une pareille chose, il s'agit de son erreur. L'horreur de Volans est visible dans ses iris comme sur ses traits. Certes, le charmant vendeur ne le voit certainement pas, mais son ami le connait suffisamment, il espère, pour apercevoir la chose.
La foule est passée ; la voie est libre de racailles. Volans en profite pour reprendre son pas, non sans un sourire poli à l'homme - la créature - derrière le kiosque. Il prend sur lui pour l'observer dans les yeux, qu'importe le noir et le rouge s'y trouvant. Il ne comprend pas ce besoin d'aborder de pareils traits lorsque la chose n'est pas nécessaire. Volans supporte sa propre vie. Il insupporte également celle des autres. Seul Noah se trouve à être une étrange exception. Il se garde de le dire. Il me reste encore un achat à faire et on pourra se tirer de là, si tu veux. Les lèvres se tordent brièvement à l'entente de la bonne nouvelle. Volans lui accorde un regard et hoche de la tête. voilà une bien intéressante proposition que je vais accepter qu'il dit, poli, bien que son envie de quitter les lieux est présente dans ses gestes, dans sa manière de parler. Elle est camouflée derrière une politesse exagérée, derrière ce masque qu'il porte continuellement. Suite à quoi je t’offre un café. Un vrai de vrai. L'ancien humain a plus envie d'un thé que d'un café, mais il ne fera pas son difficile. Il est soulagé de savoir qu'il peut encore prendre de pareilles breuvages. Il s'agit de maigres points d'ancrage au travers de toute cette douleur. Ce sont des choses dont il a fortement de besoin. un vrai de vrai ? réellement ? et bien. qu'il ne peut s'empêcher de commenter, amusé par sa manière de dire les choses. et moi qui ai cru que tu allais m'inviter à boire le thé avec tes poupées qu'il plaisante, le ton toujours calme et poli, bien que les iris luisent d'une lueur amusée et contrôlée tandis que la bouche, elle, se tord d'amusement. La chose ne dure qu'un instant ; une odeur lui caresse les narines. Celle de la chair fraîche. Plus fraîche que celles se trouvant dans les glacières.
Volans cesse son pas ; la mâchoire se serre brusquement. Un goût de sang, dans sa bouche ; la saveur n'est pas agréable. Il s'agit du sien. que font-ils là ? qu'il demande, les iris allant vers Ozias une brève seconde, avant de revenir vers les humains. Des purificateurs ? De ses années à travailler en leur compagnie, il lui semblait pourtant qu'aucun ne connaissait l'emplacement de cett endroit. C'était une colère éternelle. Celle de savoir que les goules faisaient un marché dans les environs, sans pour autant y mettre les pieds et le trouver. Un lieu connu et inconnu. Un marché noir toujours en mouvement. ils ne devraient pas connaître cet endroit. Ils ne connaissent pas cet endroit. qu'il ajoute, le regard toujours fixe sur eux. Les visages sont loins, encore. Volans désire les voir, pourtant. Savoir s'Ils sont familiers. Si Merak est présent. La chose est impossible. Son frère aîné ne chasse pas ; il a cessé depuis longtemps. Le souffle est doux, un peu brisé, à quitter ses lippes. Volans garde un calme certain malgré l'agitation de ses pensées. ton achat devra attendre, Ozias. partons. Son regard croise le sien ; une imploration faible, un ordre lourd. Volans ne désire pas les voir.



But he had eyes like rain and hair like waves and a soul as vast and deep as the ocean. And I guess I didn’t mind drowning in him.


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Ozias Ellington
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27.05.19 18:16
Les lieux n'étaient pas pour séduire Volans, ce dernier étant bien trop vigilant - à la limite de la paranoïa -  et ayant le regard des plus affolé face aux nombreux étalages que le marché offraient. Le dégoût était palpable dans son regard, et Ozias regrettait quelque peu d'avoir attiré son ami dans un endroit pareil, aussi formidables étaient certains des produits exposés. La chimère n'était que trop accoutumée à son ancienne vie, à laquelle elle se raccrochait avec véhémence, au grand désarroi du ravageur, qui ne voyait rien de très positif à s'accrocher ainsi au passé. Ozias n'avait que trop conscience du ressenti de son ami, bien qu'il ne pouvait en rien le comprendre. Et si ses mots s'étaient voulu sarcastiques, juste de quoi détendre l'atmosphère, suffocante à souhait, cela était loin d'avoir eu l'effet escompté. Mais Ozias finit par réaliser, lorsque Volans ne parvint à détacher son regard du vendeur, que c'était bien l'apparence qui le gênait en priorité. Bien plus que leurs pratiques culinaires (bien que celles-ci n'étaient pas non plus sans rebuter Volans). La chimère n'avait jamais été à l'aise face à leur véritable apparence. Celle qu'ils cachaient derrière des jolis traits et des sourires délétères. Ozias était aveugle à tout ça, nullement perturbé par le rouge de leur iris.

Volans n'était que trop soulagé à l'idée de partir, de se retirer, une certaine tension se retirant de ses épaules, de son corps tout entier. Ozias se garda bien de soupirer, de commenter sur la chose, n'ayant aucunement l'intention de froisser son ami. S'il ne pouvait comprendre son malaise, il pouvait au moins s'assurer de l'en éloigner le plus possible. Si les poupées t'intéressent autant, tu peux toujours aller boire le thé avec les jumelles. Bien qu'elles aient passé l'âge pour de telles activités. Et que les poupées en question ne s'abreuvaient nullement en thé, bien que là encore, Ozias se retint de tout commentaire. De ce qu'il pouvait s'en souvenir, les jumelles n'avaient jamais été douées que pour seule une chose : démembrer chacun de leurs jouets d'une violence inouïe, afin de mieux connaître l'anatomie humaine, s'exerçant sur eux de manière précise et concise. De quoi répéter l'action plus tard, sur des sujets bien plus vivants, et bien plus appétissants. De véritables petites terreurs. Et si de tels souvenirs ont de quoi faire sourire Ozias, il n'est que trop certain de l'aversion qu'ils provoqueraient en Volans.

L'odeur de chair fraîche le fit stopper dans ses palabres, le figeant sur place, à l'instar de la chimère, dont les nerfs semblaient être piquées à vif. Des humains étaient présents. Des purificateurs. Qui n'auraient jamais du être là ; n'auraient jamais du découvrir un tel endroit. Le coeur battant à tout rompre sous la colère, Ozias n'avait qu'une envie : déchirer l'épiderme de ces intrus, et les faire dévorer tout entier. Goûter leur sang, leur chair. Les anéantir jusqu'au dernier. Il ignorait si le responsable de la mort d'Aaron était présent, bien qu'il s'en moquait - à ses yeux, ils étaient tous responsables. Ils ne devraient pas connaître cet endroit. Ils ne connaissent pas cet endroit. Volans s'enflammait, irrité par la situation. Ozias l'observait du coin de l'oeil, plissant des yeux en constatant l'intensité féroce avec laquelle son ami semblait observer et fixer les humains. Une lueur familière brillait dans son regard, comme s'il les connaissait, les fréquentait. La chimère avait toujours été discrète sur son passé, ce que le ravageur respectait. Même si en cet instant, c'était bien la curiosité qui le titillait. ton achat devra attendre, Ozias. partons. Ce dernier reconnaissait ce ton, et la supplication qui s'y cachait. Volans voulait fuir toute altercation, toute chance de croiser ces individus, de devoir leur faire face. Ozias, lui, était partagé. Entre son envie d'obéir aux directives de son ami, dont le regard paniqué le suppliait de ne pas faire de vagues. Et celle de foncer dans le tas, sans même réfléchir aux conséquences. Tête brûlée et impulsif, le ravageur se mordit les lèvres. L'instinct de chasseur était bien trop grand, notamment couplé à l'envie de vengeance qui le rongeait de l'intérieur depuis désormais cinq ans. Je refuse de leur donner une telle satisfaction. Une goule ne reculait jamais. Et certainement pas un ravageur. Ozias avait été élevé dans des principes bien particuliers. Dont celui de ne jamais tourner le dos à l'ennemi ou, bien pire encore, de le laisser s'échapper sans conséquences. Néanmoins, s'il y avait bien une chose à laquelle il accordait une importance particulière, c'était bien la loyauté. A sa famille. Ses amis. Et ses semblables. Et en l'occurrence, c'était à ses pairs que Ozias pensait. Nous devrions prévenir les autres, avant que la situation ne tourne au carnage. Il n'avait aucun doute quant à l'issue d'une telle altercation : les goules finiraient par vaincre, haut la main. Mais il suffisait d'une seule seconde pour que l'un des purificateurs s'éclipse et parte chercher ds renforts, qui débarqueraient alors en fanfare.

Mais il était déjà trop tard. Alors que Ozias avait fait son choix, celui de céder aux supplications de Volans, de reculer, et de partir, sans même donner aux purificateurs le sort qu'ils méritaient ; ces derniers les avait repéré, s'avançant déjà vers eux tels des lions affamés. Et Ozias était loin d'apprécier un tel revirement de situation. Leurs regards se croisèrent, sans que la goule ne baisse jamais les yeux. Mais c'est bel et bien la réaction de la chimère qui l'intriguait. Un mélange d'appréhension et de terreur.
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Volans Elkabetz
here comes trouble (volans) LKQhgt8
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28.05.19 19:28
Étrange sentiment. Moquerie certaine ; celle d'être de l'autre côté du miroir. D'être l'ennemi qu'il a détesté et voulu détruire pendant si longtemps. Il arrive certains jours que Volans possède encore cette envie ; elle est minime, presque étouffée, mais elle porte un ronronnement particulier qui ne peut être ignoré. Il est impossible de changer aussi vite que cela. Volans n'est pas un nouvel homme. Il doute de l'être un jour; après tout, la chimère apprécie la personne qu'elle est. Volans n'a aucun mal avec ce qu'il représente, si ce n'est cette nouvelle addition qui lui pourrit la vie, à l'occasion. Il tente de continuer malgré tout ; il est trop entêté pour ne pas essayer et s'adapter. Et autant, il l'est trop encore pour devenir autre chose, quelqu'un d'autre, une personne loin de ses principes. Il tangue encore, trop souvent ; le bon prince est sur un navire qui prend l'eau mais dont il maitrise bien la barre. Il ose croire, il espère peut-être, parvenir quelque part. Il ne saurait où ; il laisse tout derrière lui. C'est un nouveau monde qui l'accueille, ainsi que des nouvelles personnes. Mais le monde est plein de surprises, et la merde de l'inconnue l'est tout autant. Le fils Elkabetz ne peut que s'en rendre compte tandis que ses iris, pour la première fois depuis longtemps, effleurent des visages familiers. Lourd serait le mensonge ; celui de dire qu'il ne les connait pas, qu'il ne se souvient pas de leur prénom ou encore, des détails sur leur vie. Volans possède un don avec les informations. Il les récolte, toutes, pour des fins inconnues et personnelles. il aime posséder des cartes de toute sorte dans sa manche. Celle-ci est pleine, maintenant. Les informations sont trop nombreuses pour que Volans puisse tenir le rythme et, à certains moments, il sent ses pas glisser, son corps tanguer. Il garde la chose pour soi ; fierté et prestance, Volans ne flanche pas. Pas même devant ces hommes dont il connait les traits, les femmes ou les enfants. Il garde le menton haut, peu importe le faiblesse qui trahit le ton de sa voix, ou les mots qui raflent sa gorge. Volans ne dévoile jamais sa faiblesse ; du moins, pas sans une raison valable.
Le souffle est doux, lent, entre les lippes. Geste léger ; il lève un peu le menton pour les observer, attentif à chacun de leurs traits, à leurs mouvements. Il était rassusant autrefois de savoir qu'ils possédaient des munitions spéciales pour abattre les goules ; la chose l'est un peu moins, aujourd'hui. Étrange d'être dérangé de les savoir présent alors que par le passé, il aurait comblé d'apprendre la découverte des lieux. Volans refuse que l'information soit dite. Peut-être est-ce en lien avec Ozias, ou encore Noah, ou les Rosenblum tout simplement. Il ne saurait dire. Il se garde de penser qu'une injustice existe envers les goules. Il n'est pas rendu là, encore. Si la réfléxion est faite à certains moments, il préfère l'étouffer encore un peu plutôt que de l'approfondir. C'est un choix plus calme, moins troublant. La pensée reste présente, mais il ne s'y attarde pas. Cela aura lieu un autre jour.
Il est dérangeant de les savoir sur ces lieux. Dérangeant de les voir tandis qu'il les fuit. Volans insupporte les idées qui se glissent dans son esprit ; de les imaginer partager l'information à ses parents, à son frère. Il suffirait d'un regard en sa direction pour que les choses changent, dérapent. Faible tentation ; celle de les tuer. Ozias y parviendrait avec aise. Volans n'a pas encore pris de vie, dans son cas. Et certes, possède-t-il la capacité des goules, mais son alimentation moindre la rend moindre. Il n'est pas au sommet de sa forme. Dans tous les cas, Volans ne se considère pas comme un être violent. Il ne dit pas les gens ; pas de cette manière là, du moins. Il préfère les détruire de l'intérieur, de l'âme, de l'esprit, que du corps. À chacun ses armes. Il a choisi les siennes il y a longtemps.
Ozias pourra les tuer, dans les cas. Si une proposition de fuite a été fait, Volans envisage la chose. Il se doute, sans se mentir, qu'un départ pourrait être vu. Il se doute également que, s'ils partaient sans rien dire, d'autres pourraient mourir. Et Volans est tenté d'esquiver un sourire à la mention de la mort de goules, il n'est pas enchanté par l'idée. Je refuse de leur donner une telle satisfaction. Il est aisé de comprendre un pareil souhait ; Volans ne grimace pas lorsqu'il l'entente. Il possède une fierté certaine à entendre les paroles, le ton de son ami. Ozias possède une fierté et une force qu'il ne peut qu'admirer. Il pourrait être tenté à juger la chose comme un acte stupide; il ne le fait pas. quel bon et preux chevalier tu es qu'il souffle, agacé et pincé. Les lèvres se tordent pourtant un brin, malgré l'angoisse ressentie et étouffée, et Volans lui accorde un regard. Ozias ne recule pas ; Volans ne le fait pas non plus. Il cherche, malgré tout, une porte de sortie. Car les Elkabetz connaissent toutes les possibilités, toutes les solutions. Ils aiment posséder un regard complet sur l'échiquier. Nous devrions prévenir les autres, avant que la situation ne tourne au carnage. Ozias lui apporte une solution acceptable ; Volans laisse couler son regard sur son ami puis sur les purificateurs. S'il commence à amorcer une réponse, celle-ci reste étouffée entre les lèvres lorsque les iris d'un homme croise les siennes. Ils approchent. La machoire de la chimère se tend une courte seconde, à peine. et bien, il semblerait que nous ayons été vus. Les lippes se pincent en une moue grandement agacée et les sourcils se froncent, lentement. Volans prend une inspiration. Lorsqu'il expire, des mots s'évadent de ses lèvres ; va les prévenir. je sais comment les contenir. Mauvaise décision. Son corps et son esprit entier le lui dit. Volans ne les écoute pas. Il se déteste pour cela, mais il écoute autre chose. Quelque chose que les Elkabetz méprisent souvent ; le coeur. maintenant qu'il ajoute, non pas pour que son ami y aille le plus vite possible, mais surtout pour ne pas qu'il le voit leur parler.
Ils sont proches. Volans peut voir le moment précis où ils semblent le reconnaître. Le nom des Elkabetz est connu chez les purificateurs. On craint Merak autant qu'on le déteste. On les craint autant qu'on les déteste et qu'on les respecte. Volans comprend ce sentiment ; il le ressent également. Sa gorge est séché ; Ozias ne part toujours pas. Il lui jette un rapide regard de travers, pince ses lèvres une fine seconde et, d'un calme olympien, adresse un signe de tête à l'homme de tête. Bankey. Je peux savoir ce que vous faites dans un tel lieu ? Je pensais avoir clairement demandé à ce qu'on libère les environs pour la sécurité de notre mission d'infiltration. Mensonge tissée une seconde plus tôt dans son esprit. Il serait désolant de devoir appeler Merak pour régler un problème aussi misérable, n'est-ce pas ? Volans toise l'homme du regard, fier et grand, impérieux, et espère une réponse précise. Et surtout, une coopération d'Ozias et une confiance - non méritée - de sa part. Volans sème le doute, après tout.



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Ozias Ellington
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21.06.19 10:24
Tous les instincts de Ozias lui hurlait de foncer dans le tas et de régler leur compte à ces purificateurs, ces intrus qui s'imposaient en héros de l'humanité, quand celle-ci n'était bonne qu'à servir de gibier. La goule en lui n'était que trop heureuse face à cette perspective. A ses yeux, ces humains, aussi dangereux pouvaient-ils être, ne représentaient qu'un buffet. Un buffet délicieux et appétissant auquel il rêvait de goûter. Et c'est figé sur place qu'il demeurait, les yeux emplis de haine, et les traits tendus. Volans semblait acquiescer à ses directives : la protection des autres goules était le plus important. Et le plus urgent. Toutefois, à la vue des purificateurs, le ravageur comprit qu'il était sans doute déjà trop tard. Le mieux qu'il pouvait espérer était de faire comprendre aux siens de fuir, sans se faire remarquer au passage. Une tâche des plus complexes, mais pour laquelle il était prêt à prendre le risque. et bien, il semblerait que nous ayons été vus. Thanks, Captain Obvious. Ozias ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel, sans pour autant bouger d'un centimètre. Comme s'il était ancré dans le sol, sans possibilité d'en échapper. Il semblerait, oui. Une évidence flagrante alors que les purificateurs continuaient leur avancée, tels des justiciers masqués se dirigeant vers le méchant de l'histoire. La goule étouffa un ricanement à cette pensée. va les prévenir. je sais comment les contenir. Ozias arqua un sourcil, comme pour signifier son incrédulité face à une telle requête. Volans s'attendait-il vraiment à ce que la goule le laisse gérer une armée de purificateurs de lui-même ?  maintenant. A priori, oui. Mais Ozias ne bougea pas pour autant, obstiné dans ses idées, et bien désireux de protéger Volans si jamais la situation venait à s'envenimer. Ce qui, au vu des protagonistes, était bien plus qu'une probabilité.  

C'est la surprise qui pouvait se lire dans les yeux de la goule alors que Volans s'adressa aux humains, aux purificateurs, d'une voix aussi neutre qu'exaspérée. Dans un coup de bluff, la chimère reprit le contrôle de la situation, comme pour mieux s'imposer, et mieux les convaincre de ce mensonge. Ozias se mordit les lèvres. Volans bluffait-il vraiment ? Ou était-il sérieux ? Un agent double ? Ozias avait conscience d'être idiot dans ses raisonnements, bien que sa paranoïa lui  scandait encore et encore que tout ceci n'était qu'une vaste mascarade, et un piège. Qu'il devait fuir le plus vite possible. Bankey. Je peux savoir ce que vous faites dans un tel lieu ? Je pensais avoir clairement demandé à ce qu'on libère les environs pour la sécurité de notre mission d'infiltration. Si les pensées de Ozias s'accélèrent dans son esprit, véritable capharnaüm sens dessus dessous, son visage, lui, demeurait le plus impassible possible. Il ignorait à quoi jouait Volans, mais il était évident que les purificateurs et lui n'étaient en rien de simples inconnus - voire même de simples connaissances. Ils semblaient bien trop familiers pour que ce ne soit qu'un pur hasard. Et c'était sans doute l'une des raisons pour laquelle la chimère avait tant urgé le ravageur de quitter les lieux de manière à prévenir les siens : une manière de s'assurer qu'il n'aurait pas à assister à toute cette scène. Mais aussi suspicieux était-il, il ne pouvait s'empêcher d'être un brin curieux. Volans avait des explications à lui donner, c'était une évidence. En attendant, néanmoins, Ozias se contenterait de rentrer dans le jeu. Il, était, après tout, un excellent comédien. Il serait désolant de devoir appeler Merak pour régler un problème aussi misérable, n'est-ce pas ? La goule ignorait qui était donc ce Merak en question, mais à en juger par le visage des purificateurs, cela ne signifiait rien qui vaille. Et, une fois de plus, Ozias avait bien plus de questions que de réponses en cet instant précis. Et cela l'exaspérait quelque peu.

Un instant, le regard de leur chef - Bankey, donc - se posa sur lui, les yeux plissés et les lèvres pincées. Nulle doute qu'à leurs yeux, Ozias n'était rien donc qu'un inconnu, qui avait de quoi faire capoter toute leur mission. La goule se retint de lever les yeux au ciel. Toutefois, n'ayant jamais été recensé, ces derniers en viendraient sans doute à ne le considérer que comme un simple humain. Faible, et dérangeant. Du genre à se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Et s'il y avait bien un rôle que Ozias jouait à la perfection, c'était bien celui de l'humain lambda. Surtout qu'avec la réputation de sa famille, il se devait de ne pas faire de vagues. J'ai bien peur qu'un trop grand surnombre ne fasse que faire échouer la mission, malheureusement. Débarquer ainsi tous ensembles ne serait nullement à notre avantage. Et je hais les actes de violence imprévus. Enième mensonge éhonté qui s'échappait de ses lippes, lui le manipulateur aux paroles dorées. La violence, il ne connaissait que trop bien. Mais avec sa gueule d'ange, cela était bien difficile à imaginer. Un avantage dont le ravageur comptait bien se servir. Sa mission en l'occurrence était de prévenir les goules présentes et inconscientes du danger, à quelques mètres de là. Et surtout, de disposer de tout intrus, de tout témoin. Et donc : de se débarrasser de ces humains aussi rapide que possible. Et s'il devait se faire passer pour l'ennemi pour se faire, qu'il en soit ainsi.
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Volans Elkabetz
here comes trouble (volans) LKQhgt8
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22.06.19 16:09
Il s'agit d'une situation problématique ; Volans ne peut que le constater et, forcément, être lourdement agacé par la chose. Il se garde pourtant de laisser une moue dérangée se glisser sur ses lippes, abordant plutôt une expression fière, un regard solide. Il serait dérangeant que la situation lui échappe et que ce nouvel univers, celui des goules, soit détruit par ceux qui étaient les siens, autrefois. Certes, il affectionne nullement les pratiques que vient de lui montrer Ozias, encore moins les aliments variés se trouvant à la disposition des clients, mais il n'en reste pas moins un brin respectueux pour ce monde étrange et aussi, pour son ami. Il serait mentir, évidemment, de dire que ses pensées ne planent pas en direction des Rosenblum et surtout, de Noah. Il est rare que le roux quitte ses pensées. Et si le fils Elkabetz est connu pour défendre les siens, il est aisé de croire que son appartenance a changé au cours des derniers mois et que, étrangement, il pourrait faire plus de ceux pour ces gens que pour ceux qu'il connait depuis toujours alors qu'il approuve encore moins leur pratique. Quelle étrange situation ; elle apporte une nuance de moquerie dans la gorge de la chimère, non seulement envers sa propre personne mais également envers les autres. Il est amusé. Amusé et dégoûté par la tournure des choses, par cette trahison pure qu'il exécute envers ce qui était, autrefois, son monde entier.
Le coeur aborde une palpitation certaine. Volans n'en démontre rien, peu importe si ses mains commencent à se faire moites. Il est difficile de paraître en confiance quand Ozias représente un élément inconnu. Volans ne peut déterminer comment réagira son ami. Certes, il existe des moments où ses pensées se sont tournées sur une pareille éventualité, mais jamais il n'a trouvé de réponse entièrement logique ou encore, satisfaisante. Qu'importe les théories, dans tous les cas. La réalité est propre à elle-même. Les iris, un instant, se délaisser de Banker pour se poser sur le profil de la goule. Volans reste calme, ignorant tout de ses pensées, de ses sentiments. Les possibilités sont infinies. Il est tentant de prendre Ozias au piège et, au final, de rejoindre ceux qui étaient les siens autrefois. Or, le passé appartient au passé. On ne le change pas, et Volans a quitté ce monde depuis un moment, déjà.
Il est préférable d'affronter le présent, peu importe le futur qu'il offre. Volans n'a pas l'imprudence de croire qu'il est prêt pour cela, mais il ose croire s'être préparé du mieux qu'il peut. Il espère uniquement toucher un minimum à la vérité.
Le regard quitte Ozias et se pose sur Banker, une nouvelle fois. Celui-ci l'a délaissé des yeux. Il les pose à présent sur l'autre goule, chose qui éveille une tension entre les sourcils de Volans bien qu'il se garde de laisser la chose se produire entièrement, sachant au combien au froncement de sourcil peut lui apporter des rides précipitées. Il désire rester jeune aussi longuement que possible.
La voix d'Ozias s'élève. Volans réagit nullement, regarde le menton haut, les iris posés sur les purificateurs. J'ai bien peur qu'un trop grand surnombre ne fasse que faire échouer la mission, malheureusement. Débarquer ainsi tous ensembles ne serait nullement à notre avantage. Et je hais les actes de violence imprévus. Les lèvres se tordent finement avant que les traits ne retrouvent leur indifférence. et bien ajoute Volans, un hausse se haussant. vous avez entendu mon collègue, n'est-ce pas ? À moins que vous désiriez entendre également mon frère. Si Bankey les fixe encore, les autres purificateurs semblent agités par les paroles. Il n'est pas rare, après tout, que Merak soit craint. Bankey essaie uniquement d'être fier, il suppose. Volans pince finement ses lèvres, détourne le regard après quelques secondes pour laisser un soupir, lourd, quitter ses lèvres. quelle grotesque situation. Bankey, cessez donc d'être un enfant. qu'il s'exclame, se moquant lourdement de l'homme tentant d'être fier. Et il parle, enfin. Elkabetz qu'il gronde, et Volans reste droit bien que, depuis des mois, il ne répond qu'à Betz. Il est étrange d'entendre son nom de famille dit de la sorte. Bien. Bien, gamin que finit par répondre l'homme. Il fait un signe à ses piètres soldats. Compte sur moi pour lire minutieusement ton - Le regard vague vers Ozias. votre compte rendu sur cette mission. Le souffle reste braqué entre les lippes. Volans attend, ne détourne nullement ses iris. De lourdes secondes passent tandis que les hommes s'éloignent et que Bankey les dévisage. Puis, dans un dernier regard pour le fils Elkabetz, l'homme s'éloignant, laissant la chimère en compagnie de nouveaux problèmes.



But he had eyes like rain and hair like waves and a soul as vast and deep as the ocean. And I guess I didn’t mind drowning in him.


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here comes trouble (volans)

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