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 (mini intrigue #1 : ezarel & harlow)

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FLESH AND BONE
(mini intrigue #1 : ezarel & harlow) Tumblr_n5w9qqVM921rs25p4o3_250
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23.05.19 19:24

détroit, michigan
quartier industrial,  united community hospital
dimanche 26 mai 2019
3h45


Le lieu est abandonné depuis des années ; il est aisé de le voir par les graffitis se trouvant sur les murs de l’hôpital et par les fenêtres cassées. Selon les dires, les ravageurs s'aventurent dans les environs à l'occasion. Les purificateurs ne sauraient dire pour quelles raisons exactement ; les immondes créatures qu'ils sont n'ont pas besoin de soins, ni même de pansements. Leur chair se guérit d'elle-même, à leur grand malheur. Plusieurs fois par mois, les purificateurs s'y aventurent ; ils arpentent les couloirs nombreux du lieu abandonné, se prétendent amateurs d'urbex le temps de quelques heures. Rien n'a été trouvé, pour l'heure. Le lieu n'apporte aucune réponse, aucune goule et, par la même occasion, aucune dépouille. L'endroit n'offre que des bruits étranges qui font sursauter et des ombres qui se dessinent sans cesse. Une sensation de regard contre sa nuque, lourd. Des échos venant d'autres pièces qui, lorsque l'on y accourt, le vide règne. Les purificateurs y étant allé les fois précédentes refusent d'y retourner ; ils n'ont pas donnés de raisons précises. Peu importe ; ils possèdent ce droit, par le nombre de goules qu'ils ont déjà tué. On préfère y envoyer d'autres moins doués, moins performants. Ceux qui n'ont pas leur mot à dire, plus précisément.
Ezarel et Harlow sont là ; parvenus sur les lieux depuis de nombreuses minutes déjà, ils ont traversé le premier étage et n'y ont rien trouvé. Ils s'engagent dans l'escalier ; doivent choisir s'ils montent ou s'ils descendent. Le lieu est calme ; sombre. Des bruits se font entendre et n'existent pas réellement. Ou peut-être que si. On ne saurait dire, dans un pareil endroit.

mini intrigue de @harlow vaughan et @ezarel bakley
merci de faire des réponses autour de 500 mots et moins
merci de lancer le dé 'mission' lors de votre première réponse
le compte PNJ postera à chaque tour, une fois que vous aurez tout deux postés
et bon courage (mini intrigue #1 : ezarel & harlow) 2863956101
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Harlow Vaughan
(mini intrigue #1 : ezarel & harlow) 09a429772a70ccf9b9db8ed82838a3cb
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25.05.19 10:10
mini intrigue no. 1 (ezarel & harlow)
La lumière de la lampe torche racle les carrelages ternis par la crasse, le regard suit les graffitis le long du couloir... A chaque inspiration il semble, le danger irrite le fond de sa gorge. Ce n'est pas la première fois qu'elle s'enfonce dans les boyaux de l'hôpital, mais jamais aussi loin et jamais de nuit. Bonne idée tombée de la bouche d'un plus gros poisson qu'elle, elle s'imagine en soupirant, une main pour couvrir son souffle tiède. La cage d'escalier se dessine déjà sous les rayons inquisiteurs de la lampe : se précisent le contour des marches en colimaçon et l'incertitude de ce qui attend dans le virage escarpé. Harlow n'y aventure qu'un pied et un regard avant de ne se tourner vers son coéquipier, un air perplexe pour tordre ses traits encore un peu poupins. Elle est trop jeune pour crever dans cet hôpital dégueulasse, un peu trop tête brûlée pour s'en sortir sans une égratignure aussi, c'est ce qu'on peut lire sur son front quand elle fronce les sourcils et que la grimace sur ses lèvres se transforme en un rictus pratiquement satisfait : plus fort, moins flou, elle jurerait d'un des bruits qui l'interpelle qu'il vient de l'étage inférieur. « Ils savent déjà qu'on est là, » que la blonde murmure, son arme contre son ventre quand elle revient sur ses pas et bouscule doucement Ezarel, le pousse gentiment d'un coup d'épaule amical. Elle a sûrement tort, à propos du bruit, et elle le sait, le sourire qu'elle lui concède en façade à l'appréhension qui brouillonne dans son ventre. « Et ça vient même pas dire bonjour... » qu'elle fait, pourtant bien au fait que le brun ne partage ni son sens de l'humour, ni son imprudence - « On descend, » mais qu'il n'a sûrement pas l'intention de contester son plan d'attaque. Sans attendre de réponse, Harlow plie déjà les genoux, longe le mur en courbe et lentement descend les marches qui mènent au sous-sol, les yeux au sol tapissé d'ordures et de tâches brunes. Elle jette malgré tout un regard par dessus son épaule pour s'assurer d'avoir toujours Ez dans son dos quand la lourde porte en contreplaqué se glisse entre les soldats et le reste de l'étage. Harlow la pousse finalement, et la porte s'ouvre dans un grincement lâche. « Tu veux passer devant ? » Les murmures sont toujours de mise tandis qu'elle penche la tête vers la vaste étendue sombre qui s'offre à eux : l'inconnu.



don't bark if you can't bite



Dernière édition par Harlow Vaughan le 25.05.19 10:11, édité 2 fois
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FLESH AND BONE
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Ezarel Bakley
L'Homme est un monstre.
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25.05.19 12:16
INTRIGUE 1 | ezarel & harlow

united community hospital

(mini intrigue #1 : ezarel & harlow) Ca422010


Lieu dégarni de toute vie, Ezarel observe les murs blancs, ses doigts passant sur la surface dégarnie,  ternie par le temps, alors que sa lampe torche s’égare une nouvelle fois sur le sol. La lune laisse s’écraser quelques rayons, leur offrant une visibilité plus que médiocre. Tout autour, dans la pénombre, des formes semblent se glisser, prêtes à les dévorer. Pourtant, Ezarel semble empli d’une sérénitude presque glacée. Impossible de savoir à quoi il peut penser. (( humain manqué )). Un bruit de métal attire son attention, détachant son regard de ses étranges dessins que l’on appelle “graffitis”. Pour quelles raisons certaines personnes auraient-elles trouvé l’envie de déposer une part d’eux mêmes dans cet endroit sans vie ? Mais il garde le silence, conscient que son manque d’attention pourrait le mettre en danger, lui et sa coéquipière. De nouveau, ses yeux tièdes se perdent dans cet océan de noirceur, inconscient de l’agitation qui malmenait sa coéquipière. Lorsqu’Harlow se tourna vers lui, Ezarel sembla faire face à une certaine contradiction. Alors que ses sourcils froncés indiquaient l’inquiétude qui la gagnait, son sourire démontrait pourtant une certaine satisfaction à l’idée de pouvoir ‘aventurer dans cet endroit déserté. Lui aussi avait entendu des bruits distincts en contrebas, mais son visage restait figé par une expression détachée, comme s’il n’était guère plus qu’un pantin désarticulé. D’ailleurs, lorsque sa coéquipière s’était approchée pour le bousculer, c’était une nouvelle information qui venait de lui échapper, même s’il avait fini par s’y habituer. Bousculer était en principe un geste qui montrait que l’on était agacé, mais c’était aussi parfois une manière de pouvoir démontrer une certaine proximité. (( Amitié )). Compliqué.
Il se contenta de l’observer en la laissant parler, sans être capable de sourire face à ses paroles déplacées. A tout moment, ils pouvaient être tués, quel intérêt de s'amuser ? Quelque chose en lui aurait voulu pouvoir réussir à s'esclaffer.
« S'ils venaient nous saluer, ils ne pourraient plus nous piéger dans l'obscurité »
s’était-il tout de même permis d’ajouter. Ils finirent par tous deux s’avancer, alors que les doigts du jeune homme touchait le métal froid de son arme, une machette aux bords effilés. Il ne la quittait jamais, pas plus que son masque à gaz qu’il s’employait toujours à porter, même s’il avait aujourd’hui dû s’en séparer du fait de la trop grande obscurité. A la dernière marche des escaliers, avant même que sa coéquipière n’ait fini de parler, Ezarel s’était avancé, se permettant de la bousculer, tout comme elle l’avait fait. Lorsqu’ils furent tous deux entrés, les murmures s’étaient arrêtés, remplacé par un silence qui semblait toujours plus s’intensifier. Tout autour, pourtant, des formes semblaient s’agiter. (( Monstruosité )). Imagination ou réalité ?


(mini intrigue #1 : ezarel & harlow) 110  (mini intrigue #1 : ezarel & harlow) 210

(( Monstrueuse humanité ))


Dernière édition par Ezarel Bakley le 25.05.19 12:20, édité 2 fois
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FLESH AND BONE
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25.05.19 12:16
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FLESH AND BONE
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25.05.19 15:57
Murmures conscients et étouffés. Les voix se taisent dans l'ombre. Les portes menant au long couloir du sous-sol laissent entrevoir une lueur par les maigres fenêtres s'y trouvant. Si le couloir est sombre, des pièces semblent posséder un éclairage de fortune. Lointaines, égarées au creux du noir des lieux ; les dernières tout au fond. De nombreux mètres les en séparent. Les autres pièces, portes retirées, ne laissent voir qu'un vide profond, que des trous noirs. Qui sait ce qui s'y trouve ? Les murmures semblent si près ; on ne saurait dire que les créatures sont dans la lueur ou dans la noirceur. On envisage le second et espère le premier. Mais on sait ; on estime savoir, tout au moins. Les deux purificateurs avancent ; les portes menant au couloir grincent lourdement sur leur passage ; un rire résonne dans le silence, s'y mêlant. Un rire de bête sauvage, de hyène. Le sang se glace dans les veines. Des bruits de pas, des couinements. Un mélange entre de nouveaux murmures et des geints de bête. Ravageurs ou osseux ? On ne sait pas encore. La lueur luit encore, au bout du couloir. Elle sursaute, disparaît quelques secondes et revient aussitôt ; sa danse attire les sons. Des bruits sauvages. L'endroit est saccagé ; couloir envahi par des bouteilles de médicaments, des civières, des habits abandonnés et des fluides étranges. Carrelage perfide, tâches sombres ; le sang a séché depuis qu'il a coulé. On devine pourtant ce qu'il a été. Et l'odeur  ; l'odeur de la pourriture, de la mort. Le goût du fer sur le bout de la langue.
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Harlow Vaughan
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26.05.19 22:16
mini intrigue no. 1 (ezarel & harlow)
C'est nous le chat, eux la souris, qu'elle se retient de répondre, son arrogance sur le bout des lèvres. Le coup d'Ezarel résonne doucement dans son épaule, comme un écho qui la rassure soudainement qu'elle n'est pas seule et qu'elle peut compter sur lui. Elle n'en a pas toujours été sûre ; elle a eu du mal avec lui et ses silences quand ils le lui ont assigné comme coéquipier il y a trois ans, mais comme à tout, on s'y fait.
Comme on s'fait au danger. Les lumières au loin vacillent, et à nouveau les sourcils se froncent doucement. L'impression qu'on se fout de sa gueule est de plus en plus forte, et de plus en plus l'envie de crier un bon coup pour s'annoncer la démange mais ce n'est qu'un seul souffle saccadé par la crainte qui franchit la barrière du silence. Malgré son sursaut, la fille accueille le rire glacé, glaçant, comme une bonne nouvelle : lui, personne ne peut l'avoir imaginé. « Ah, tu vois, ils ont compris... » Petites idioties pour se distraire de l'horreur, tandis que la lampe scrute le long couloir aux yeux noirs, lorgne sur les épluchures de vie humaine qui jonchent le sol. A chaque pas, et comme elle s'avance prudemment, quelque chose semble croquer sous sa semelle, qui résonne dans le tunnel de béton. Les frissons lui parcourent l'échine à peine arrivée à hauteur de la première porte occulte, les effluves de pourriture lui retournent l'estomac.
Harlow n'a plus envie de blaguer. Le plastique ripe sur le métal : la lampe torche se loge dans la fixation sous le ventre de l'AR15, et les doigts moites triturent la sécurité. « Ez. » Ce n'est qu'un mouvement des lèvres, la fin d'une expiration. La lumière les attend toujours, vibrante comme une ampoule dans les mille yeux d'un insecte particulièrement imbécile. Harlow n'est pas une imbécile, ne veut pas en être. Sa tête penche vers la première porte, désigne la rangée de renfoncements comme les siens à ausculter. La première bête est aussi dégoûtante que ses pairs de l'étage supérieur, aussi vide aussi - sa carcasse est froide quand elle braque dans ce qu'il reste de ses entrailles la lumière aveuglante de la lampe.
Le cœur de la blonde bat déjà à tout rompre, même dans la méticulosité de ses gestes, agacé par les stimulations sonores partout et nulle part à la fois. Ses pas à reculons la ramènent dans le couloir, ses yeux verts cherchent Ezarel. A tâtons elle avance encore quelques mètres, à peine. La lumière raye toujours ses iris, devient synonyme de tentation, de facilité. Mais Harlow ne veut pas encore y céder. La lumière au bout du tunnel... Un tic nerveux dérange le coin de sa bouche. Elle passe à l'encadrement de porte suivant.



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Ezarel Bakley
L'Homme est un monstre.
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07.06.19 14:19
united community hospital

(mini intrigue #1 : ezarel & harlow) Ca422010


Ezarel n’était pas véritablement sûr de ressentir de la peur, du moins pas autant qu ce que l’on pouvait voir dans les anciens films télévisés ou au théâtre. Son faciès restait inchangé, comme coulé dans le marbre, et sa respiration n’était pas haletante et chevrotante. Même ses mains ne tremblaient pas. Pourtant, il sentait bien que quelque chose changeait, au fur et à mesure qu’ils s’avançaient vers la source de lumière. Coeur tambourinant dans sa poitrine, qui lui rappelait qu’il était encore en vie, et qu’il était bien aussi humain que n’importe qui, même si personne ne se tenait suffisamment près pour pouvoir le constater avec lui. Parfois, il aimerait pouvoir leur dire “écoutez, entendez, est-ce le battement de coeur d’une monstruosité ?” mais il y avait toujours cette part de lui qui préférait se terrer dans un silence pesant, de celui qui ne pouvait faire que confirmer les dires qu’il entendait murmurait depuis qu’il était capable d’assimiler les sons. “Monstruosité”. C’est peut être derrière ce masque qu’il préférait se cacher. Parce qu’il était toujours difficile d’accepter la responsabilité. Un monstre avait la possibilité de tuer, c’était somme toute une banalité, une nécessité pour ses êtres nés dans l’animosité. S’il devenait un homme, saurait-il se pardonner toutes les atrocités qu’il avait commis au nom de cette même humanité ? Il ne fallait pas y penser, parce qu’il y aurait beaucoup trop à considérer. Si Harlow devenait une de ces monstruosités, serait-il capable de la liquider comme ils l’avaient toujours fait ? Les frontières de l’amitié seraient-elles suffisantes pour qu’il choisisse de l’épargner ? Ou, comme il le soupçonnait, n’hésiterait-t-il pas un seul instant avant de lui ôter la vie, comme on le lui avait appris ?

La lumière continu de vaciller, un peu plus loin, comme les rouages d’un pendule qui oscillerait de gauche à droite, à intervalle régulier, jusqu’à ce que la fin des temps finissent par l’éroder.
C’est le bruit d’un rire éclaté qui ramène Ezarel à la réalité, alors qu’un long frisson vient à le traverser. Instinctivement, ses yeux s’étaient glissés vers sa coéquipière, les ténèbres se mêlant aux lumières éparses, au fond du couloir. Ils étaient tout autour d’eux, sans vraiment l’être, comme des ombres dansantes, prêtes à les accueillir dans les ténèbres au moindre faux pas.
Il finit par se concentrer sur le long corridor, et les nombreuses portes le composant. Chaque pièce pouvait contenir une part de danger. C’était à la fois terrifiant et terriblement euphorisant. Devaient-ils se sentir gênés de ressentir une certaine satisfaction à l’idée de tuer ? Il ne le voulait pas, parce que ce serait accepter sa part de monstruosité. Mais on lui avait si souvent dit. “ Ce sont des monstres, tu n’as pas à te sentir honteux d’aimer les tuer ”. Une part de lui avait sans doute accepter cette sombre idée, parce qu’il était certain de ne plus être du mauvais côté. Monstre tueur de monstruosités, alors. Son pied heurte un petit flacon, dont le tintement résonne dans l’air, roulant sur le sol poisseux de ce qui était autrefois un lieu où des vies étaient sauvées. Aujourd’hui, seule la mort était présente. Elle suintait de tout côté. L’odeur était abominable, et la vision effrayante. Mais les deux acolytes continuaient d’avancer. C’est Harlow qui, toujours, dirige ses pas. Elle est plus concentrée, plus ancrée dans la réalité. Ezarel se perd parfois dans l’obscurité, sa lampe torche trop peu souvent braquée. Pourtant, s’il devait y avoir danger, il était déjà armé et préparé.

“ Ez ”

Doigts froid qui sera le manche de bois de la machette édentée, alors que les voix continuent de murmurer. L’air est vicié. Tous deux voudraient pouvoir en terminer, mais ce serait faire le jeu de ses monstruosités, qui attendaient toutes de pouvoir les dévorer. Lorsque la lampe de la jeune femme éclaire la cage thoracique de la bête depuis longtemps passée de l’autre côté. Ezarel couvre un instant son nez et ses lèvres avec sa manche, parce que l’odeur pourrait presque le faire convulser. Finalement, la jeune femme recule prestement, ses pas croquant sous le verre pilé. Ezarel se demande un instant ce qu’il pourrait faire pour la rassurer, avant de se dire que ce n’était pas une bonne idée. Ce serait la trompée, parce qu’à chaque mission ils avaient toujours de fortes chances d’y passer. C’était un jeu dangereux, auxquels ils s’étaient adonnés. Finalement, ils continuent d’avancer tous deux, jusqu’à ce qu’une nouvelle porte se dresse devant eux. La porte qui suivit se trouvait être vide. La fenêtre était cassée et les rayons bleues de la lune traversait la pièce délabrée. A chaque pas qu’ils faisaient, leur murmures redoublaient, vrombissent, comme des guêpes cherchant à les rendre fou.
La porte suivante est fermée. Alors qu’Harlow dresse la lampe torche et son arme vers la porte, c’est Ezarel qui, lentement, tourne la poignet. Lorsque la porte finit par s’ouvrir, c’est le silence qui les accueille, avant qu’un petit cri strident ne traverse l’air. Un rat, gros et sale, qui se glisse entre leurs jambes, foutu rat qui s’était perdu dans l’obscurité. Les bruits de sa course s’était soudainement arrêté quelques mètres plus loin, avant que les murmures ne reprennent, inlassables. De nouveau, ils se dirigaient vers cette lumière qui ne cessait de s’agiter.


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(( Monstrueuse humanité ))
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FLESH AND BONE
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07.06.19 20:48
Sombres créatures ; merveilles monstres. Arpentent-ils les couloirs ou se terrent-ils dans la clarté de la pièce ? Où se trouvent donc les bêtes ? Les murs portent des mélodies étranges, des accords métalliques qui grincent et qui couinent, qui geignent dans l'espace clos déjà bruyant. La lueur tangue et valse ; les intrus se rapprochent sans savoir ; devraient-ils s'arrêter ? Continuer leur pas ? On ne saurait dire. Là-bas, les voix sont encore audibles. Elles appellent à la curiosité. Il suffirait de cesser le pas pour entendre les paroles qui sont marmonnées, rires. des saletés de perfection que l'on pourrait entendre venant d'une voix lourde, profonde. Elle est accompagnée d'une haleine portant la mort. Elle est accordée à un visage gras et huileux, de joues rondes et des iris injectés de sang. chut souffle une autre, féminine. Une belle voix ; est-ce un ange ? On pourrait croire à un ange. Elle est accompagnée par le bruit d'escarpin claquant contre le sol. Une ombre brisant la lueur venant de la pièce ; on la devine belle et élégante. Même l'ombrage de son être est charmante. Un ange ? Un démon ? Il faut s'approcher pour savoir. ils sont là qu'elle ajoute ; sa voix porte un certain bonheur. Un plaisir qui glace le sang, qui donnerait envie à quiconque de cesser son pas, de partir tout simplement. Les Purificateurs sont-ils courageux ? De pauvres petits jetés à l'abattoir pour faire de terribles et ennuyeuses, dangereuses missions. Un rire gras s'élève ; il vient de l'homme, de la large bête. Il a mangé plus souvent qu'il a eu faim ; dans sa carcasse se camoufle celles de ses proies. On pourrait croire qu'il fusionne avec eux plus qu'il ne les mange tant il est grand et gros. petits petits petits résonne la voix de l'homme. Les ombres dansent encore ; la lumière disparaît, entière ; il est devant la porte, les attendant. petits petits petits, venez. qu'il grince de sa lourde voix, une tendresse morbide dans la gorge. Appelle-t-il les purificateurs ? Ses proies ?
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Harlow Vaughan
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09.06.19 16:38
mini intrigue no. 1 (ezarel & harlow)
Le cri du rat la fait sursauter, fait se resserrer ses doigts autour de son arme dans une posture plus que défensive : elle est prête à tirer, son index frôle même la détente mais aucune balle ne part, la blonde reprenant ses moyens aussi vite la menace disparue, poussée dans sa surprise contre Ezarel. Il n'a jamais l'air de flancher lui ; ça la rassure, de l'avoir au moins lui si tout venait à partir en couilles. Elle, elle commence déjà à flipper : le cœur fait des bons dans sa poitrine, soulevée par le souffle qu'elle peine à ordonner. Elle n'a pas peur de grand chose Harlow, mais l'atmosphère de l'hôpital, les bruits qui courent le long des murs et les mots qui se forment dans les craquements du bâtiment lui glacent le sang. Il ne reste plus que la porte au bout du couloir. « T'entends ça ? » Les mots ricochent sur le bord de ses lèvres, ricochent malgré elle sur les murs déguisés du corridor. Deux voix qui se jouent d'eux... Elle les distingue, locutions perverses qui dansent dans l'air, quand elle s'arrête soudainement à quelques mètres de la porte close. La lumière s'est éteinte dans un clignement des yeux. Les épaules d'Harlow se relâchent brusquement.

Elle avance encore de quelques pas, aussi déterminés qu'ils sont tourmentés : ses semelles lèchent le plancher plus qu'elles ne le frappent, et à nouveau, la blonde s'immobilise. Petits petits petits... Les mots doux lui filent des frissons, font qu'elle sent ses cheveux blonds se dresser sur son crâne. Et une épiphanie passe dans son regard. « C'est pas nous ses petits... » elle souffle à Ezarel, près de son oreille quand elle se penche en arrière ; il est toujours derrière elle, sur ses talons. Et à nouveau la purificatrice le pousse, mais cette fois ce n'est pas par camaraderie, et encore moins par surprise : certes, il y a peut-être un peu de panique dans le geste qui fait qu'ils s'enfoncent tous les deux dans la pièce visitée quelques secondes plus tôt. « C'est un piège, » sans blague. Peut-être qu'elle devient folle, peut-être que les bruits redoublent d'intensité, peut-être que la fenêtre brisée lui souffle la promesse de la sécurité. « C'est possible, qu'un de ces monstres ait... des sbires ? » La question à voix basse est stupide, et sans doute qu'Ezarel n'en sait pas plus qu'elle à ce sujet : ils sont chasseurs, pas anthropologues, mais si son éclair de génie s'avère refléter ne serait-ce qu'une partie de la vérité, alors ils n'ont peut-être pas assez de quatre bras pour tous les buter.



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Ezarel Bakley
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10.06.19 9:37
Ezarel continuait d’observer la lumière bouger alors que, brusquement, le corps de sa coéquipière se pressait contre le sien. Elle se sentait acculée, il le sentait à sa respiration saccadée. L’air ici était trop vicié, lui même éprouvait quelques difficultés à respirer. Rapidement, cependant, aussitôt que leurs bruits de pas avaient cessés, deux voix s’étaient élevés. L’une grasse et sombre, rauque et lourde, comme une enclume sur la terre décharnée. La seconde semble sortie tout droit d’un songe, songe dans lequel il aimerait pouvoir se plonger. Il voit les courbes enchantées à travers la faible lumière qui continue de tournoyer. Si Harlow n’avait pas murmurée, peut être ce serait-il approché ? Ses doigts sur la manche de son arme s’était déssérés, ce n’était pourtant pas le moment pour se projeter dans un rêve de bénédicité, par ce qu’il y avait bien plus de chance qu’il finisse par être dévoré.

“Ils sont là” . Mince, le voilà qui souffle, comme s’il était ennuyé. Il ferait bien mieux d’être terrifié, mais tout ce qu’il pense c’est “pourquoi perdre son temps à évoquer quelque chose qui a déjà été constaté ?”. Il hoche la tête sans dévier son regard de la fin du couloir, parce que c’est là-bas qu’ils parlent tout bas. Ce serait un suicide, de s'approcher.  

“Petits petits petits…” Et Harlow, qui continue de le pousser. Il n’aimait pas être ainsi touché, mais avec la jeune femme il s’était presque habitué. Surtout, il sentait sa panique monter. Lorsqu’elle évoque la possibilité que d’autres monstruosités puissent venir participer, Ezarel se contente de l’observer, traînant ses pieds dans la salle qu’ils venaient juste de quitter. Il hausse les épaules, ne tentant rien pour la rassurer. D'un autre côté, aucun autre bruit ne venait indiquer que d'autres bestioles allaient arriver. Ses doigts s’égarent sur la vitre brisée, manquant de s’y couper. Trop haut pour espérer sauter sans finir avec des os brisés. Bien... Cette soirée n'allait pas pour s'améliorer. Soudainement, il se tourne vers Harlow, les yeux presque révulsés :

J'ai oublié de boire mon café “.

Leur supérieur lui avait dit pourtant, que pour bien démarrer sa journée il fallait toujours boire un café. Il semble un instant chamboulé.

On devrait s’en aller "

Après tout, ils n'étaient même pas payer. Et son envie de vivre passait naturellement avant son envie de tuer. Cependant, le ton de sa voix est parfaitement maîtrisé, presque ennuyé, suffisamment fort pour que les deux monstruosités puissent écouter, pas suffisamment pour que de quelconque autres bêtes affamées viennent les acculer. S’ils ne sortaient pas de leurs trous à rat, alors ils pourraient effectivement partir à grandes enjambées. Sinon, au moins, ils auraient l’avantage d’avoir un plus grand terrain pour les dégommer. Il range sa machette pour la remplacer par une arme longue portée, munition bien chargée et cran de sécurité toujours retirer. A son tour de pousser Harlow. Bientôt, leur dos viennent à se coller. Elle se chargerait d’observer de l’autre côté, pour ne pas être acculés. Pas besoin de parler, ils étaient parfaitement coordonnés. Est ce que gros tas et petit ange allaient sortir les retrouver ? Les monstruosités n’étaient-elles pas connues pour leur impulsivité ?


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(( Monstrueuse humanité ))
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FLESH AND BONE
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10.06.19 18:30
Les ricanements s'entremêlent ; ils claquent contre les murs, résonnent dans l'abandon des lieux. Puis se taisent ; ils se taisent pour écouter les murmures des rats qui se sont aventurer dans les environs, se taisent et écoutent, curieux et curieuse, affamées de leurs paroles comme de leur chair. L'haleine est courte et le souffle chaud. La lumière tressaillent encore, danse dans un mouvement saccadé qui crée des ombres et des bêtes. Elles semblent couler contre le sol, se rapprocher lentement, glisser jusqu'aux pieds des deux purificateurs. Une ombre passe, encore, devant la porte. Une fine ombre. vous partez déjà ? C'est la femme ; sa voix mélodieuse porte quelque chose de boudeur, d'enfantin. Dans le cadre de la porte, sa silhouette semble se dessiner, quitter la pièce, rejoindre le couloir. Ses gestes sont lents ; ses iris, sombres et rouges, un mélange de noirceur et de sang, glissent le long des armes. Il est difficile de voir si sa crinière est rousse ou si elle porte des souvenirs de sa dernière victime. La goule ne semble pas offusquer par leur présence, ni même menacée. oh. mais que vous êtes jolis. qu'elle souffle, ronronne. Ses escarpins claquent contre le carrelage ; elle s'approche d'un pas, les fines mains levées dans les airs en signe de paix. l'ombre gâche vos jolis traits. laissez moi les voir de plus proche. Le regard est ancré à celui de l'homme bien que, par les mouvements de tête qu'elle aborde, on devine qu'elle cherche celui de la blonde. hmmm. de si belles et alléchantes proies. oh. Le bruit renferme une émotion presque tendre, émue. j'aimerais tant vous goûter la première. Confusion sur les traits des purificateurs. S'ils comprennent ce qu'elle veut insinuer, il est bien trop tard déjà. Ils n'ont pas observés assez attentivement la seconde pièce ; ils n'ont pas vu ce trou, là , dans le mur, joignant la dernière salle à celle-ci. Ou peut-être Harlow le voit-elle. Peut-être voit-elle la bête, minuscule et agile, se précipiter vers elle. Le poméranien aborde une pelage doux couvert de maigres éclats de sang mais surtout, une mâchoire s'ouvrant pleinement, dévoilant de grandes dents acérées. La créature court déjà ; vile bête. Vive force dans les courtes pattes ; le poméranien se propulse dans les airs, visant le visage d'Harlow. Un mouvement d'Ezarel, dans son dos, la détourne de la trajectoire de la bête. Malheureusement, il subit l'attaque de plein fouet, les crocs du chien s'enfonçant profondément dans le bras ayant poussé Harlow. Le sang gicle déjà le visage porcelaine d'Harlow ; la morsure laissera de grave dégâts, au moins que le chien parvient à l'attacher totalement. Derrière, le rire de la belle goule s’élève.

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Harlow Vaughan
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14.06.19 7:26
mini intrigue no. 1 (ezarel & harlow)
J'ai oublié de boire mon café. La panique veut ignorer la remarque, mais les yeux d'Harlow roulent dans leurs orbites. La tension dans son abdomen se relâche. « Tu penses vraiment que c'est le moment... » elle soupire mais c'est plus un marmonnement entre ses mâchoires tout de même serrées, un regard accusateur dirigé vers son co-équipier. Ça a beau faire des années, il y a des choses auxquelles on ne s'habitue pas, mais outre quelques regards en biais et deux ou trois soupirs, elle ne lui en tient pas plus rigueur. « Oui, » elle répond sous son souffle, plus que prête à foutre le camp et bien au courant de la démarche à suivre pour sortir du dédale de couloirs. Elle avait espéré passer par la fenêtre, mais il est vrai qu'elle ne savait pas ce qui l'attendait de l'autre côté du verre brisé. Un parking, un coin de verdure abandonné, c'était au moins aussi dangereux que ce qu'ils avaient déjà traversés.

Son dos se colle à celui d'Ezarel et Harlow fait de son mieux pour ne pas crisper ses phalanges autour du fusil modifié. Elle déteste être sous tension. Son regard se porte au bout du couloir qu'ils ont à traverser, objectif rêvé dans la tourmente. 

Mais les voix ne les lâchent pas : pire, elles se rapprochent. Harlow est assez intelligente pour ne pas lui répondre, d'autant que le monologue de la goule lui glace le sang... Le fusil s'oriente vers les bruits, vers l'ombre séductrice. L'ombre gâche vos jolis traits, laissez-moi les voir de plus proche. Le visage de la blonde se détourne davantage, refusant d'accéder à la requête. Ses pas se sont stoppés nets et les chaussures semblent s'enfoncer dans le carrelage. Elle sent le malaise monter en elle mais elle n'a pas la force de le réprimer, pas assez de visibilité pour presser la détente comme elle fait dos à la chose. Elle ne risquerait pas de gâcher une précieuse munition sur un coup incertain. La blonde déglutit, les paroles de la créature se faisant de plus en plus... carnassières.

Dans le coin de ses yeux, quelque chose bouge.

Un chien ? La confusion se transforme en incompréhension, se transforme en épouvante quand les mâchoires de la bestiole se déboîtent. Un putain de chien goule. Rapidement, elle lève le fusil, prend le canidé dans le viseur et elle est prête à tirer quand il arrive pratiquement à sa hauteur, mais un mouvement brusque dans son dos la fait dévier de trajectoire. Son bras ricoche dans le flanc gauche d'Ezarel, son index se repose lourdement sur la détente, la balle part sans prévenir. Tournée de trois quart, elle a pourtant évité les crocs...
Un écran de sang s'étale sur ses joues. L'inspiration qui s'engouffre dans sa gorge ressemble à un cri, à l'envers. Sans prendre la peine de réfléchir, Harlow défait la sangle de son arme. Elle attrape le bazar à l'envers et abat brutalement la crosse sur le crâne du canin, réitère même le bélier quand la créature n'en démord pas tout de suite. Elle n'entend rien, ne voit rien sinon la bestiole qui lâche prise : l'adrénaline obscurcit sa vision et elle ne discerne pas, dans l'ombre, la goule qui se tient toujours dans le couloir, ou la blessure luisante d'Ezarel ; elle n'entend pas ses cris, s'il a crié. Maladroitement, une sorte de fièvre courageuse jusque dans le bout des doigts, elle repasse la sangle autour de son cou et en deux temps trois mouvements, une nouvelle balle vient se loger entre les yeux du poméranien. Le regard acerbe, quoique plein de crainte, se tourne vers la goule aux cheveux rouges. Ils font pâle figure face au visage ensanglanté.
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Ezarel Bakley
L'Homme est un monstre.
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19.06.19 7:32
Alors, ils allaient finalement sortir de leur terrier ? Une part de lui appréciait ce qui était entrain de se jouer, car c’était toujours dans ces moments-là qu’il sentait son coeur tambouriner, lui rappeler qu’il était vivant. Humain. La goule n'en restait cependant pas moins magnifique. Magnifiquement mortelle.

“Vous partez déjà ?”

Le bruit de ses escarpins lui fait baisser les yeux, alors qu’il reprend conscience du piège qui se resserrait. C’est le dos d’Harlow qui lui rappelle la nécessité de toujours plus reculer face à leurs opposants. Il braque le pistolet dans la direction de la vipérine, ses pieds prenant solidement appui sur le sol alors que sa respiration se faisait plus apaisée. La lumière continuait d’osciller, l’empêchant de totalement se concentrer. Toutefois, c’est son instinct qui l’avait porté à se retourner.

“J’aimerai tant vous goûter la première”

Confusion qui laisse rapidement place à la froide vérité, lorsqu’il entend des mouvements sur le côté. Quelque chose de petit et d’agile, il n’a pas le temps d’observer, il voit seulement les mâchoires se rapprocher. Harlow, prête à tirer, risquait cependant à tout moment d’être blessée. Le canidé, car c’était bien un chien comme en ont toutes les mémés, s’approchait dangereusement de sa gorge, qu’elle ne pourrait peut être pas protéger. D’un mouvement, il s’était détourné de la goule aux cheveux ensanglantés, pour écarter sa coéquipière de tout danger. Les crocs du chiens s’étaient enfoncés dans son avant-bras gauche, celui là même, par lequel il savait le mieux tirer. Le pistolet toujours maintenu entre ses doigts, il observait la bête, vorace, lui dévorer le bras. Le rire fin de la belle goule s’était finalement mêlé au cri de douleur d’Ezarel, unique cri, avant qu’il ne sert les dents, mût par l’adrénaline et la peur d’être ensevelis par les créatures. Harlow intervient rapidement et frappe la créature, qui refuse pourtant de lâcher prise. Le sang s’éclate sur le sol, alors que sa coéquipière, dont le visage est tacheté du liquide vermeille, doit s’y reprendre à deux fois, avant que la petite créature ne le libère. Son bras vient rapidement s’écraser contre son poitrail, le sang continuant de couler de la plaie déchirée, alors qu’un grognement sourd vient s’égarer. Changement de main malhabile, alors qu’il tire le premier en direction de la goule. Tir manqué, la balle vient s’écraser contre le mur bétonné. La mine douloureuse, il exhorte Harlow à continuer d’avancer, alors qu’elle semblait vouloir se confronter à la goule vénéneuse :

- “ Continue de reculer ! “

L’odeur cuivrée pourrait attirer d’autres indésirés, mais les deux agresseurs sont les seuls sur lesquels ils doivent se concentrer. Il sentait sa tête tourner et ses mouvements se faire plus léger, alors que son bras droit tendait le pistolet, d’un geste mal assuré.

Une chose était certaine : une petite mémé, ce soir, ne retrouverait jamais son chien adoré.


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(( Monstrueuse humanité ))
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FLESH AND BONE
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20.06.19 19:15
Pauvre et triste créature ; enfant de goules meurtri par les terribles Hommes. Le ventre ne faisait que gronder depuis des heures, ne demandait qu'à se rassasier. Les hommes ne sont que des terribles personnages, des assassins canins au coeur de pierre, incapable de penser à leur prochain. Et la goule - la sublime, si belle goule - hurle. Elle hurle non pas pour la balle tirée en sa direction, mais pour le tendre animal ayant perdu la vie. Elle hurle et geint dans un cri inhumain pour la perte de cette créature dont elle s'était prise d'affection depuis sa création. vous n'êtes que des monstres qu'elle crache lourdement, sans faire le moindre pas, les accusant tout bonnement. Elle bouge mais ne s'approche pas, prend appui sur un mur pour verser sa peine. La belle ne fuit pas ; malgré la mort de sa bête, elle ne les voit pas dangereux. ils l'ont tué. ils ont tué mon bébé qu'elle continue, non pas pour dire des paroles en l'air, mais en s'adressant à l'autre goule. L'autre créature. Dans la pièce éclairée, des bruits résonnent. Des barreaux, du fer. On entend un grincement, des grondements. La lumière semble plus forte. princesse va s'occuper d'eux annonce une voix lourde, rauque. Celle du ravageur énorme. La voix porte un rire, un rire qui ne finit pas, qui glace le sang. Il apporte un sentiment inconfortable, fige les corps.
Quand il prend fin, la lumière en fait de même. Elle s'éteint et les plonge dans le noir. La noirceur les accueille presque entièrement par l'étage souterrain dans lequel ils se trouvent. Pourtant, de délicats points luisent dans l'obscurité d'une lueur carmine. Les iris de la triste goule qui pleure son canin. Des pas résonnent, annoncent l'approche de la brute. Et au travers de cela, une respiration lourde, haletante. Elle s'approche et laisse paraître, rapidement, des iris énormes et toutes aussi rouges. les petits sont aussi affamés que leur mère susurre la voix de l'homme. D'autres iris apparaissent, derrière les plus gros. Ils sont nombreux. Trop ? On ne saurait dire. De magnifiques mastiffs affamés bien que, dans la noirceur, les purificateurs ne peuvent voir les sublimes clebs.
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Harlow Vaughan
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25.06.19 18:21
Elle entend son coéquipier et hésite sur ses appuis. Son corps tourné vers la sortie, elle est pourtant incapable de s'échapper. De laisser Ezarel là, avec son bras en sang — de laisser les monstres là, vivants. Harlow dévisage un bref instant la goule, ses traits tirés par la tristesse, sa bouche qui se tort dans l'ombre, mais son regard est vite happé par la silhouette douloureuse de son ami. Harlow prend une inspiration profonde et vient poser une main rassurante sur l'épaule du brun. Ses doigts tremblants se referment sur l'épaule qui n'a pas morflé et la tirent légèrement en arrière. « On s'en va, » presse la blonde, ses pupilles dilatées tombant sur la blessure. Les paroles de la goule raisonnent, mais Harlow les entend à peine tant le sang pulse entre ses tempes. La veuve en pleurs n'est pas menaçante il lui semble, paralysée par ses émotions. Ils ont le temps de prendre la fuite avant qu'elle ne réplique, s'ils vont vite.
Elle esquisse déjà un pas vers la cage d'escalier quand la voix rauque la fait trembler. Le gros tas a les yeux rouges. « On s'en va, » elle répète encore, et là les iris rouges semblent se multiplier dans l'ombre. L'ombre qui gagne du terrain. « La fenêtre. » Les syllabes se brusquent sur ses lèvres tandis qu'elle fait un pas pour s'éloigner du danger, disparaissant rapidement dans la salle abandonnée, d'où un filet de lumière lunaire échappe de la fenêtre brisée. Elle ne la regagne pas de suite, attend que le blessé soit lui aussi à l'intérieur. Ses yeux cherchent quelque chose pour faire blocus. Ils posent leur dévolu sur un brancard, que la jeune femme pousse d'un grand coup de pied dans la direction du couloir. « Tu peux te hisser dehors ? » elle demande au brun, hâtive, alors que pour la première fois le sang qui tâche son visage porcelaine semble la gêner ; elle l'essuie dans un geste agacé dans l'épaule de sa veste. Les grognements se rapprochent, et la goule rousse est toujours là, alors elle oriente son fusil dans leur direction. Alarmée, ses pupilles font l'aller-retour entre son coéquipier et l'origine de tous leurs malheurs.



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Ezarel Bakley
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28.06.19 10:40
'Les petits sont aussi affamés que leur mère"

Ezarel pense à la possibilité qu’il ne pourra sans doute pas rentré. Il voit ça et là les yeux rouges, du même rouge que le liquide qui continuait de s’extraire de son bras, autour d’eux. L’étaux se resserre, mais tout ce qu’il trouve à penser, c’est que ce putain de canidé à le poil bien trop soyeux pour être un chien abandonné. Ah, et aussi, le fait qu’il n’a pas pris son café. Lorsque sa coéquipière pose une main rassurante sur son épaule, il la considère avec une certaine surprise, avant de sentir ses traits se tirer, un faciès douloureux lui étant accordé : Il ne voulait pas périr ici, ni maintenant, pas tant qu’il n’était pas considéré comme faisant partie de l’humanité. S’il y restait maintenant, il serait une monstruosité de plus à oublier, et ça, oui, ça l’effrayait un peu. Ses yeux s’échappent de ceux d’Harlow, alors qu’il se surprend de nouveau à observer la goule. Elle est toujours aussi belle, et sa tristesse semble réelle. Comment pouvoir la différencier de ceux qu’elle s’entêtait à dévorer ? C’était l’odeur du sang tout autour d’elle ? Cette envie qu’elle avait de les voir être tué ? Alors, dans ce cas, Harlow et lui étaient-ils du bon côté ? Ils puaient l'hémoglobine, et ils voulaient la voir crever, comme le canidé qu’elle semblait pleurer. De longs frissons lui parcourent l’échine alors que le gros tas s’avance à son tour. S’ils entraient en confrontation, lui et sa coéquipière n’auraient aucune chance, il en était certain. Elle l’avait compris également, alors qu’elle se reculait. Lorsqu’elle avait prononcé ces mots, il était certain, lui aussi, qu’il n’y aurait aucune autre possibilité. C’était risqué, il allait falloir ramper et laisser l'arrière de son corps à découvert, mais c’était ça où être dévorés. Il s’avança à son tour, manquant de s’écrouler, alors qu’il se soutenait contre le mur, jusqu’à la fenêtre brisée. D’un mouvement malhabile, à l’aide de son pistolet, il brisa le verre, pour ne pas être blessé pendant qu’il la traverserait pour s'enfuir. Il savait que sa coéquipière attendrait qu’il passe le premier et il ne voulait pas perdre un instant au risque de la mettre en danger. Le bruit sourd le fait se retourner alors qu’il se prépare à s'engager. Tout semble plus incertain, plus sombre, il sent son bras valide trembler, l’autre irradier d’une chaleur et d’une douleur intense, seule capable de le maintenir éveillée. Lorsqu’elle lui demande s’il peut traverser, il hoche la tête et fais passer le haut de son corps par la fenêtre, soutenu par un vieux meuble.

"J'y vais" qu'il lui avait lancé, comme s'il allait faire une course au supermarché. Rapidement, tout son corps avait disparu dans l'obscurité. Il se rappelait juste que son souffle était rauque, que ses pieds avaient pendant quelques secondes flotter dans l'air avant que son corps ne se mette à ramper difficilement pour rejoindre l'extérieur. L'herbe était froide et humide, elle lui arracha des frissons alors qu'il repensait au pelage doux du petit animal qui lui avait déchiqueté le bras, ce même bras qui le faisait atrocement souffrir à chaque centimètre qu'il parcourait. Couché sur le ventre, il resta ainsi un instant, le souffle saccadé et le regard hagard, avant de se tourner sur le côté, tendant avec sa main valide son pistolet... Il fallait que ce soit Harlow qui le précède...


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FLESH AND BONE
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29.06.19 14:14
Quelle chance est de sortir de la tanière des bêtes alors que le sang dégouline de la lourde plaie. Quelle chance pour le pauvre et brave Ezarel. Mais est-ce véritablement le cas ? Une simple fenêtre à la vitre brisée séparant le courageux duo. Une simple fenêtre ou alors, un univers tout entier. Harlow pourrait s'y glisser et sortir. Il s'agit d'une belle et merveilleuse pensée. Mais le trou ; le trou dans le mur, toujours là, liant les deux pièces. Un trou qui pourrait laisser passer de pauvres petits chiots aux longues crocs et qui, après un calme certain, se voit brusquement fracassé par un colosse aux yeux noirs et rouges et au ventre bien vide. le repas ! qu'il aboie. le repas s'enfuit, Vera ! L'autre goule est occupée à sangloter son pauvre chien. Le colosse, lui, tente de passer son bras par la fenêtre et s'emparer des jambes du purificateur en fuite. Il ne parvient qu'à se couper la chair et, bien que celle-ci cicatrise bien, il geint de douleur. le repas qu'il dit encore, tournant ses prunelles folles vers la blonde. Elle porte encore du sang sur les traits, qu'importe si elle en a essuyé quelques goûtes. Ce n'est pas le sien, mais l'odeur est agréable. Il est difficile de faire un choix entre l'homme à l'extérieur à qui appartient ce sang, et la blonde face à lui.
La fenêtre est hors de portée, cette fois. La porte, elle, toujours bloquée par la belle Vera. Dans les environs, une chienne est présente, ses petits parcourant les couloirs et les salles vides, peut-être affamés. Le duo est séparé. Que feront-ils ? Comment Harlow s'en sortira-t-elle ? Et pour ne pas aider, la goule attristée semble se remettre de ses sentiments, la peine devenant colère. Et celle-ci, violente, échoue sur la blonde. pauvre insecte qu'elle hurle, hystérique et ne perdant rien de sa beauté. tu vas mourir ! Et déjà, la femme s'empare de son bras et, dans un mouvement brusque, la bascule contre un mur violemment. Le choc est douloureux mais offre une opportunité. Plus rien ne se trouve entre elle et la porte menant au couloir.
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